1. //
  2. // Liverpool/Aston Villa (3-0)

Villa : Gérard de l'outsider

Il n'y pas eu de match. Liverpool a éteint en quinze minutes l'équipe du revenant Houllier. N'Gog a retrouvé le chemin des filets, Babel aussi. Les Reds sont-ils de retour ? Peut-être bien...

Modififié
0 0
L'avant-match, c'est avant tout l'ovation d'Anfield pour un Gégé ému. Seulement, les émotions resteront au stade de ce simple mais vibrant hommage tant les Villans ont paru sans solutions ce lundi soir. Pourtant les deux équipes partaient sur la même ligne de départ au rayon des handicaps : Ashley Young est suspendu, Heskey est blessé, Carew est bien meilleur sur le banc cette saison et le seul Agbonlahor se pose en pointe offensive à embonpoint du 4-5-1 à milieu renforcé d'Houllier. Roy Hodgson n'est pas mieux loti : Gerrard est toujours sur le flanc (merci Capello), Carragher, Agger idem et Torres est au chevet de madame, prête à enfanter. Du coup, Liverpool se présente dans un 4-4-2 avec Babel (première titularisation cette saison en PL) et N'Gog devant. De l'inédit.

Dans le premier quart d'heure, les deux équipes ont un point commun : tout axer sur le physique. Mais elles ne s'y prennent pas de la même manière. Villa découpe toutes les jambes qui traînent alors que Liverpool opère un pressing ultra-efficace, coupant les relations entre Ireland et les deux maillons forts des Villans, Downing à gauche et Albrighton à droite. Forcément, l'option des Scousers produit un plus bel effet. Kuyt ouvre le bal dès la troisième minute, reprenant de volée un ballon cafouillé comme jamais dans la surface par la défense de Villa. N'Gog et Babel décrochent et prennent la profondeur à tour de rôle. Le duo offensif sème la pagaille et sera rapidement récompensé de ses efforts. N'Gog ouvre le score d'une tête plongeante opportuniste suite à une déviation de Skrtel, monté sur corner (14è) et Babel double la mise, servi en profondeur par Lucas. Protection de balle parfaite, pivot et demi-volée en pleine course (16è). Plutôt pas mal pour un remplaçant qui n'avait plus marqué depuis avril dernier. Le coup est rude pour les Villans mais mérité tant ils sont étouffés par les vagues de pression des Reds, orchestrées par Raul Meireles et Lucas dans l'axe (Ireland invisible) et relayées sur les ailes par les doublettes Johnson/Kuyt à droite et Konchesky/Maxi à gauche. R.A.S donc pour Villa si ce n'est une tentative vaine de permutation pour Albrighton et Downing.



Houllier entame la seconde période en changeant son système. Clark, dépassé ce soir et averti, reste au “cloak” et laisse Delfuneso porter secours à Agbonlahor, invisible jusque-là. Avec Ireland un peu plus avancé et délaissant les tâches défensives au jeune Hogg, Villa met déjà un peu plus de rythme et Liverpool desserre son étau. Pas étonnant de voir les Villans obtenir leur première occasion du match sur un centre de Downing pour Agbonlahor, devancé par la sortie de Reina aux six mètres (52è). Mais Liverpool va répondre de façon cruelle, dans le “temps fort” de l'équipe d'Houllier. Sur un contre éclair, N'Gog file sur l'aile gauche et sert nickel en retrait Maxi Rodriguez, qui envoie un plat du pied droit décroisé dans la lucarne de Friedel, toujours à la recherche d'un premier ballon dans ses Uhlsport (55è). Liverpool peut passer les dernières 35 minutes au chaud dans un Anfield transi de froid. A 3-0, Gégé décide de poser ses dernières cartouches offensives sur le pré : du poste pour poste avec les sorties d'Agbonlahor pour Carew et d'Albrighton pour Robi Pirès, les genoux toujours aussi bas (65è). Influence sur le reste de la partie ? Ben aucune. Les Reds ont continué à dérouler. Johnson s'offre un raid ponctué d'une double feinte pied droit/pied gauche, sa frappe étant boxée à la Köpke par Friedel (68è). Hogg sauvera encore la boutique sur sa ligne suite à une tête de Kyrgiakos sur corner, évidemment (75è).



Villa n'y arrive clairement pas et part une nouvelle fois avec quelques ballons dans ses filets (13 buts sur les cinq derniers matches). Houllier va devoir demander une défense au mercato. Et puis, que dire du manque de vitesse de sa ligne de milieu renforcée ? A quoi bon recruter un Pirès sans jus pour le moment ? Une chose est sûre : Ireland n'est pas un joueur capable de prendre seul le jeu à son compte. N'est pas Milner qui veut.

A Liverpool, Hodgson peut être content de ses troupes, solidaires, efficaces et disciplinées. Et chose importante : les remplaçants ont répondu présents. Le coach des Reds s'appuyait depuis un mois et demi sur un onze-type. Il va pouvoir désormais pousser sa réflexion après la performance de ce soir, tout simplement le deuxième meilleur match de Liverpool (après la victoire contre Chelsea) cette saison. Les Scousers sont désormais à portée (un petit point) de Bolton et de Sunderland. Et à regarder leur calendrier de plus près (déplacements à Newcastle et Blackpool, réceptions de Fulham et Wolverhampton) pour cette fin 2010, on pourrait très bien les voir débarquer dans le haut de tableau de cette PL plus que jamais indécise.


Liverpool/Aston Villa : 3-0

Buteurs : N'Gog (14è), Babel (16è), Maxi Rodriguez (55è)

Ronan BOSCHER

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
Article suivant
Et Sneijder, bordel ?
0 0