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  3. // Démission de Vilanova

Vilanova, le grand mix

En ce samedi matin, Tito Vilanova n'est plus le coach du FC Barcelone. Son président Sandro Rosell l'a annoncé hier soir lors d'une conférence de presse organisée à la hâte par le club. La raison : une rechute de son cancer d'une glande parotide. Un énième coup du sort pour un type dont la vie de coach principal au Barça n'aura jamais vraiment été une sinécure.

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C'était prévisible, c'est désormais officiel : Tito Vilanova n'est plus l'entraîneur du Barça. Victime d'une nouvelle rechute de son cancer des glandes salivaires, le coach catalan est contraint, cette fois-ci, de rendre les armes pour s'occuper réellement de sa santé. C'est le président Rosell qui s'est chargé d'annoncer le départ forcé de son désormais ex-entraîneur : « Après avoir évalué les résultats des examens médicaux routiniers de Tito, les médecins ont décidé d'adopter un nouveau traitement pour contrôler la maladie. Un traitement incompatible avec la responsabilité d'entraîneur. C'est un coup très dur pour le Barça. » C'est aussi et surtout un coup très dur pour Vilanova. À la fin de la dernière Liga, l'ancien adjoint de Pep avait assuré qu'il serait toujours en poste la saison prochaine : « Je ne peux pas le dire plus fort, ni plus clair : je vais continuer à entraîner le Barça. Les médecins m'ont donné leur feu vert et je vais les écouter. » À l'époque et malgré le titre et le record de points historique glanés par son équipe, la continuité de Vilanova était déjà un véritable casse-tête pour les dirigeants du club. Affaibli par la maladie et contraint de se déplacer à New-York pour suivre son traitement, Tito avait cruellement fait défaut à une équipe orpheline d'indications tactiques. Malgré la présence de Jordi Roura, son adjoint, Vilanova n'avait rien pu faire contre le spleen qui s'était abattu progressivement sur le jeu du Barça en fin de saison. Lorsqu'il revient au club après deux mois de convalescence, il est déjà trop tard. Le Bayern se fait d'ailleurs un malin plaisir de le lui faire remarquer. Malgré tout, Tito s'accroche à son poste comme il peut. Et pour cause : Vilanova sait qu'il est en position de force vis-à-vis de Rosell. En effet, après des années de communication « Unicef » , le Barça ne peut évidemment pas se suicider médiatiquement en le virant. Tout est véritablement remis en cause il y a un mois et demi, lorsque Vilanova réalise une nouvelle série de tests médicaux. Les résultats des analyses sont désastreux et révèlent alors que l'état du coach a empiré. Tito doit souffler et laisser échapper ce qui lui tient finalement plus à cœur que sa propre santé : le Barça.

Guardiola, un visiteur new-yorkais peu assidu

Depuis le début de l'été et malgré la signature de Neymar, le Barça navigue dans des eaux particulièrement troubles. Le départ pour une bouchée de pain de Villa, la vente de Thiago Alcántara, le feuilleton Thiago Silva… Bizarrement, Vilanova, qui a toujours été plutôt actif en matière de mercato (le retour de Piqué et Fàbregas, c'est lui, pas Pep), a brillé par son absence. Ces dernières semaines, la planification sportive a d'ailleurs exclusivement été gérée par Rosell et Zubizarreta. Vilanova savait-il depuis longtemps que ses jours en blaugrana étaient comptés ? Sans doute. Le fait qu'il s'exprime peu sur l'arrivée de l'astre brésilien et qu'il ne s'inquiète pas publiquement de l'été digne de Pékin Express d'un Lionel Messi encore blessé laisse songeur. En réalité, il aura fallu que Guardiola dégaine contre ses anciens dirigeants pour que Vilanova pointe le bout de son nez en conférence de presse. Quelques jours auparavant, Odílio Rodrigues, vice-président de Santos, avait révélé que Guardiola avait soi-disant tenté de convaincre Neymar de le rejoindre en Bavière en égratignant Vilanova : « Tito, ne saura pas vous utiliser ensemble, toi et Messi. » Cette révélation a véritablement mis le feu aux poudres à la relation entre Pep, Tito et Rosell. Guardiola, qui n'a jamais vraiment digéré la manière dont s'était déroulée la nomination de Vilanova - elle avait eu lieu lors de la conférence de presse pendant laquelle Pep annonçait son départ du club et Pep découvrait en même temps que les journalistes le nom de son successeur, bizarrement absent ce jour-là -, a rapidement dégainé contre son ancien boss, coupable selon lui de filtrer des informations à la presse dans le seul but d'écorner son image. Passablement énervé, Pep avait alors vidé son sac comme jamais pour l'une de ses premières conf' de presse en tant que coach du Bayern : « Cette année, certaines limites ont été franchies, mais utiliser la maladie de Tito pour me faire du mal, c'est quelque chose que je n'oublierai jamais. Tito, je l'ai vu à New-York et si l'on ne s'est pas vus plus, c'est parce que ça n'était pas possible. Est-ce que réellement vous croyez que je souhaite du mal à un coéquipier qui a été à mes côtés pendant tant d'années ? Penser ça, c'est de très mauvais goût. » Col du polo relevé pour cacher ses cicatrices au cou, Vilanova avait immédiatement rebondi sur la saillie de Pep. Pour le contredire : « Personne au club n'a utilisé ma maladie pour l'attaquer. Pep m'a rendu visite une fois à New-York, au début, mais quand je suis retourné là-bas pour ma récupération, il n'est pas venu me voir une seule fois en deux mois. C'était mon ami et j'avais besoin de lui, mais je ne l'ai pas vu. » Il y a un an, lors de sa présentation officielle en tant que nouvel entraîneur du Barça, Vilanova avait déjà commencé son mandat en évoquant le spectre de Pep. Un spectre qui l'a suivi jusqu'à sa dernière apparition publique avant l'annonce de son départ. Si la boucle est bouclée, les plaies entre les deux hommes sont très loin d'être pansées.

