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Walcott fêlé

Muni d’une précocité jamais vue en Angleterre, Theo Walcott était censé devenir grand avec Arsenal. Et connaître les plus gros succès. Douze ans après son arrivée au club, voilà l’Anglais et ses faux espoirs partis pour Everton. Autopsie d’un échec.

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Qu’il est loin, le 6 mai 2006. Uppercut : un petit bonhomme de 17 piges, qui n’a encore jamais évolué en Premier League, est sélectionné en équipe d’Angleterre par Sven-Göran Eriksson. Son nom ? Theo Walcott. Un patronyme qui sonne bien et qui résonne dans toutes les têtes. Quelques jours plus tard, voilà que le bébé troque son biberon pour une première cape avec les Three Lions, devenant ainsi le plus jeune être humain à revêtir le maillot britannique devant un certain Wayne Rooney. Des records de précocité, le Londonien d’origine en avait déjà battu au sein de son club formateur, Southampton. Ce n’était donc pas une coïncidence, il avait forcément quelque chose.


Voilà pourquoi Arsenal fut le premier à déposer un chèque de 10,5 millions d’euros pour l’attirer dans ses filets dès janvier 2006. Une telle pépite, ça ne se loupe pas. Douze ans plus tard, à l’heure où Walcott vient de rompre son histoire d’amour avec les Gunners pour les yeux bleus d’Everton, que reste-t-il de toutes ses promesses ? Pas grand-chose, en vérité. Qu’on ait du mal à le digérer ou pas, le constat – confirmé par l’impression – est implacable : l’aventure entre les deux parties s’arrêtent sur un échec, au regard de tous les espoirs fondés sur cette union.

Un verre vide bien rempli


Alors, que reste-t-il de ce passage dans les écrits, dans les armoires à trophées, dans les feuilles de statistiques, dans les souvenirs ? Quasiment 400 matchs toutes compétitions confondues, une centaine de buts, une cinquantaine d’assists, trois Coupes d’Angleterre (2014, 2015 et 2017), deux Community Shield (2015 et 2017), une finale de League Cup (2007), une place de dauphin en 2016, une saison 2012-2013 à vingt caramels – son record –, exercice ponctué par une rencontre où il fit joujou avec Newcastle (un triplé, deux passes décisives), un pouvoir d’accélération digne d’Obafemi Martins sur Pro Evolution Soccer qui cassa momentanément les voix d’Anfield un soir de Ligue des champions en 2008 et quelques exploits solitaires qui ont parfois eu le mérite d’humilier les rivaux de Tottenham et Chelsea. Voilà pour le côté positif de la chose.

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Le verre vide, maintenant. Continuellement critiqué pour son style invariable, Walcott n’a jamais semblé avoir progressé. À tel point que certains le considèrent moins fort actuellement qu’à vingt ans. Pas assez décisif, trop peu réaliste, souvent blessé, régulièrement auteur de mauvais choix, victime d’une irrégularité chronique, quelquefois totalement invisible, l’ailier n'a cessé de s’amuser avec les frustrations des supporters. Comme son club, en fait. Et la pire réalité se trouve peut-être là : durant cette dernière décennie passée sous l'ère Wenger, Arsenal a tristement ressemblé à Theo, dans le sens où le gros potentiel qu’on croyait déceler en eux n’a jamais explosé. Ni donné lieu à une quelconque victoire de prestige.

Symbole d'Arsenal


Pourtant, comme il le fait avec son équipe, l’entraîneur français a tout essayé avec son international. Il a lutté, l'a défendu, lui a offert sa confiance, s’est acharné, persuadé que Walcott méritait ce destin doré qu’on lui prédisait. En octobre 2015, dans une période où il lui donne la pointe de son onze, l’Alsacien pense par exemple avoir enfin trouvé un attaquant mature. «  Sur les deux derniers matchs, il a toujours été dangereux dans cette position. La qualité de ses mouvements est incroyable, d'autant qu'il a retrouvé ses qualités à la finition. Face à Manchester United, son engagement était parfait, déclare alors le technicien en conférence de presse. Il a fait le plus gros du boulot en mettant de côté ses soucis de blessure. On a vu contre Manchester United qu'il était au top. Vous marquez des buts parce que vous travaillez.  » Un an plus tard, en septembre 2016, Wenger pense revoir cette mutation après un passage à vide : « Je crois que son attitude a changé cette saison. Il est prêt à se battre, à s'engager, et les supporters le soutiennent. En cela, c'est un joueur complètement différent.  » La suite ? Une importance dans l’effectif qui décroît inexorablement. Jusqu’au point de rupture final, et ce départ vers Everton pour «  que le club franchisse un cap  » .

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Avant de partir chez des Toffees qui ont lâché 22,5 millions pour le récupérer, Walcott a quand même tenu à présenter ses adieux, comme des excuses, aux Gunners et à ses soutiens qui ont désespérément cru en lui. Jusqu’au bout. « Je voudrais dire un grand merci à toutes les personnes impliquées au club d’Arsenal - les dirigeants, les entraîneurs, les gens de l’ombre, et toutes les personnes que j’ai pu côtoyer au club pendant douze ans, indique-t-il sur Twitter. Je voudrais également remercier tous mes coéquipiers, avec lesquels j’ai eu le plaisir d’évoluer, mais surtout les fans pour leur incroyable soutien. Je suis triste de partir, mais aussi excité par ce nouveau défi. Je souhaite à tout le monde au club tous les succès pour l’avenir. » Un peu d’amour. C’est ce qui restera.



Par Florian Cadu
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