En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 25 Résultats Classements Options
  1. // Éliminatoires – Mondial 2014 – Groupe I – France/Biélorussie (3-1)

Voilà qui devient intéressant…

Deux matchs, deux victoires. Comme dirait Deschamps, c’est là l’essentiel. Pourtant, l’essentiel, justement, est peut-être davantage dans la dynamique et même la progression de l’équipe de France. C’est ténu, c’est léger… Mais c’est réel.

Modififié
Le sens d’une phrase ne se joue parfois qu’à un mot, une nuance. Mardi soir, on pouvait lire la victoire de l’équipe de France de deux manières, si voisines et pourtant si éloignées : les Bleus ont battu le Belarus ou les Bleus n’ont battu que le Belarus. La première affirmation convoque une mémoire statistique, car, lors des qualifications pour le dernier Euro, ces mêmes Bleus, à quelques noms près, n’avaient pu prendre qu’un tout petit point sur six face à cette nation qui n’est jamais que 76e au classement FIFA. La seconde sentence tient davantage de la mémoire affective, et cela indique la nature d’un des chantiers de l’équipe de France. C’est que nos Bleus ont tellement salement déçu depuis plus de quatre ans que l’on semble vacciné contre toute esquisse d’espoir - on n’ose même plus parler d’enthousiasme. Pourtant cette fois, il y a quelque chose d’un frémissement. Oh, léger bien sûr, mais quand même.

Car Didier Deschamps vient de réussir quelque chose qu’avait manqué Laurent Blanc durant tout son mandat : installer une progression trois matchs de rang. On avait vu des Bleus insipides au cœur du mois d’août dernier face à l’Uruguay (0-0), avant de les trouver plus solides en Finlande vendredi dernier (1-0) et encore plus offensifs et efficaces mardi face aux Belarus (3-1). Mine de rien, dans l’existence d’une sélection, le plus difficile est d’enclencher une dynamique pour des raisons évidentes. Le faible temps de rassemblement n’autorise que de très faibles automatismes et la distance entre chaque rendez-vous bouleverse sans cesse les données, entre les blessures des uns et le retour en forme des autres. En ce sens, la Desch’ est en avance sur les temps de passage de son prédécesseur, même si l’honnêteté oblige à préciser que les deux champions du monde 98 n’avaient pas récupéré la sélection exactement dans le même état, et sans doute que l’ancien capitaine des Bleus bénéficie malgré tout du travail accompli par le Président.

Encore des doutes dans toutes les lignes

Il n’empêche, voilà Deschamps assis sur un matelas de six points en deux matchs. C’est encore très peu, mais en grattant davantage, c’est en fait assez considérable si l’on songe que ce départ impeccable n'avait jamais été accompli dans des qualifs pour un Mondial depuis la bande à Platini en route pour Mexico 86. Deschamps, Platini : attention à ne pas trop convoquer les plus belles époques du football français, car, en l’état, l’équipe de France actuelle en est encore à plusieurs galaxies. Face à des adversaires aussi modestes que la Finlande et le Belarus, les Bleus ont aussi dû leur salut à un retour miraculeux de Réveillère à Helsinki et à un arrêt majuscule de Lloris au stade de France quand le score était encore vierge. Question maîtrise, on a vu mieux. D’ailleurs, au-delà de ces deux faits de jeu, Mavuba & Co ont perdu le fil de la rencontre lors des vingt dernières minutes vendredi et terriblement mal entamé leur seconde période mardi. Deux absences qui se paieront au centuple dans un tout petit plus d’un mois en Espagne. Ben oui, on ne va pas jouer de la clarinette : ce rendez-vous est déjà dans toutes les têtes avec la double envie de prendre une revanche (encore une) et de s’étalonner face à ce qui se fait de mieux sur la planète, cette putain de Roja blindée de certitudes. Justement, quelles sont celles de Deschamps, à quatre semaines de ce clash ?


La défense ? Pas vraiment, si l’on se penche dessus : Lloris aura peut-être passé son temps sur le banc de Tottenham, il faudra trouver une charnière avec la suspension de Yanga-Mbiwa (qui avec Koscielny, en clair ?) et, durant les deux rendez-vous de septembre, les latéraux sont globalement passés à travers (Jallet ? Arrêtez les gars, défensivement, il était aux fraises, et offensivement, son but n’est jamais qu’un centre totalement foiré digne d’un Mendy qui aurait enfin eu du cul). L’attaque alors ? Si Franck a enfin ressemblé à Ribéry, Benzema reste, malgré ses deux passes décisives, un casse-tête tactique, et Giroud paraît peser trois tonnes en ce moment. Reste le milieu plutôt complémentaire entre la sentinelle Mavuba et la sobriété tout terrain de Cabaye, mais dont le destin semble lié à Diaby. Bien sûr, Capoue a marqué sur un contre, mais, pour le reste, le Toulousain reste assez loin du Gunner dans sa capacité à transpercer le rideau adverse. Mais comme le dernier qui a vu Diaby enchaîner les semaines de compétition n'est pas jeune, sa présence en Espagne relève de l’hypothèse. Autant d’incertitudes qui vont ramener à la surface quelques bannis comme Nasri, Ben Arfa ou M’Vila. Oui, pas si facile d’y voir clair pour Deschamps avant d’envisager la suite. Mais du haut de ces deux premières victoires, l’horizon est un petit peu plus dégagé, quand même.

Dave Appadoo
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



il y a 11 heures Coentrão casse le banc des remplaçants 8 Hier à 21:56 L2 : Les résultats de la 22e journée 4
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
Hier à 16:15 Un club espagnol offre un maillot à tous les bébés nés en 2018 3