Messi dans l'axe, c'est lui

Lorsque Pep décide de mettre fin à son étape au Barça, il a dans l'idée que son adjoint de l'époque va en faire de même. Radical dans ses choix, Guardiola se garde bien d'évoquer le mot « fin de cycle » , mais espère secrètement que sa formule magique ne lui survivra pas. Le Barça, lui, n'a qu'une idée en tête : surfer sur la vague du succès. Opportuniste, Rosell propose à Vilanova le poste d'entraîneur sans consulter Guardiola au préalable. Pep n'a toujours pas digéré cette manœuvre de son dirigeant et la décision de Vilanova de continuer un projet dont il se sent le véritable père fondateur. Vilanova sait alors qu'en passant de l'ombre à la lumière, il va devoir conjuguer entre ce malaise et les comparaisons odieuses avec Guardiola. Sans surprise, il cherche à s'affirmer d'entrée. « C'est moi qui préparait le travail sur le terrain quand on bossait ensemble, donc le monde ne va pas s'écrouler avec son départ » , jurait-il ainsi en début de saison dernière. Faire oublier Pep, un entraîneur avec 14 titres avec le Barça, a été à la fois le moteur et le drame de Vilanova. Même si ce dernier évitait de prononcer le nom du crâne chauve en public (il l'appelait toujours « mon prédécesseur » ), il n'y est véritablement jamais parvenu aux yeux des socios. Si son charisme était défaillant, ses compétences, elles, étaient pourtant bien réelles. Vilanova est en effet celui qui a conseillé à Guardiola de placer Messi (la Pulga, Cesc et Piqué étaient d'ailleurs sous ses ordres lorsqu'il était coach des cadets de la Masia) dans l'axe avec le succès que tout le monde connaît. C'est aussi celui qui a milité pour que l'inconnu Busquets soit titulaire à la place de Touré. Enfin, c'est lui également qui a imaginé la relance défensive si caractéristique du Barça : Valdés, au pied pour un Piqué pratiquement excentré au poteau de corner. C'est pour que son travail et son apport au Barça le plus triomphal de l'histoire soit enfin reconnu que Vilanova a véritablement mis entre parenthèses sa santé. Soucieux de marquer le club de son empreinte, Vilanova réalise une première phase de matchs aller historique : 18 victoires consécutives et un nul (contre le Real). Son Barça est plus vertical, plus tranchant. Mais aussi moins dominateur et solide défensivement que celui de son prédécesseur. Obsédé par un titre qui le rendrait crédible aux yeux de tous, Vilanova oublie de faire tourner ses cadres. Xavi, Puyol, Busquets ou encore Messi (pour ne citer qu'eux) finissent la saison complètement cramés. Peu importe, Vilanova veut gagner et en oublie même la Masia et la gestion des egos (Cf. Villa vs Messi et Thiago). Le Barça finit champion de Liga, mais tout le monde semble s'en foutre. Le Bayern est passé par là et surtout l'entreprise de démolition du Mou à Madrid accapare toute l'attention de fin de saison. Frustrant. Tito, l'homme qui voulait effacer les traces guardiolesques de son passé, n'a malheureusement pas pu profiter pleinement de son seul succès en tant qu'entraîneur. Sa maladie l'empêche désormais de s'inscrire dans le futur du club. Comble du destin, le Barça affrontera pour son premier match amical d'intersaison le Bayern rodé de Guardiola le 24 juillet prochain. La vie est une belle salope parfois.

