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Villarreal, toque-coulé ?

Depuis le début de saison, Villarreal semble être rentré dans le rang. Autrefois étincelant et comparé au Barça pour son jeu tout en toque, le sous-marin jaune ne met plus un pied devant l’autre que ce soit en Liga ou en Ligue des Champions. Analyse d’un club malade.

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Au contraire des autres clubs espagnols, Villarreal n’a pas de dette astronomique et ne vit pas au-dessus de ses moyens. C’est paradoxalement ce qui l’a tué. Club familial par excellence, Villarreal a d’abord pensé à faire des économies depuis le début de la crise. A sa manière, puisque jusque la saison dernière, le club proposait à ses plus fidèles socios en situation de chômage de venir gratuitement au Madrigal. Cette solidarité a pris fin depuis le début de saison. Le jeu inspiré et chatoyant qui avait permis au sous-marin jaune d’être considéré comme le petit cousin du Barça en termes de spectacle s’est aussi éteint depuis le début de l'exercice actuel. Cette faillite collective s’explique en partie par le départ de Cazorla pour les pétrodollars de Malaga. Il y a encore trois ans, le club avait pourtant eu les moyens de résister aux différentes propositions émanant du Real Madrid pour s’attacher les services de celui qui était considéré comme le joyau de la couronne. Cette vente traumatisante pour tous les fidèles du Madrigal en dit long sur un club en panne d’ambitions.

Depuis quelques années, le sous-marin jaune a complètement transformé sa politique sportive. Avec plus ou moins de résultats. Garrido, ancien joueur et entraineur des équipes de jeunes, jongle péniblement avec des jeunes promesses formées au club et des vieux éléphants en fin de carrière. Le jeune coach, qui avait parfaitement pris le relais de Pellegrini, vit aujourd’hui ses heures les plus difficiles. Avec seulement 9 buts marqués pour 17 encaissés, Villarreal flirte dangereusement avec la zone de relégation ; très loin du haut du classement. Les blessures à répétition des cadres comme Nilmar, Marcos Senna ou encore Borja Valero expliquent en partie ce démarrage catastrophique, mais le problème est ailleurs. Cazrola et le vétéran Capdevila n’ont pour l’instant pas été remplacés. Surtout, le mercato estival est un véritable échec. Zapata est tout simplement catastrophique et De Guzman est complètement perdu au milieu du terrain. Ces erreurs de casting, Villarreal les paie aujourd’hui très cher. Et celui qui risque fort d’y laisser les plumes n’est autre que Garrido. Fragilisé par les résultats et les prestations peu convaincantes de son équipes, le coach espagnol pourrait se faire lâcher par ses dirigeants très prochainement si la série noire continue. Le simple fait que son poste soit en danger en dit long sur la situation d’un club qui hésite encore entre le football à papa et le football business. Si le sous-marin jaune connaît une lourde défaite ce soir contre Manchester City, Garrido pourrait très bien être le premier entraineur du club viré depuis bientôt neuf ans. Tout sauf anodin.

Ce soir contre les Citizens, Garrido n’aura pas vraiment les moyens de défendre son poste avec ses meilleures armes. La saison de Rossi est déjà terminée à cause d’une blessure au genou. Cani et Zapata sont également à l’infirmerie. Et pour ne rien arranger, les attaquants Camunas, Nilmar et Marcos Ruben sont aussi forfaits pour plusieurs semaines. Résultat, le sous-marin jaune s’apprête à affronter le leader de la Premier League sans attaquant de métier et avec une défense dont la moyenne d’age ferait presque bander Arsene Wenger : 22 ans. Avec seulement treize joueurs disponibles, Garrido ne se fait pas d’illusions sur l’issue du résultat mais attend une véritable réaction d’orgueil de la part de ses pupilles : « On va devoir faire le match de notre vie. Aujourd’hui, rien ne nous réussit, mais on doit casser cette dynamique avec beaucoup de courage et d’abnégation. Ça va être dur mais nous pouvons le faire » . Faciles, il y a encore quelques mois, les « Amarillos » sont désormais dans le dur et n'ont plus d’autre choix que de réagir. « C’est quand les choses deviennent dures que les durs deviennent bons » disait Gianluca Vialli. Reste à savoir si le sous-marin jaune a encore quelques torpilles en stock.

Par Javier Prieto Santos
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"La moyenne d'age ferait presque bander Wenger" Juste énorme !!
Continuez à nous pondre des perles comme celles-ci
Ce qui m'énerve dans cet article c'est que l'auteur fasse passer le sous-marin jaune pour un club sans ambitions alors que c'est peut-être le seul club géré de manière pérenne et conscienscieuse dans un pays où 95% des clubs vivent à crédit et se permettent de piller les autres championnats malgré des déficits abyssaux.
Villareal est l'exemple à suivre et même su les derniers choix de recrutement sont discutables, j'ai 1000 fois plus de respect pour la famille Roig et sa gestion du club que pour les gros qui vivent comme des cigales avec des budgets artificiels sans lesquels il n'écraserait pas la concurrence aussi facilement (la répartition honteuse des droits TV y étant également pour beaucoup).
clemölösö Niveau : DHR
+1 Arigold, mais tu pointes là du doigt une généralité que SoFoot et consorts appliquent à chaque club cohérent.
Moi j'ai le sentiment qu'il voulait dire que le club n'a pas voulu et su profiter de son avantage économique temporaire sur ses concurrents. Alors qu'il était en bonne santé, il aurait dû recruter des joueurs au niveau de cazorla et capdevila ou au moins des jeunes talents à fort potentiel, et ça y en a partout, et en plus ils se seraient facilement exprimés dans le fort collectif de l'équipe. Au lieu de ça ils ont voulu économiser et gagner de l'argent. Acheter de très bons jeunes ou un ou deux gros joueurs c'est aussi gagner des sous.
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