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Vila Mimosa, champion du monde de la prostitution

Le plus vieux métier du monde n'a pas été le grand perdant de ce Mondial. Pendant la compétition, la clientèle, composée de supporters de tous bords, aurait connu un boom de 30%. Vérification à Vila Mimosa, le quartier chaud de Rio de Janeiro. Une certaine idée de l'enfer sur terre.

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C'est le quartier des entrepôts de gros, ceux du géant de la bière Brahma et des camions frigorifiques qui chargent des carcasses de bœuf au milieu de la nuit. Au milieu de ce décor d'activités industrielles : Vila Mimosa. Un nom de lotissement pavillonnaire varois qui cache le plus grand bordel à ciel ouvert de Rio de Janeiro. Des bars à putes miteux, dont certains de quelques mètres carrés, ce qui n'a pas empêché d'installer une estrade à pole dance, se succèdent. Tout est gras, le sol, l'air, les murs, la bouffe, les peaux. Une pluie assommante, comme celle qui tombe dans Blade Runner, a douché les (h)ardeurs des clients en ce soir déprimant de milieu de semaine. À part les sonos qui balancent invariablement des compils de Baile Funk, on pourrait se croire dans un bordel pour GI perdu au fin fond du delta du Mékong à la fin des années 60. Le cœur dégoulinant de Vila Mimosa est une sorte de galerie marchande sombre dans laquelle on entre comme dans un train fantôme pour adultes. Des bars, toujours, sans nom, mais qui acceptent les paiements en carte Visa et Mastercard, des filles en string à l'entrée pour endosser le rôle de tête de gondole. Dans l'un d'entre eux, la serveuse, une trentenaire lesbienne qui y travaille depuis 6 ans, assure dans un sourire : « Vous savez, on s'y fait à la longue » . Son garçon de salle, une petite mamie avenante, prodigue les mêmes attentions que si elle travaillait dans un salon de thé. Sauf qu'elle propose aux clients des beignets de morue, vide les cendars et donne quelques conseils : « Il faut aller voir les filles, ce n'est que 50 reais (17 euros). Elles sont toujours ok pour une passe. » Un colosse habillé comme un coach assistant se pointe avec une grande Noire qui souffle d'énormes bulles avec son chewing-gum. Elle lâche quelques billets pour avoir le droit de monter son client au premier, par un petit escalier en fer forgé. Vingt minutes plus tard, il redescend seul. À la question de savoir quelles nationalités de supporters ont profité le mieux de l'ambiance de Vila Mimosa, la serveuse place Argentins et Colombiens au top. Et les Français ? « Vous êtes les premiers que je vois. » Elle s'excuse : « Il y a peu de filles ce soir, vous devriez revenir demain. »

Aux Argentins le prix citron, aux Coréens le prix orange


Vila Mimosa a généré son lot de métiers et de besoins périphériques. Le long de la rue, un vendeur de brochettes fait mariner morceaux de poulet et abats plus ou moins identifiables. La brochette est à 5 reais mais Erica, qui attend dans la fumée du barbecue, en demande 50 (17 euros) « pour faire ce que vous voulez » . Petite blonde de 32 ans et mère d'une fille de 12 ans, elle habite à Niteroi, de l'autre côté de la baie, et suit des études d'infirmière. Chaque mois, elle doit débourser 900 reais (300 euros) pour ses cours. « Les jours ensoleillés, je peux me faire 1000 reais en une soirée, cinq fois plus que le salaire mensuel brésilien. » Habillée d'une mini-jupe rose bonbon pour le bas et d'un bomber pour le haut, Erica travaille à Vila Mimosa depuis seulement quelques jours. Suffisamment longtemps, en tout cas, pour déterminer que les Argentins et les Africains sont les pires clients : « Ils négocient, ils sentent mauvais et sont violents. » Les Colombiens, les Coréens et les Équatoriens, remportent quant à eux le prix orange : « Ils payent et se comportent bien. » Erica fait aussi le tapin à Copacabana où la passe monte à 150 dollars. Sur les 50 reais exigés à Vila Mimosa, elle en refile 10 au tenancier. « Les propriétaires sont des Brésiliens mais personne ne les connaît, enfin moi, je ne le connais pas. » Les salles de plaisir ressemblent à un vestiaire, des lits vulgaires rafraîchis par un ventilateur poussif. La capote est fournie contre 2 reais, le PQ pour s'essuyer est gratuit. Erica relativise : « Il y a pire comme situation. Je suis libre de partir quand je veux et de ne pas travailler. C'est juste un endroit pour travailler, pas une prison. Je n'ai pas de mac et ici, on m'offre une protection que je n'ai pas dans la rue. »

