Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 0 Résultats Classements Options
  1. //
  2. //
  3. // Nantes-Marseille

W. Dalmat : « Maintenant dans le vestiaire, ça tweete à trente minutes du match »

À trente-quatre ans, Wilfried Dalmat continue d'enfiler chaque semaine son maillot en CFA2. Le petit frère de Stéphane, formé chez les Canaris, avait planté son seul et unique pion en prêt à l'OM à la Beaujoire. Ce Nantes-Marseille est donc l'occasion de parler de ses choix de carrière, de l'ombre de son frère, de l'appel de Bernard Tapie, de ses acouphènes au Vélodrome, de la rancune d'Héctor Cúper, des plans foireux de l'ancien agent d'Eden Hazard, de son titre avec le Standard et du service militaire.

Modififié
Salut Wilfried. La forme ? Tu joues toujours au football à Bourges en CFA2, c'est bien ça ?
Oui, c'est ça. J'ai terminé la saison 2014-2015 avec le White Star, en deuxième division belge à Bruxelles et j'en ai eu ras le bol. La saison d'après, j'ai pris une année sabbatique, j'ai totalement arrêté le football, j'avais besoin de me ressourcer, de me retrouver en famille. Et en 2016, j'ai eu envie de reprendre le foot à un niveau correct, mais proche de là où j'habite. Moi, je suis à Tours et j'ai eu l'opportunité de signer à Bourges, à une centaine de kilomètres.

Pourquoi tu en as eu marre ?
Ça n'a pas été un bon choix de ma part de signer au White Star. Je n'ai pris quasi aucun plaisir. Pourtant, je suis un grand amoureux du foot, mais ça m'a fatigué un peu les méthodes de fonctionnement de ce club. J'ai du respect pour John Bico (manager du club et ancien agent d'Eden Hazard, ndlr) quand même, mais ça m'a fatigué, il y avait sept joueurs qui changeaient d'un match à l'autre, pas de stabilité dans le club. Tous les deux mois, un joueur qui était viré, un peu « maltraité » , il y avait des problèmes de paiement. Moi, il m'a toujours respecté, je n'ai eu aucun problème avec lui, mais de voir ce qui se passait dans le club, ça m'a sincèrement dégoûté du football.

« Bernard Tapie m'avait appelé début janvier. L'appel avait duré une minute. Il m'a dit : "Mon petit, on te veut à l'OM dans le couloir droit. Ton club est au courant, ton agent est d'accord." J'avais dix-neuf ans, donc bon, tu peux pas dire non. »

Si je te dis Nantes-Marseille, en revanche, j'imagine que c'est un super souvenir. Ton premier but en première division...
Bah ouais, j'ai vu ce but il n'y a pas longtemps avec mon fils. Je marque mon seul but à Marseille d'ailleurs. Un beau but face à Micka Landreau, ça reste un bon souvenir. Nantes, c'est mon club formateur. Là où tout a commencé, où je suis sorti professionnel, ça restera un peu le club de mon cœur. Marseille, j'étais jeune à l'époque, mais ça reste un excellent souvenir.

Vidéo

Quand tu intègres le groupe pro, il y avait une sacrée équipe nantaise à l'époque.
Il y avait une belle équipe, un excellent collectif, car ils venaient d'être champions. J'avais beaucoup aimé Stéphane Ziani, avec un petit gabarit, mais très technique. Il faisait partie des anciens, mais il était très cool et très sympa avec les jeunes. Nestor Fabbri aussi m'a marqué. Il était plus froid, mais il était minutieux dans son travail, très sérieux. En matière de professionnalisme, il m'a marqué dans son attitude à l'entraînement et les jours de match. Le mec, il prenait vraiment son job à cœur. C'est plus ce que l'on voit dans les nouvelles générations.


C'est plus à l'arrache aujourd'hui ?
Ouais. Peut-être pas dans les clubs de très très haut niveau, mais maintenant à l'entraînement les mecs arrivent à la dernière minute. Attention, il y en a toujours qui sont à l'écoute de leur corps et sérieux dans leur travail. Je parle autour de moi, il y a vraiment eu un changement de mentalité, dans l'approche de la préparation d'un entraînement ou d'un match par rapport à il y a quinze ans. Maintenant dans le vestiaire, ça tweete à trente minutes du match, ça snappe. Faut évoluer, vivre avec son temps, mais ça peut être dérangeant quand même.

