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Voyage en terre inconnue

Pour l'Algérie, absente du mondial depuis 1982, ce match du groupe C est un saut dans l'inconnu. Les Slovènes savent un peu plus où ils vont et où ils en sont. Mais sans certitude d'arriver à bon port. Victoire impérative pour avoir une chance d'aller en huitièmes.

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Le Slovène,Janel Brajkovic, coéquipier de Lance Amstrong, a pratiquement gagné le Dauphiné hier en collant aux basques d'Alberto Cantador jusqu'au sommet de l'Alpe d'Huez. Bel exemple de réussite pour ses compatriotes qui entament leur parcours de mondialistes à Polokwane aujourd'hui. L'Algérie ne sera pas le plus haut sommet à gravir pour la Slovénie qui devra encore se coltiner les USA et l'Angleterre, mais à l'image du cycliste de la RadioShack, il vaudrait mieux passer en tête ce premier col, sinon la descente sera difficile. Un petit vent d'optimisme règne cependant dans l'ex République Yougoslave. La confiance acquise pendant le parcours qualificatif et le bon dernier match amical contre la Nouvelle Zélande (3-1 avec deux buts de Novakovic), y sont pour beaucoup. La Slovénie est une équipe qui perd peu et n'encaisse pas beaucoup de but. Pas de quoi partir au combat la fleur au fusil, mais avec quelques certitudes tout de même, d'autant que l'équipe type est en place depuis au moins un an déjà.

On n'en dira pas autant des Algériens qui depuis leur qualification épique contre l'Egypte en novembre dernier, alternent le chaud et le très froid. Des débuts catastrophiques à la CAN, puis une victoire superbe sur la Côte d'Ivoire en quart de finale, avant de se faire détruire par l'Egypte en demi. Les matchs amicaux n'ont pas été rassurants non plus, avec une pâtée contre l'Eire en particulier et un seul but dans les cinq derniers matchs. Les paroles de l'entraîneur Rabah Saadane ont un goût d'auto persuasion : « la cohésion est notre premier atout » . On connaît ce genre de discours qui masque souvent les impuissances « organisationnelles » .

Un match de dupes ?

Car l'Algérie fonctionne avec un 3-5-2 que l'on ne voit plus beaucoup ces temps-ci. Saadane serait incapable de trancher entre ces trois défenseurs centraux, et pour s'éviter des migraines, il aurait décidé de les garder tous les trois sur le terrain. La qualification lui a donné raison, la CAN beaucoup moins, même si son organisation avait parfois viré au 4-4-2. On a du mal à voir le fil directeur de cette équipe algérienne qui sera donc au complet, avec Yahia longtemps incertain en défense et Ziani en plaque tournante derrière les deux attaquants Matmour et Djebbour, mais sans son capitaine, Yazid Mansouri, hors de forme et remplacé par Mehdi Lahcen.

Autre incertitude, la perspective d'être dignes des grands anciens de 1982 va t-elle sublimer les Algériens ou au contraire bloquer l'équipe. Entre une Algérie qui va laisser le ballon aux Slovènes pour s'appuyer sur sa défense féroce et une équipe de Slovénie qui n'aime pas forcément faire le jeu, on risque d'assister à un match de dupes. D'autant qu'il faut gagner pour espérer les huitièmes car l'Angleterre et les Etats-Unis sont indéniablement au-dessus et le nul d'hier n'arrangent pas les deux petits de la poule. Mieux vaudrait ne pas être trop timorés sous peine de regarder ensuite les trains anglais et américains passer à grande vitesse. Aujourd'hui, un nul éliminerait certainement les deux équipes. Le perdant rentrera à la maison dans 10 jours. Le vainqueur aura sa chance et rien à regretter à la fin. Pour les deux prétendants, les ennemis du jour s'appellent Prudence et Frilosité.

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