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Vitolo le rigolo

Alors que Las Palmas reçoit samedi l’Atlético, Víctor Machín Pérez se voit contraint à des congés forcés imposés par sa direction, qui souhaite éviter tout malentendu dans l’opération conclue avec les Matelassiers.

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Son transfert du FC Séville était déjà perçu comme le plus rocambolesque de l’été, mais cette fois-ci, la situation de Víctor Machín Pérez à l’UD Las Palmas vient sans doute de prendre un nouveau tournant vers l'absurde. Au cours de la semaine suivant la première défaite des Amarillos à Valence pour l’ouverture de la Liga, ladite information a fuité par l’intermédiaire des médias locaux. Vitolo, engagé au sein de Las Palmas jusqu’au 31 décembre inclus, mais propriété indirecte de l’Atlético de Madrid, ne devrait pas fouler la pelouse de l’Estadio de Gran Canaria ce samedi contre les Colchoneros. La raison ? Un échange de bons procédés effectués à l’amiable. En effet, si l’Atlético a bien donné 40 millions au joueur pour qu’il se libère de ses obligations vis-à-vis des Sevillistas, aucune clause de risque ne peut être invoquée par l’Atlético dans ce match puisque le club madrilène n’a pas encore de droits fédératifs sur le joueur, du fait de son interdiction de recrutement imposée par la FIFA. Des sources internes expliquent donc que l’homme, même si le fait qu’il joue soit légal car non prohibé par les textes, sera exempté pour ce week-end, par courtoisie entre les deux clubs. Une belle blague.

La question de l’équité


Il faut bien le dire, Las Palmas fait preuve d’un surplus d’amabilité avec l’Atlético de Madrid, et cela perturbe en soi le libre choix des entraîneurs dans la partie qui, si elle n’est pas encore jouée, laisse songeuse quant au résultat final. Depuis quand les clubs interdits de recrutement ont-ils un droit de regard sur leurs futurs joueurs, sans avancer la moindre preuve écrite dans un contrat ? Les interdictions de jeu contre son employeur lorsque le joueur est prêté, cela peut se comprendre et dans ce cas précis, il s’agit d’une négociation classique entre deux clubs. Mais en l’espèce, l’Atlético a simplement avancé de l’argent à un futur employé et contourné l’interdiction de la FIFA. Cette sous-cession à Las Palmas pour quatre mois permet à l’intéressé de rester en forme en vue de la Coupe du monde 2018. D’un point de vue personnel, c’est plutôt malin de sa part. Mais cela bascule dans l’irrationnel, puisque le joueur se retrouve alors démotivé à l'heure de rencontrer un club qui s'est engagé à l'intégrer dans son effectif. D’une certaine façon, cela oblige les Canariens à se priver d’un élément clé, ce qui reste perturbant.


En France, un exemple de ces dilemmes de joueur peut être cité. Lors de la finale de la huitième édition de la Coupe de la Ligue, le 20 avril 2002, Jean-Claude Darcheville avait dû affronter en finale son futur employeur – les Girondins de Bordeaux –, après une saison canon à Lorient. Résultat final ? 3-0 pour Bordeaux. Le 11 mai suivant, les Merlus reviennent au Stade de France et disputent la finale de la Coupe de France contre Bastia. Résultat final ? 1-0 pour Lorient, but de Jean-Claude Darcheville. Si Bordeaux, sixième au classement cette année-là, et Bastia, onzième, avaient une légère différence de niveau intrinsèque, la motivation du Darch’ n’était probablement pas la même non plus. Pourtant, le choix de faire confiance au joueur prêté par son adversaire direct peut parfois être payant : c’était le cas de Thibaut Courtois, prêté deux années de suite par Chelsea à l’Atlético de Madrid, et qui avait éliminé les Blues en demi-finale de la C1 2014.

Des vacances avant l’Espagne


Quoi qu’il en soit, l’équité passe au second plan sur ce point. Car depuis l’île, le retour de Vitolo à Las Palmas est perçu de façon positive par les supporters canariens. Ce deal leur offre une opportunité immanquable de profiter du joyau régional de 27 ans, soit la tranche d’âge optimale pour obtenir le meilleur rendement physique et technique d’un joueur. Sans Vitolo qui se reposera avant de rejoindre la sélection espagnole, Las Palmas devra donc se défaire de l’Atlético de Madrid, tenu en échec à Gérone pour sa première sortie de la saison en championnat. « C’est une équipe dangereuse à tous les niveaux, que ce soit cocnernant la stratégie, la contre-attaque ou l’esprit de combat, expliquait l’entraîneur Manuel Márquez en conférence de presse. Ils ne vont pas nous déranger uniquement au niveau du football, mais aussi dans l’intensité même du jeu. » Apparemment, ils dérangeront aussi pour la composition de l’équipe.

Par Antoine Donnarieix
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