« Je sortais de Nantes, le club familial où tout est propre, j'arrive à Marseille où des choses bizarres se passent dans le club. Je me suis dis : bienvenue à Marseille. »

T'es prêté à l'OM en même temps que Dimas Teixeira et d'Alberto Rivera. Comment tu débarques là-bas alors que ça fait six mois que t'es à Nantes dans le groupe pro ?
Bernard Tapie m'avait appelé début janvier. Ça fait bizarre quand on connaît Tapie. L'appel avait duré une minute. Il m'a dit : « Mon petit, on te veut à l'OM dans le couloir droit. Ton club est au courant, ton agent est d'accord. » J'avais dix-neuf ans, donc bon, tu peux pas dire non. J'ai accepté direct et deux jours après, j'étais à Marseille.

Tu as regretté ton choix ?
Non, pas du tout, car j'étais prêté sans option d'achat, je savais que Nantes voulait me récupérer. Marseille, ça ne peut pas se refuser, même si à l'époque, il y avait un va-et-vient de joueurs qui faisait que tout le monde pouvait signer à Marseille. Même si j'étais n'importe qui, je peux dire que j'ai porté le maillot de l'Olympique de Marseille. C'était un peu le bazar à l’époque, mais je ne regrette pas du tout, ça m'a permis de grandir.


En quoi c'était la zone ?
Il y avait une trentaine de joueurs à l'entraînement et une dizaine dans le loft sur le côté. Le jour où je suis allé signer dans les bureaux, j'ai assisté à une bagarre entre un agent et un dirigeant. Il y avait des conversations houleuses, car un joueur n'avait pas signé. Je sortais de Nantes, le club familial où tout est propre, j'arrive à Marseille où des choses bizarres se passent dans le club. Je me suis dis : bienvenue à Marseille.

Nantes et Marseille, ce sont deux très beaux publics aussi. Lequel t'a le plus marqué ?
Marseille, c'est la meilleure ambiance quand même. Je me souviens notamment d'un Marseille-PSG, un Classico au Vélodrome où c'était le feu. J'en ai même eu mal aux oreilles parce qu'il y avait des haut-parleurs branchés aux quatre coins du terrain. Je peux te dire que les oreilles aussi elles sifflaient. Ça reste mes meilleurs années au niveau de l'ambiance, avec aussi ce que j'ai connu en Belgique au Standard. On dit que c'est le petit Marseille. Le public nantais a toujours été présent, mais je remarque qu'ils sont plus chauds que ce qu'ils étaient il y a une dizaine d'années.

Après six mois à l'OM, tu reviens comme prévu à Nantes, puis tu repars à la trêve en deuxième division à Châteauroux. L'équipe rate la montée...
Ça a été le tournant de ma carrière. Je regrette d'avoir signé là-bas, d'avoir quitté Nantes et Ángel Marcos qui me faisait confiance. À l'époque, c'est vrai que je n'avais pas assez de recul et de maturité pour comprendre qu'il fallait être patient. J'étais la doublure de Frédéric Da Rocha. J'avais envie de jouer, de faire ma semaine d’entraînement et jouer un match. J'aime trop le football en fait. Jouer 15 minutes tous les week-ends même si je jouais en Ligue 1, voilà... Ça ne me convenait pas. Ça faisait un an et demi que j'étais pro et j'en voulais plus. Je pense que j'aurais dû terminer la saison à Nantes. L'avenir aurait pu être différent. Oui, c'est un regret.

« À Ordusport, j'ai retrouvé Héctor Cúper. Pour l'anecdote, il avait entraîné mon frère à l'Inter et sur la fin, ça s'était très mal passé entre eux »

Ensuite, en douze saisons, tu as enchaîné onze clubs dans sept championnats différents. Comme ton frère, tu as énormément bourlingué. Comment t'expliques ça ?
Oui, on a beaucoup changé de clubs. On peut l'expliquer par un concours de circonstances à chaque fois, on peut l'expliquer aussi par des mauvais choix. J'assume celui de Châteauroux parce que si je ne signe pas à la Berrichone, peut-être que je m'impose à Nantes, je fais quatre-cinq années chez les Canaris et puis je vais dans un club plus huppé et je fais trois, quatre clubs dans ma carrière. Quand tu commences à faire un mauvais choix dès le début, tu prends une mauvaise spirale. C'est comme ça...

