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Vladimir l'edelweiss

Promesse déchue depuis son départ au Qatar en janvier 2014, Vladimir Weiss est de retour au premier plan dans ce championnat d'Europe au cœur de l'ambitieuse armée slovaque. Récit d'un destin contrarié et d'un homme qui recherche davantage l'ombre que la lumière.

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C’est l’histoire d’un souvenir. Celui d’une Coupe du monde historique pour son pays, la Slovaquie, en Afrique du Sud. C’était il y a maintenant six ans et il n’avait que vingt ans. Par la force des choses, Vladimir Weiss était déjà une promesse : il était alors le fils du sélectionneur de l'époque, Vladimir Weiss, aujourd’hui entraîneur de la Géorgie et ancien international (19 sélections avec la Tchécoslovaquie, douze avec la Slovaquie), mais aussi le petit-fils de Vladimir Weiss, père de Vladimir Weiss, lui aussi international dans les années 60. On s’y perd, mais il ne faut pas vraiment chercher à comprendre. Chez les Weiss, l’héritage est sacré et le prénom avec. Il faut s’appeler Vladimir (qui signifie « régner » et « paix » ) et jouer au foot au plus haut niveau. Le voyage initiatique en Afrique du Sud devait alors marquer l’avènement d’une génération dorée (Pekarík, Škrtel, Hamšík, Ďurica, Stoch) et la confirmation d’un phénomène. Le sélectionneur Weiss l’affirme, la qualification de la Slovaquie à une compétition internationale ne doit « plus être une surprise, mais la normalité » . La présence de son fils dans la lumière doit également être une vitrine pour un gamin qui ne cesse de chauffer le banc depuis la fin de sa formation à Manchester City. Reste que comme souvent, rien ne va se passer comme prévu. Vraiment rien.

L'hymne perdu de l'Angleterre

Un talent et un gâchis


L’Afrique du Sud, c'était il y a maintenant six ans. La Slovaquie n’a pas réussi à surfer sur son bon parcours (huitièmes de finale), mais s’est progressivement relevée pour débarquer en France avec des ambitions. Son nouveau sélectionneur, Ján Kozák, expliquait avant le début de l’Euro 2016 que son groupe était « largement assez fort pour passer le premier tour » après avoir notamment battu l’Espagne (2-1) en qualifications. Alors, il a fallu assumer sur le papier, et la Slovaquie est, après deux journées, en position de se qualifier après une victoire contre la Russie (2-1) et une défaite contre le pays de Galles (1-2). Il faut surtout voir des images dans son parcours : celle d’un Marek Hamšík retrouvé, mais aussi celle d’un Vladimir Weiss virevoltant. Dans le foot plus qu’ailleurs, il y a l’art et la manière de rompre un silence. D’un côté les mots, de l’autre les gestes. Weiss fils est un grand écart, la gueule d’un taulard avec les pieds d’un artiste. Alors il a choisi le camp du geste.

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Celui du beau geste, du crochet qui couche les défenseurs, suivi d’une frappe parfaite pour ouvrir le score contre la Russie il y a quelques jours. Pourquoi parler de silence ? Tout simplement car Vladimir Weiss a fait le choix en janvier 2014 de quitter l’Europe pour aller jouer au Qatar à 24 ans. Interrogé à ce sujet par le Guardian, il explique : « C’est le genre de propositions que l’on n'a qu’une fois dans une vie. Financièrement, bien sûr. Donc j’ai pris la décision de partir là-bas et je m’y sens finalement très bien. » Au point d’accrocher sur son CV deux titres de champion avec Lekhwiya. Sa situation est singulière et ses choix - assumés - interrogent. Car Weiss est bien un joueur à part, capable de faire basculer une rencontre avec sa technique tout en pouvant tout aussi bien disparaître complètement. Une espèce d'hybride entre Quaresma et Giovani dos Santos, quoi. Sauf que l’Euro actuel nous rappelle bien ses qualités, son talent et le gâchis qu’il est.

Entre Manchester, Conor McGregor et Doha


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Le temps a fait son travail depuis la FA Youth Cup remportée en 2008 avec Manchester City. Celui qui cite l’Irlandais Conor McGregor, actuel champion poids plume de l’UFC, comme inspiration s’est perdu en route. Il a brillé par instants chez les Rangers - notamment lors de la finale de la Coupe d’Écosse 2011 - où il est encore considéré comme un héros, mais aussi en Grèce, à l’Olympiakos, avec lequel il avait notamment couché Marquinhos et Thiago Silva contre le PSG en septembre 2013 un soir de Ligue des champions. Mais il n’a jamais confirmé, a lassé ses différents dirigeants par son manque de régularité et s’est souvent heurté à certains entraîneurs comme Roberto Mancini qui avait bloqué sa progression à City. Vladimir Weiss est une tête à claques, un suffisant assumé, et un joueur opposé à la presse. Il n’aime pas que l’on brise sa carapace, c’est comme ça et son choix de partir au Qatar a aussi été motivé par cette forme de liberté. Une liberté que lui a également offert Ján Kozák en sélection en le déchargeant de toutes tâches défensives. Sans cadre, sans limite, mais avec un sourire retrouvé. Weiss alors.



Par Maxime Brigand
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