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Vilanova vs Guardiola : les 7 différences

Vilanova au Barça, c'est plus que la continuité de Guardiola. Ces deux-là ne sont pas frères, mais à force de se cotoyer, ils ont fini par se ressembler. Pourtant Pep et Tito sont bien deux personnes différentes. La preuve en sept points.

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« Je m'attends au meilleur avec Tito. (…) Je suis sûr qu'il fera les choses très bien. Il sait comment nous avons fonctionné et il y a eu beaucoup d'idées communes. Je crois qu'il va pouvoir donner à ce club ce je ne peux plus lui donner. » En avril dernier, Pep Guardiola s'en va, mais prend le temps de vendre sa dernière moto. Francesc Vilanoca, né à Bellcaire d'Emportà en 1969, est sa main droite, son œil gauche, son cerveau droit et son ventricule gauche. Tito est le nouvel entraîneur de la meilleure équipe du monde depuis juin. Après quatre mois de mandat, l'ex-adjoint a dû tout changer pour que rien ne change. Pourtant Pep et Tito ne sont pas la même personne. Il est temps de s'en assurer et de chercher 7 différences.

1. Changement de patron

Guardiola, l'homme au pull-over violet, aux cravates italiennes et aux costards cintrés était un habitué du look rétrosexuel. Orgueil de la Barcelone branchée et sex symbol hipster du Passeig de Gràcia, Pep était l'image de la nouvelle Catalogne, celle des festivals, de l'art contemporain et du raffinement. Bref, le contraire de l'Espagne qui sent l'ail et les calamars. Quand Tito est présenté officiellement le 15 juin 2012, lui aussi a mis un costard. Mais le sien est noir, sa chemise est blanche, sa cravate est rayée, ses mains sont moites et son sourire est forcé. Les culés vont devoir s'y faire, Tito a trop souvent porter le survêt de second pour être vraiment à l'aise dans son nouveau patron.

2. Le medium, c'est le message

Guardiola était un tribun lyrique, fier de conter son épopée pour son pays, son sport ou son club. Tito est un type qui ne maîtrise pas les épisodes héroïques. Le Barça peine à gagner ses matchs en début de saison ? Le mister catalan ne transcende pas, il informe : « Nous avons toujours du mal à démarrer. C'est arrivé avec le Numancia, Herculés et l'an dernier avec le nul contre la Real Sociedad, mais après avoir vu s'entraîner les joueurs, je suis plus tranquille. » Avec Vilanova, le Barça a perdu en excitation et gagné en calme. Tant pis pour les poètes.

3. Més qu'un président

Avec Pep, le Barça était la seule entreprise du monde où un seul de ses salariés est plus fort que tous ses patrons. L'année 2011 passée à guetter la rénovation du guide n'a fait qu'amplifier le malaise institutionnel. Le patron, c'était l'entraîneur, pas le président. Quand Pep s'en va, Sandro Rosell reprend le micro et, avec lui, c'est toute l'institution qui reprend le volant de l'équipe première. « Quand Andoni (Zubizarreta, directeur sportif) nous a proposé Tito comme entraîneur, ni moi, le président, ni le comité d'administration avons douté un seul instant. » Avec Tito, l'entraîneur est à nouveau un type normal et le président redevient le responsable de la politique du club. Bref, le Barça redevient un club.

4. Cesc on va voir

La nomination de Vilanova et le départ de Pep ont libéré quelqu'un : « Tito me connaît depuis tout petit. On a déjà coïncidé quand j'avais 13 ans. Avec Guardiola, je n'ai jamais vraiment bien compris le système. » Joueur anarchique, indiscipliné, lent dans les premiers mètres, Fàbregas avait tout pour énerver Pep. Avec Vilanova, il a joué presque tous les matchs (sauf la Supercoupe) cette saison. Avec Tito, Cesc n'est plus un milieu dont on ne sait pas quoi faire. Il est un intérieur dans la plus grande tradition barcelonaise (façon Xavi), mais il est aussi un milieu qui provoque à l'entrée de la surface façon Iniesta (cf. ses diagonales incessantes contre le Spartak). Avec Tito, Cesc, c'est Xavi et Iniesta dans le même joueur.

5. Initiales VV


Quand il rate sa passe contre le Real au bout de quelques secondes de jeu à Santiago-Bernabéu, la Catalogne ferme les yeux. Mais, après le match, Guardiola est fier de lui parce qu'il « a continué à jouer dans les pieds. Je l'ai félicité devant tout le monde. » Avec Pep, le style de jeu court n'est pas négociable. Le gardien est le premier attaquant et le ballon est toujours joué court. Avec Tito, Victor redevient gardien de but. La prise de risque doit être minimum et la confiance maximum. Un doute = un dégagement long. Depuis son crochet manqué contre Di María en Supercoupe, personne n'a vu VV refaire des manières. Les passes courtes, c'est beau. La sécurité, c'est mieux.

6. Des ailes déployées

Tito aime les ailiers, les types qui sont heureux dans un coin de corner, qui claquent des dribbles comme les autres des buts et qui se jettent dans le dos des latéraux comme la vérole sur le bas clergé. En Champions, Pedro a retrouvé ses ailes d'antan comme ailier pur, et Tello a enfin fait les bons choix. Avec Tito, pas de faux milieu qui tombe sur les ailes façon Iniesta ou Thiago. Là où, chez Guardiola, on aimait tergiverser dans l'entrejeu et passer par l'axe, chez Vilanova on n'hésite plus à jouer en profondeur. Avec des ailiers dans les espaces, le Barça est plus vertical, moins monotone et peut donc frapper un peu plus au but (cf. le but de Xavi contre Grenade).

7. Le syndrome Santiago-Bernabéu

Les cyniques ont vu en la nomination de Vilanova les premiers signes du déclin blaugrana. Ils sont maintenant bien obligés de reconnaître l'incontestable. En cinq journées, Tito a déjà glissé 8 points d'avance au Real. Pep n'a jamais réussi un tel départ. Certes, répondront-ils, mais qui a soulevé le premier titre de la saison ? Qui a fait tomber le grand Barça pour sa première finale de la saison ? Vilanova à peine installé, il a déjà dû voir les Merengues soulever leur premier trophée de la saison. Guardiola, lui, n'a jamais perdu à Bernabéu. Mais Tito est lucide : « Dans les comparaisons avec Guardiola, je serai toujours perdant. » Pas si sûr.

Par Thibaud Leplat
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