Par Javier Prieto-Santos
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bien ! La ref a Radio nova ;)
d ailleurs on y entend la pub pour vanter le numéro des 10 ans.
Est ce le bon public ?
En tout cas, Les jingles top horaire sont a l image du ton et de l humour so foot :D
2 très bons medias.
Fan des 2.
2yemklubapanam Niveau : Ballon d'or
l'article pointe le travail tactique de ce monsieur dans l'ombre de guardiola.
on attend donc de voir le travail du catalan au bayern pour comprendre s'il peut faire quelque chose sans lui.
pep semble vouloir faire la revolution en baviere. je me souviens qu'il en a fait une grande a barcelone avec un passage en 343(pas sur les gros matches). c'etait l'année du titre du réal si je me souviens bien...
Ca veut dire que Guardiola est un con qui ne va pas voir son pote malade et qu'en plus il n'est pas si bon comme entraineur puisque tous les grands faits d'armes tactiques du barça viennent de Vilanova ?
Putain* je me suis fait entuber pendant 3 ans
Sinon très bon article; toujours intéressant de voir un peu le travail des hommes de "l'ombre"
De toute façon tout ce qui tourne autour de Vilanova ça restera flou, drôle de personnage
Aryen et fier de l'être Niveau : Loisir
Villanova était le cerveau et Guardiola la devanture, le mec avec du charisme, le communiquant, celui qui pouvait transcender les joueurs en faisant un discours de folie à la mi-temps. C'est pas la première fois que ça se passe comme ça. De nombreux grands coachs possèdent des adjoints très fort tactiquement, et il faudrait peut-être ce poser la question quand un coach est viré, si c'est de sa faute uniquement ou celle de son adjoint également. Un entraîneur n'est rien sans son adjoint. L'exemple le plus frappant est Rinus Michel et son adjoint Stefan Kovacs.
Je me suis connecté simplement pour saluer le jeu de mot du titre : Radio nova, c'est propre, c'est classe.

Sinon Villeneuve, il était pas aussi président du PSG avant qu'ils aient de l'argent et créateur du super mag : le droit de savoir.

Il en a fait des trucs avant d'être adjoint en Espagne.
La fin de l'article est de la pure interprétation, même si c'est une version crédible et assez séduisante à lire, rien ne dit que ce soit vrai.
C'est une exagération à mon avis de Vilanova vs. Guardiola... les médias ont le don d'en rajouter. Sinon, effectivement, on ne saura jamais réellement ce que Vilanova valait comme entraîneur du Barça, il a hérité du club après le meilleur cycle de son histoire, ce qui était compliqué, et il a réussi à remporter la Liga avec 100 points. Mais au niveau du jeu, la Messi-dépendance n'a jamais été aussi forte, et sa maladie l'a empêché de gérer l'équipe au quotidien. Sans compter qu'il y a eu de nombreux absents en défense... Bref bon rétablissement à lui. De tout façon, il a fait partie de l'aventure de la meilleure équipe du XXIè siècle, peut-être de tous les temps.
Message posté par conilas
http://www.telerama.fr/medias/un-journaliste-de-so-foot-descend-la-presse-sportive-dans-une-tribune,100395.php


Je ne comprend pas trop le rapport avec l'article..
2yemklubapanam Niveau : Ballon d'or
l'auteur peut-être?
J'ai beaucoup de mal avec cet espèce de révisionnisme historique qui voudrait que Tito soit le véritable instigateur des révolutions tactiques du Barça et que Pep aurait tiré toute la couverture sur lui.

Tout ce que je vois c'est que Guardiola n'a jamais considéré que son système était immuable. Il a parfois tenté des innovations assez folles (3-4-3 lors de la saison 2011-2012, 4-6-0 contre Santos). Il était aussi souvent capable de changer son système lorsque le cours du match l'exigeait (cf. ses batailles tactiques contre Mourinho qu'il remportait à chaque fois haut la main parce qu'il avait toujours un coup d'avance sur les ajustements du portugais, ou les deux finales face à Ferguson).

Donc si on suit votre logique le Barça de Tito aurait aussi su évoluer tactiquement et ne pas se conforter au sempiternel 4-3-3. Sauf que ça n'a jamais été le cas. Dans AUCUN match en 2012-2013 le Barça n'a proposé quelque chose de nouveau. Aucun.
Y'avait pourtant à faire : un 3-5-2 avec Alcantara en 10, un milieu plus imposant physiquement avec Busi & Song (notamment contre le Bayern), Villa en 9 pur face aux défenses regroupées dans l'axe.
Sauf que non, il n'a jamais innové. Qu'on gagne ou qu'on perde les remplacements se faisaient poste pour poste, le jeu n'a jamais évolué d'un iota. Ah si il a évolué en fait, le pressing est passé de "crucial" sous Pep à "accessoire" sous Tito, ce qui fait que derrière c'était open bar pour les attaquants adverses. Je crois qu'on a quand même eu une série de 13 ou 14 matches en encaissant minimum un but. Sidérant pour un grand club.

