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Vite, des supporters au conseil d'administration des clubs !

Face à la multiplication des situations désastreuses dans les clubs français (Luzenac, Lens, Valenciennes, Le Mans...), les supporters pourraient (devraient ?) avoir un rôle plus important à jouer. Décryptage.

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Le sauvetage in extremis du club de Valenciennes par le retour de l'enfant prodigue Jean-Louis Borloo, les difficultés à présenter un budget équilibré pour le RC Lens, l'histoire sans fin de la saga Luzenac, Le Mans et son stade à 4500 euros par habitant… : la liste est longue des clubs financièrement en grande difficulté qui sont rétrogradés ou privés de montée sportive. Quand les critères économiques régulent les résultats du terrain, le projet collectif est mis à mal. Quand le politique rejoint l'économique, la réalité du quotidien du club s'éloigne du sportif. Le football pâtit une nouvelle fois de son image de milliardaire éloigné des réalités des terrains et l'écart s'agrandit encore entre l'exploit sportif et la réalité économique. Et pourtant, un club en liquidation représente des licenciements, et pas seulement. Le club que l'on interdit de monter est empêché de recruter des joueurs, mais également du personnel administratif. En ces temps de difficultés économiques, d'autres solutions doivent être trouvées pour que sportif et économique fassent bon ménage.

L'exemple du Red Star


Le rapport Mazars préconisait il y a quelques mois le désengagement des collectivités territoriales au sein des clubs. Un club est inévitablement lié à son territoire, au citoyen de la ville qu'il représente et aux grands barons locaux. La ville ne peut être indifférente à la vie de son club, car inéluctablement les supporters sont aussi des citoyens, contribuables, usagers… Dès lors, qui peut, doit supporter le risque financier de la descente et de l'investissement à moyen terme ? Le club influe sur la ville, il crée des emplois, il peut en détruire, il dynamise les régions et crée du lien social. L'exemple du stade Bauer à Saint-Ouen et le combat des supporters du Red Star pour sauver leur stade le démontrent. Les supporters qui paient leur place et leur abonnement paient aussi leurs impôts et votent pour choisir leurs représentants. Au final, le football professionnel est désormais un secteur capitalistique composé de salariés et d'entreprises. La Cour de cassation reconnaît au footballeur professionnel la qualité de salarié et lui impose, d'ailleurs, l'application du Code du travail dans sa totalité. Les sociétés sportives sont soumises quant à elles aux aléas de la sphère économique et peuvent tomber en liquidation ou être mises en redressement. Se mêle à tout cela le sportif.

Le problème majeur dans cette analyse repose sur l'absence de prise en compte des supporters. Les supporters représentent l'âme du club et par ailleurs une part non négligeable de la « valeur » du club aux yeux des décideurs des diffuseurs audiovisuels. Qu'un club descende ou non, les supporters seront toujours présents et participeront à la vie d'un stade. Il n'y a qu'à regarder les affluences à Strasbourg, au stade Bauer ou à Sedan pour constater que la ferveur n'est pas atteinte par les descentes. Et pourtant les supporters seront les premières victimes du refus par la DNCG de faire monter un club ou d'une procédure de liquidation. Le club, comme le salarié, sera la première victime des problèmes de gestion. Sauf qu'à la différence d'une société classique, le club de football peut permettre aux supporters de participer au capital du club, alors même que très peu de représentants de ces groupes populaires ne siègent au conseil d'administration des clubs en France, a contrario de l'Angleterre, tel le club de Charlton, en banlieue de Londres.

Une voix différente


À qui appartient alors le club ? Aux propriétaires fonciers, aux actionnaires et/ou aux supporters ? Ne serait-ce pas là un exemple même de démocratie participative (sic) où les premiers acteurs du club prendraient le pouvoir avec « bravitude » , considérant qu'ils sont finalement les premiers concernés pour sauver le navire en cas de tempête. La participation des supporters au capital du club devient alors une première solution pour relier sportif et économique. Assurément, les socios se développent et même prospèrent en Amérique du Sud et en Europe. La France, depuis quelques années, voit fleurir des projets ici et là dans le rugby, le basket et dans le foot. Le Paris Saint-Germain n'y a pas échappé et les supporters se sont déjà organisés autour d'un projet ( « les Socios du Paris Saint-Germain » ). Mais plus encore, cette culture du supporter actionnaire se développe avant tout dans les mentalités, les esprits. Rendre obligatoire la participation des supporters dans le capital du club est une possibilité, mais la première étape pourrait porter sur la représentativité.


Le conseil d'administration peut accueillir une voix différente, cette d'un représentant des supporters élus par eux, qui pourrait être membre de plein droit ou consulté. Si les clubs professionnels ne se saisissent pas de ce sujet en le mettant à l'ordre du jour du conseil d'administration de la LFP, le législateur devrait désormais intervenir pour permettre aux associations de supporters d'être entendues. Mettre en place des mécanismes créatifs et générateurs de lien social doit permettre à la parole et au débat contradictoires d'exister, mais aussi au financement participatif d'entrer, même de manière minoritaire, dans le capital d'une société sportive. Il ne s'agit pas de rendre les socios actionnaires majoritaires (mais l'option doit pouvoir être possible), mais bien de faire en sorte qu'ils soient consultés sur les prises de décisions essentielles pour la vie du club. Les supporters ne peuvent en être exclus. De nombreuses expériences ont montré que les supporters étaient capables de réagir efficacement face à des décisions contestées prises par les actionnaires majoritaires du club, tels le Real Oviedo sauvé par la mobilisation des supporters, la création du FC United après l'arrivée de Glazer à Manchester… D'autres ont souligné, à regret, que les propriétaires des clubs n'hésitaient parfois pas à se passer totalement de l'avis des supporters pour modifier des symboles historiques du club. À Cardiff, les nouveaux propriétaires du club ont purement et simplement tenté de modifier les couleurs du maillot, car celles-ci ne leur convenaient pas. À Hull City, le nouveau propriétaire souhaitait changer le nom du club. L'actionnariat populaire pourrait permettre de consulter les supporters et d'obtenir l'accord systématique des supporters sur ces sujets.

La création d'une entité représentative des supporters est un pas en avant considérable pour se faire entendre. Les supporters doivent permettre d'égaliser et de remporter le match opposant sportif et économique.

Vikash DHORASOO et Gautier KERTUDO, pour le mouvement TATANE Rejoindre Tatane sur Facebook
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