T'es arrivé après ton grand frère. J'imagine que ce n'était pas facile pour toi. Tu restais le frangin de Stéphane en quelque sorte ?
Ça n'a pas été évident. D'un côté, j'étais très fier d'être le frère de Stéphane et d'être pro. De l'autre, plus je grandissais et plus je sentais qu'il y avait des regards tournés sur moi. Plus que sur mes coéquipiers par exemple. Stéphane quand j'ai signé pro, il était à l'Inter, il avait déjà joué au PSG, à Marseille, à Lens... C'était un des espoirs du football français, les gens s'attendaient à me voir faire des choses que Stéphane faisait sur un terrain, mais je n'ai pas eu ni son talent ni sa carrière. J'étais beaucoup moins fort que lui. Ça a été pesant, mais je me suis libéré quand je suis arrivé en Belgique, j'ai réussi à me faire un prénom.

Vidéo

Comme beaucoup de Français, tu as rebondi au Plat Pays. Tu as enfin réussi à faire des années pleines.
C'est en Belgique que je me suis épanoui, aussi bien dans ma vie professionnelle que dans ma vie personnelle. Ça reste une belle époque pour moi. À Mons et au Standard. À Liège, j'ai été champion. Ça ne vaut pas un championnat anglais, une Ligue 1 ou une Liga, mais ça reste quand même une belle fierté.

Tu t'es barré encore un peu sur un coup de tête.
Après le titre, on avait un deal. Si je m'imposais dans l'équipe, que je faisais une bonne saison, ils me proposaient un contrat. Après cette saison-là, je pars en vacances et après j'apprends que les autres (Defour, Jovanović, Witsel, Mbokani...) avaient signé un nouveau contrat. Je demande à étudier mon cas, on m'a demandé d'attendre six mois et je l'ai mal pris. Ces joueurs avaient une autre valeur marchande que moi, mais je pense que je méritais une prolongation de contrat. Ça m'avait un peu déçu de leur part.

En Turquie, tu as été coaché par un certain Héctor Cúper.
À Ordusport, oui. Pour l'anecdote, il avait entraîné mon frère à l'Inter et sur la fin, ça s'était très mal passé entre eux. Il ne voulait pas le faire jouer, mais le président et les supporters exigeaient qu'il joue. Il a été un peu forcé de l'aligner. Ça a créé un conflit entre les deux. Est-ce que c'est la raison pour laquelle je n'ai pas joué ? Je suppose que oui. Il a demandé à ce qu'on me prête...

Pendant ton année sabbatique, tu as joué en équipe de France militaire avec José Saez et Fabrice Abriel.
On m'a contacté comme j'étais sans club pour savoir si ça m'intéressait d'être réserviste pour la France, car ils partaient aux Jeux militaires en Corée du Sud. J'ai accepté et je suis allé au Centre national des sports de la Défense à Fontainebleau. J'ai été validé en tant que réserviste militaire pour la France. Ça reste une belle expérience d'avoir vécu comme un militaire avec les exigences qui vont avec.

Sur la discipline, l'ordre, tu as appris des trucs ? Ça t'aurait servi à l'aube de ta carrière ?
À respecter les horaires, tu as le petit déjeuner à 7 heures avec tous les militaires sportifs, j'ai appris à marcher au pas, il y avait la levée du drapeau le vendredi. C'est enrichissant humainement. Je suis partisan du service militaire, car ça forme un homme et ça apporte certaines valeurs, notamment de la rigueur et de la discipline, qui sont très importantes dans la vie de tous les jours et au niveau professionnel. Avant, il y avait le bataillon de Joinville, ça a dû servir à certains footballeurs dans l'exercice de leur métier.

Propos recueillis par Jacques Bensard
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Hier à 18:11 Le maillot du Maroc pour le Mondial enfin dévoilé 58 Hier à 16:00 La finale de la C1 2020 à Istanbul 32
Partenaires
Olive & Tom Podcast Football Recall Tsugi MAILLOTS FOOT VINTAGE Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
Hier à 13:39 Roy Contout en garde à vue 34 Hier à 13:38 Ronaldinho va se marier avec deux femmes 94 Hier à 11:57 Falcao condamné à 9 M€ d'amende par la justice espagnole 60 mercredi 23 mai Will Smith interprétera l'hymne officiel du Mondial 68
mercredi 23 mai Un but chelou en D2 irlandaise (via Facebook SO FOOT) mercredi 23 mai Pas de sanction pour Rabiot 79 Podcast Football Recall Épisode 20 : Vieira l'opportuniste, Real-Liverpool et la lutte contre la drogue mercredi 23 mai Six ans de prison requis contre Vincenzo Iaquinta 35 mercredi 23 mai Un but inscrit en seulement quatre secondes en Écosse 11
À lire ensuite
48 heures chrono