Donc pardonnez moi de continuer à penser que Guardiola est un véritable génie tactique, un très grand entraîneur; et que Vilanova n'aurait jamais dû être plus qu'un simple adjoint.
Ok mais ça n'apporte rien au débat.. Et finalement à part le tacle sur les cahiers du foot les propos du journaliste sont assez vrai... Effectivement on peut reprocher une certaine arrogance..
Quand aux embrouilles Tito Pep pour loi tout est orchestré par Rossell qui d'ailleurs me sort de plus en plus par les narines.
Et de nouveaux c'est un peu facile de cracher sur Pep une fois qu'il est parti.
De plus il a les boules et se sent trahis je cautionne a 200%..
Dans tout les cas bonnes chances à Tito et bon rétablissement.
leopold-saroyan Niveau : Ligue 1
Note : 3
Dès le début de sa maladie, j'ai toujours trouvé totalement irresponsable, aberrant de le laisser aux manettes, en première ligne. Garder une activité dans le club pour conserver le moral ok, mais là comment veux-tu te requinquer avec autant de stress, de responsabilités et de galères en pagaille...
Qui va le remplacer sinon ? Il reste pas grand monde sur le marché
Message posté par Jamz
J'ai beaucoup de mal avec cet espèce de révisionnisme historique qui voudrait que Tito soit le véritable instigateur des révolutions tactiques du Barça et que Pep aurait tiré toute la couverture sur lui.

Tout ce que je vois c'est que Guardiola n'a jamais considéré que son système était immuable. Il a parfois tenté des innovations assez folles (3-4-3 lors de la saison 2011-2012, 4-6-0 contre Santos). Il était aussi souvent capable de changer son système lorsque le cours du match l'exigeait (cf. ses batailles tactiques contre Mourinho qu'il remportait à chaque fois haut la main parce qu'il avait toujours un coup d'avance sur les ajustements du portugais, ou les deux finales face à Ferguson).

Donc si on suit votre logique le Barça de Tito aurait aussi su évoluer tactiquement et ne pas se conforter au sempiternel 4-3-3. Sauf que ça n'a jamais été le cas. Dans AUCUN match en 2012-2013 le Barça n'a proposé quelque chose de nouveau. Aucun.
Y'avait pourtant à faire : un 3-5-2 avec Alcantara en 10, un milieu plus imposant physiquement avec Busi & Song (notamment contre le Bayern), Villa en 9 pur face aux défenses regroupées dans l'axe.
Sauf que non, il n'a jamais innové. Qu'on gagne ou qu'on perde les remplacements se faisaient poste pour poste, le jeu n'a jamais évolué d'un iota. Ah si il a évolué en fait, le pressing est passé de "crucial" sous Pep à "accessoire" sous Tito, ce qui fait que derrière c'était open bar pour les attaquants adverses. Je crois qu'on a quand même eu une série de 13 ou 14 matches en encaissant minimum un but. Sidérant pour un grand club.

Donc pardonnez moi de continuer à penser que Guardiola est un véritable génie tactique, un très grand entraîneur; et que Vilanova n'aurait jamais dû être plus qu'un simple adjoint.


Je ne sais pas moi non plus quelle est la part de vrai là-dedans, mais ce qui est sûr c'est que Pep est loin d'être une brêle tactiquement... après le seul match où, pour moi, Tito a changé son système l'an passé, c'est justement le 4-0 de la remuntada contre Milan: Villa en 9 avec Messi en soutien, Pedro et Alves sur les côtés, défense à 3. Et ça a marché!
ah c'est pour ça l'écharpe; ça me fait penser à cette histoire de Hawthorne "The Minister's Black Veil", ou quelque chose comme ça; ça faisait mal au coeur de le voir aussi diminuer, je n'ose même pas imaginer ce que ça doit être pour les joueurs. C'est tout à leur honneur à tous en tout cas (héhé l'adjectif indéfini trois fois dans la même phrase).
Message posté par Telex
Qui va le remplacer sinon ? Il reste pas grand monde sur le marché


Bielsa, Martino, Laudrup, Luis Enrique ? C'est les noms qui circulent pour l'instant.
TV3, la chaîne de télé catalane annonce... Luis Enrique!!! Il est arrivé y a quelques semaines au Celta, et il a déjà fait son recrutement (Fontàs, Nolito, Rafinha...) Ce serait vraiment pas sympa pour les joueurs qu'il a ramenés. Et en plus, le Barça paierait 3 millions alors qu'il y a des solutions libres comme Bielsa. Vous me direz, l'argent a l'air d'être le dernier de leurs soucis, vu comme ils vendent leurs joueurs...
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