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Vitolo et l'Atlético, la nouvelle ère

Voici le premier gros coup du mercato en Liga : Victor Machín Pérez, alias Vitolo, quitte le FC Séville pour 40 millions d’euros et signe à l’Atlético de Madrid. Enfin, pas tout à fait. Explications.

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Dura lex sed lex. Comme le veut l’adage latin, la loi est là pour imposer un code à respecter, quitte à ce que les conséquences pour la personne condamnable soient désastreuses. En l’occurrence, l’Atlético de Madrid a vu rejeter au début du mois son appel de la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS). Un appel qui portait sur une interdiction de recrutement des futures recrues colchoneras avec d’autres clubs, sans possibilité d’inscrire les joueurs dans l’effectif pendant deux périodes estivales. Un couac dans la théorie, qui se révèle être beaucoup moins dérangeant dans la pratique. Parce que les hommes de loi du club madrilène le savent mieux que personne : les règles sont aussi faites pour être interprétées. Si le recrutement d’été est donc proscrit, celui d’hiver reste tout à fait envisageable. De plus, le transfert effectif est impossible, mais l’approche indirecte ne l’est pas. L’Atlético peut donc recruter des joueurs à partir du mois de janvier de façon réelle, et l’approche peut même se réaliser dès cet été. Un cas de figure qui correspond parfaitement au dossier Vitolo.

La solution Las Palmas


International espagnol désormais confirmé au sein de la Roja, Vitolo intéresse fortement Diego Simeone dans l’optique de renforcer son secteur offensif. Sa capacité à évoluer à gauche comme à droite va permettre au Cholo de façonner son nouvel ailier aux trois poumons. Et l’interdiction de recrutement dans tout ça ? Une simple barrière temporelle, franchissable avec un peu de malice. « Que l’Atlético donne de l’argent au joueur pour qu’il se décharge vis-à-vis de son club actuel, cela ne me dérange pas plus que cela, explique Bruno Satin, agent de joueur chez Football Consulting. Ce qui m’étonne en revanche, c’est que le club va payer plus que dans un transfert classique. Là, c’est le joueur qui s’acquitte du transfert, car il va devoir payer des taxes supplémentaires. » Un détail qui ne freine pas la motivation de l’Atlético de Madrid à recruter le capitaine sévillan. Quand la loi instaure certaines barrières, ouvrir son portefeuille devient un jeu d'enfant.


Vitolo va donc quitter Séville cet été. Mais pour aller où, sachant que l’Atlético ne peut pas recruter de joueur jusque janvier ? La réponse se trouve dans les origines de l’intéressé : débarqué à Séville en juin 2013 en provenance de Las Palmas, Vitolo se voit bien repartir pour une pige de six mois aux Canaries, son lieu de naissance. Un cadre plutôt agréable en Liga, avant de reprendre le vrai fil de sa carrière sportive à Madrid. « Vitolo est un bon joueur et le fait que l’Atlético essaie de le recruter ne m’étonne pas du tout, tranche Satin. Après, on est quand même sur une pratique peu commune, qui répond aussi aux récentes décisions d’interdiction de recrutement décernées aux clubs. Je ne dis pas qu’elles ne sont pas motivées, mais les clubs cherchent eux aussi à trouver une issue favorable. » Séville se remplit les poches, Vitolo repasse chez lui pendant six mois et donne du bonheur aux Amarillos, et l’Atlético parie sur un nouveau poulain. En théorie, tout le monde est content.

« En France, cela ne se fait pas »


Le seul hic, c’est encore le TAS qui pourrait le créer. Le fait de donner une somme d’argent directement à un joueur est-il un stratagème légal en l’espèce ? Là encore, Bruno Satin éclaire ce coin d’ombre. « L’esprit des clauses libératoires en Espagne ou en Italie, c’est celui-là. Si vous précisez dans le contrat du joueur qu’en cas d’exercice de clause libératoire, c’est le club qui se charge de payer le joueur à l’autre club, l’affaire sera conclue de cette manière. Mais s’il n’y a aucune précision, l’idée veut que ce soit le joueur qui paie la clause pour faire augmenter les charges du transfert. En France, cela ne se fait pas. » Des différences de traitement selon les pays dont souhaite profiter l’Atlético de Madrid (beaucoup) et Las Palmas (un peu). « Si au niveau du transfert, tout est calé entre Séville, l’Atlético et Las Palmas, je pense que cela devrait finir par se concrétiser, conclut Satin. Ponctuellement, les services du joueur seront impossibles, mais c’est une vision sur le long terme. » Reste encore à éviter une grave blessure de Vitolo à Las Palmas. Un événement que ni Séville, ni Madrid, ni le TAS ne sauraient cette fois guérir dans l’immédiat avec des liasses de billets.

Par Antoine Donnarieix Propos de BS recueillis par AD
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