Pigalle, ambulance et préfet amoureux


Erica fixe ses limites : « Tout sauf la violence. Je veux bien qu'on me tire un peu les cheveux et qu'on me mettre une petite tape sur le visage ou sur les fesses, mais je ne veux pas finir à l'hosto » . Hier, un des clients d'Erica, l'étudiante en médecine, a fini dans une ambulance : « Pendant une sodomie, il s'est cassé la bite en deux. Il était horrifié et moi aussi. C'est la première fois dans l'histoire de la Vila que cela arrive » . Pleine d'histoires du quotidien, elle en a aussi de moins glauques. Comme celle de son amitié avec un préfet de Brasilia : « Il est venu ici, il m'a apprécié et m'a proposé 8000 reais (2700 euros, ndlr) pour rester avec lui pendant trois jours. Il y avait du champagne, on a mangé dans les meilleurs restos, il m'a offert des vêtements. C'était super. Il m'a appelée récemment pour me dire qu'il reviendrait. » Pretty Woman assure qu'aucune fille ne s'est lancée dans la prostitution pour satisfaire les besoins des supporters venus avec la Coupe du monde. « Il y a déjà beaucoup de filles, celles de Rio et du Minas Gerais.  » Elle demande : « Comment sont les filles à Paris ? Elles ont des gros seins, des fesses ? » Elle n'a jamais entendu parlé de Pigalle. Une passe dure en moyenne 30 minutes. « Pour les taureaux. Pour les autres, c'est juste le temps d'une baise. » Les non-habitués, les touristes, avaient l'air perdu selon Erica : « Ils sont gênés, ils ne savent pas comment faire ni comment s'y prendre alors que c'est simple pourtant, non ? » La Coupe du monde a fait exploser son chiffre d'affaires mais elle espère qu'il s'arrêtera avant les JO : « Cela voudra dire que j'ai eu mon diplôme d'infirmière » .

Par Joachim Barbier, Vincent Riou et Javier Prieto-Santos, à Rio
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Kit Fisteur Niveau : Loisir
Comme quoi pendant le mondial, des bourses se sont vidées et d'autres remplies !

Quelqu'un peut m'expliquer comment on se casse l'engin en deux pendant une sodomie ? Je n'ai encore jamais eu ce type de problème pour le moment, Dieu m'en préserve !

Et j'en profite pour souhaiter bon rétablissement à Neymar, une des plus grosses de l'histoire du football malgr tout son talent !
Lasourceprochedudossier Niveau : CFA2
Message posté par Kit Fisteur
Comme quoi pendant le mondial, des bourses se sont vidées et d'autres remplies !

Quelqu'un peut m'expliquer comment on se casse l'engin en deux pendant une sodomie ? Je n'ai encore jamais eu ce type de problème pour le moment, Dieu m'en préserve !

Et j'en profite pour souhaiter bon rétablissement à Neymar, une des plus grosses de l'histoire du football malgr tout son talent !


Faut juste qu'elle soit relativement longue.. T'as de la chance d'être épargné.
Message posté par Kit Fisteur
Comme quoi pendant le mondial, des bourses se sont vidées et d'autres remplies !

Quelqu'un peut m'expliquer comment on se casse l'engin en deux pendant une sodomie ? Je n'ai encore jamais eu ce type de problème pour le moment, Dieu m'en préserve !

Et j'en profite pour souhaiter bon rétablissement à Neymar, une des plus grosses de l'histoire du football malgr tout son talent !


T'inquietes , ça ne t'arriveras point car tu n'enculeras guere.
Kit Fisteur Niveau : Loisir
Message posté par zenghyo
Putain c'est quand même triste qu'une maman en vienne à la prostitution pour payer ses études d'infirmière...

Quel monde de merde...

Je veux bien une claque ou qu'on me tire les cheveux... qu'on m'encule... tout ça pour 17 euros...

Pfff... des fois j'aurais aimé ne jamais grandir...


