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Villarreal veut en finir

Mieux depuis son match nul contre le Real (1-1) il y a un mois, Villarreal compte sur la venue de Santander au Madrigal pour creuser le fossé qui le sépare de la zone de relégation. Histoire d’en finir pour de bon avec cette saison pourrie.

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Une victoire à la maison cet après-midi face à Santander et Villarreal, 17ème, ne devrait plus entendre parler de cette foutue zone rouge. Des victoires, le Madrigal n’en a pas vues beaucoup cette saison. Six en championnat, plus une face à l’Odense de Bernard Mendy lors du tour préliminaire de la C1. A l’extérieur, c’est encore pire. Deux victoires toutes compétitions confondues, en 21 matchs. 21, comme le nombre de défaites depuis le premier match officiel de la saison, le 17 août à Odense, perdu 1-0. Il faut remonter à une dizaine d’années pour voir des stats aussi dégueulasses dans le Nord de Valence. Cette saison, c’est des périodes de onze matchs sans victoirs, des raclées par-ci par-là (5-0 à Barcelone, 4-0 à Majorque, 3-0 au Madrigal contre le voisin Levante), et la 5ème pire attaque du championnat. Ce que les blessures de Rossi (reparti pour six mois d’absence), Nilmar et Cani peuvent en partie expliquer. 17ème en Liga, Villarreal a aussi perdu ses six matchs de Ligue des champions et s’est fait sortir de la Coupe du Roi dès son entrée en lice, par Mirandés, club de troisième division. La saison pourrie, la vraie.

Le Real, le déclic

Pour ne pas tout gâcher, Villarreal doit quand même assurer l’essentiel : le maintien. Plutôt habitués à lutter avec Séville, Valence et l’Atletico pour l’hymne de la Ligue des champions, Senna et les siens bataillent cette fois avec Grenade, Saragosse et Gijon. Pour ne pas descendre. Le Sous-marin a en fait déjà fait le plus dur en s’extirpant d’une situation délicate, la zone de relégation. En-dedans dès le début de saison (une manita au Camp Nou pour commencer), Villarreal a oscillé entre la 12ème et la 19ème places. Fin 2011, c’est la crise. Garrido est viré, l’équipe bascule dans la zone rouge. Molina arrive mais rien n’y fait. Autour de Valero, c’est le vide. Pas de jeu, peu d’engagement, des joueurs qui se blessent les uns après les autres. La sonnette d’alarme est tirée. Il faut un déclic, une réaction. Un match référence. Les trois sont arrivés d’un coup. Il y a un mois, face au Real Madrid.

Le retour de l’optimisme

L’équipe vient alors d’enchainer trois défaites face à Saragosse, Getafe et Levante. Molina est à son tour éjecté et c’est cette fois Miguel Angel Lotina qui débarque. Deux jours plus tard, la machine madrilène se présente au Madrigal. La raclée est annoncée, mais le sous-marin n’est plus le même. Rechargé, il décide d’attaquer le vaisseau Real Madrid, comme à la belle époque. De jouer, et de se battre. Senna répond à Cristiano en égalisant sur coup-franc en fin de match, et c’est toute la Maison Blanche qui disjoncte. Mourinho n’avait pas prévu une telle résistance, et ça l’énerve. Depuis, Villarreal va mieux. Son avance sur le 18ème est passée de trois à sept points, et le Madrigal a même eu droit à une victoire renversante face à Malaga (2-1) jeudi soir. Finalement, la seule mauvaise nouvelle, c’est la rechute de Rossi, qui s’est refait les ligaments croisés à une semaine de son retour à la compétition. « On est tous très déçus. Espérons que ce coup dur renforce l’effectif, qui l’apprécie et le respecte beaucoup » , positive Lotina. L’optimisme a bien fait son retour à Villarreal.

Par Léo Ruiz
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