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Villarreal, l'anti-starification

143ème ville d'Espagne, personne ne sait écrire correctement son nom ni la placer sur une carte. Pourtant, Villarreal est en train de réaliser une grosse saison dans l'ombre des riches. Ce soir, c'est Séville qui vient prendre sa gifle

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« Puisque les dauphins sont des rois » clamait Jean-Louis Aubert. Une phrase qui prend tout son sens quand on squatte le championnat d'Espagne. Surtout lorsqu'on regarde dans une autre direction que celle du Real Madrid et du FC Barcelone. Oui, la Liga est un championnat ouvert... pour la troisième place. Villarreal et Séville vont se rendre coup pour coup aujourd'hui au Madrigal. Les deux squads ont, à un moment donné, cru pouvoir bouleverser la hiérarchie espagnole, tant sur le plan national que continental, mais elles se retrouvent aujourd'hui embarquées dans la même galère. Survivre dans l'ombre des deux grands et tenter d'accrocher la Ligue Europa au palmarès.

A ce jeu-là, le sous-marin jaune a une longueur d'avance. En championnat, l'ancienne équipe de Robert Pirès est la seule capable de suivre le rythme des deux caïds. Surtout, les liquettes jaunes sont les seules à avoir bousculé les Catalans depuis le début de saison (défaite 1-3 au Nou Camp après une grosse première mi-temps). Pourtant l'effectif ne regorge pas de méga-stars. Deux buteurs doués mais échappant à toutes les captations médiatiques (Rossi et Nilmar, huit buts chacun en Liga). Un gardien solide mais dans l'ombre (Diego Lopez), des milieux travailleurs (Senna, Bruno, Borja, Cani) et deux champions du monde catégories “tout sauf sexy” (Marchena et Capdevilla). Oui, l'équipe de Garrido est un collectif plutôt qu'une somme d'individualités. Il faut dire que la crise économique est passée par là...

Pas de pognon mais du jeu

Cet été, les Jaunes ont considérablement réduit les frais. Un budget baissé de 20 millions d'euros, des fins de contrats (Pirès, Javi Venta) et des départs (Godin, Llorente) pas spécialement remplacés. Seuls Marchena et Valero sont arrivés et le coach a dû faire avec ce qu'il avait sous la main. C'est-à-dire pas grand-chose. Mais c'était sans compter sur l'apport intrinsèque de Juan-Carlos Garrido. Ancien coach de l'équipe B et responsable de la formation jaune pendant près d'une décennie, le coach a brillamment pris le pas d'Ernesto Valverde et sauvé l'équipe du naufrage l'an dernier. Depuis, l'Ibère s'appuie au maximum sur le vivier local et relance les causes perdues comme Senna ou Cazorla, sans parler du coup de génie Borja Valero. Le milieu de terrain est le métronome de l'entrejeu. Garrido a sous la main un effectif ultra jeune (seulement quatre trentenaires) et la filière argentine marche toujours à plein régime. Ils sont quatre dans l'effectif (Gonzalo, Caceres, Ruben et Mussachio). En résumé, il bricole et ça marche.

De toute façon, Garrido ne s'est pas fait chier. Le jeu est limpide et basé sur trois axes fondamentaux : rapidité de transmission, possession et profondeur. Une sainte trinité qui fait effet, surtout à la maison où 21 000 fanatiques se sont abonnés au Madrigal pour suivre les épopées des leurs (toujours invaincus à la casa où seul Valence est venu prendre un point). Car mine de rien, hormis de la céramique et l'ancienne maison de Pascal Cygan, il n'y a rien à voir à Villarreal. Pourtant il faudra s'y habituer. L'année prochaine, les hommes de Garrido devraient jouer la coupe aux grandes oreilles. Séville est prévenu...

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Cazorla cause perdue?
Il va avoir 26 ans en Décembre , a raté la CdM à cause d'une grave blessure mais il est revenu au meilleur niveau ( présent à nouveau en Selección).
Le vocabulaire Sofoot est parfois très réduit et simplificateur.....
sans parler des fautes d'orthographe...
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