Les joies du libéralisme hein. Merci système libéraliste de merde ou les plus riches se payent les corps des plus pauvres comme ça.

D'autant que la meuf devra toute sa vie vivre avec le fait que psychologiquement, elle ait dut vendre sa chatte* et son cul* pour se payer une vie à des mecs qu'elle ne connait pas. parfois des vieu pays pervers dégoutants, pour qui elle ne doit avoir que du mépris... Pour endurer ça psychologiquement, respect. May the force be strong with you young lady.

Et je valide avec le pire club de catin de France putain*, même le système de validation participe à sa manière aux commentaires...
17 balles le VIH, c'est cher quand meme...
RancySurYvetteFC Niveau : District
Pour les néophytes, "se casser la bite en deux" signifie rupture des corps caverneux.
Et ça c'est une ptite vidéo qui explique tout. Vidéo dite de "l'aubergine"

http://www.dailymotion.com/video/xq4v2k … rance-5_tv
leopold-saroyan Niveau : Ligue 1
Note : 9
Entre Vila Mimosa, le zob tordu et le cul de Mascherano j'ai ma ration pour la semaine !
Je vois que ça n'a rien à voir avec la pension des mimosa qui a bercé mon enfance.
Message posté par Kit Fisteur


Les joies du libéralisme hein. Merci système libéraliste de merde ou les plus riches se payent les corps des plus pauvres comme ça.


C'est vrai que ca n'existait pas avant le libéralisme. Salauds de riches.
2 articles sur des bordels et des putes en 24 h. Bernard de la villardiere est devenu rédacteur en chef de so foot ou quoi ?
Note : 3
"les Argentins et les Africains"/ "Les Colombiens, les Coréens et les Équatoriens"

ça fait pas beaucoup pour ce seul beau pays qu'est l'Afrique, cinq places qualificatives ? ... ce serait dans la citation, encore, mais même pas.
Fion National Niveau : Loisir
« Propos de prostituées brésiliennes durant la Coupe du monde : « Les Argentins et les Africains sont les pires clients : "Ils négocient, ils sentent mauvais et sont violents." »

Sentent mauvais ? C'est RACISTE !!!
Kit Fisteur Niveau : Loisir
Message posté par berson


C'est vrai que ca n'existait pas avant le libéralisme. Salauds de riches.


Ce que l'on nomme le plus vieu métier du monde a été amplifié par le libéralisme. Si la prostitution ne date pas d'hier, le tourisme sexuel quand à lui ? Les gamines thailandaises déviergées à 9 ans ? Ce phénomène est amplifié par le libéralisme même. Certes il existerait sans, mais en aucun cas aussi violemment.
" Petite blonde de 32 ans et mère d'une fille de 12 ans, elle habite à Niteroi, de l'autre côté de la baie, et suit des études d'infirmière. Chaque mois, elle doit débourser 900 reais (300 euros) pour ses cours. « Les jours ensoleillés, je peux me faire 1000 reais en une soirée, cinq fois plus que le salaire mensuel brésilien. »"


Le salaire minimum Brésilien variant autour de 800 reais selon les profession, heureusement qu'elle ne fait pas d'étude de maths.
Coach Kévinovitch Niveau : Ligue 1
Message posté par leopold-saroyan
Entre Vila Mimosa, le zob tordu et le cul de Mascherano j'ai ma ration pour la semaine !



Avec last but not least, l'histoire d'amour entre l'enfant Garrincha et la chèvre!
Fulguro-poing Niveau : District
D'habitude sur ce genre d'article, je cherche uniquement la blague lourdingue qui fera mouche....mais là j'ai juste envie qu'elle l'ait rapidement son diplôme d'infirmière cette nana.
Elle n'a malheureusement pas trop le choix, cela risque de provoquer des traumatismes chez sa fille de savoir que sa mère gagne sa vie en faisant la gourgandine
Grégory_Thil Niveau : District
Passer en quelques lignes d'études d'infirmière à des études de médecine. Sacrée progression sociale !
pierre ménès 2.0 Niveau : Ligue 1
Jamais vu un site de foot qui parle autant de putes et de bordels.


Changezpas les gars
"Pendant une sodomie, il s'est cassé la bite en deux. Il était horrifié et moi aussi."

et Neymar qui se plaint de son dos...
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