Autorisation de l'arbitrage vidéo
Par Mathieu Faure
Vidéo gag
Le Board de la FIFA a autorisé l'usage de la technologie vidéo pour permettre aux arbitres de savoir si le ballon a bien franchi la ligne de but. Le début d'une modernisation de l'arbitrage. Et du football ?
Sinon, on n'a qu'à jouer avec trois ballons, non ?
Geoffrey Charles Hurst doit sa postérité à une incertitude. Celle qui entoure sa frappe du droit en finale de la Coupe du Monde alors que le score est de 2 à 2 entre l'Angleterre et l'Allemagne en 1966. Encore aujourd'hui, et en dépit de multiples reconstructions en 3D, personne ne sait si cette saloperie de balle a franchi la ligne de but. Un fait de jeu qui n'aurait plus sa place dans le football moderne. Et pour cause, depuis hier, le Board de la FIFA a autorisé l'usage de la technologie pour indiquer aux arbitres si le ballon a bien franchi la craie.
Pour ce faire, ce nouveau dispositif sera expérimenté en trois étapes (Coupe du Monde des Clubs 2012, Coupe des confédérations 2013 et, non des moindres, Coupe du Monde 2014). Une sorte de test grandeur nature qui doit valider la méthode. Cette prise de position est un pas de géant vers la modernité. D'une, parce que le Board est réputé pour son côté conservateur, voire frigide. De deux, parce que le football semblait réticent aux nouvelles technologies. Alors pourquoi ce revirement ? A cause d'un nom: Marko Devic.
Injustices et pressions
Le milieu de terrain du Metalist Kharkiv a fait parler de lui le 19 juin dernier lors d'un Angleterre-Ukraine retentissant. Ce soir-là, Marko balançait un pruneau qui retombe derrière la ligne de but avant d'être sauvé par John Terry. L’arbitre central et, surtout, le cinquième arbitre posté derrière la ligne de but, sont à l'ouest et n'accordent pas le but. Le soir même, Sepp Blatter balance une pierre dans le jardin international du board en tweetant : "Après le match d'hier, la technologie sur la ligne de but n'est plus une possibilité, c'est une nécessité". En politique, on appelle ça une prise de position. Ferme. Notamment envers le board qui avait érigé en dogme, depuis 2008, une certaine idée de la place de la technologie dans le football – "Toutes les expérimentations technologiques concernant la ligne de but sont gelées" –.
Sauf qu'entre-temps, les injustices se sont accumulées (AC Milan - Juventus en février dernier, Angleterre - Allemagne lors du Mondial 2010) et les pressions se sont accentuées. Il fallait agir, et ce, contre l'avis de Michel Platini, patron de l'UEFA. "Si on a la technologie sur la ligne de but, pourquoi pas sur la ligne de fond ? Et s'il y a une main sur la ligne que n'est pas vue par l'arbitre ? Je ne suis pas contre la technologie sur la ligne de but, je suis contre l'arrivée de la technologie parce que ça ne va pas s'arrêter là". Et là, Michou - qui notait également qu'il y avait un hors-jeu au départ de l'action de but de Devic - marque un point. Le football a ce côté terriblement aléatoire, humain, voire injuste.
Et la main de Dieu ?
La technologie est à l'opposé de cette vision. Car, avouons-le, le football s'est construit à coup d'injustices. L'arrivée de la technologie change tout. Dans l'idée, en tout cas. Dès lors, plus de main de Dieu comme celle de Diego Maradona en 1986 contre l'Angleterre, plus de coup de mimine de Thierry Henry contre l'Irlande en 2009, plus de penalty imaginaire pour Fabrizio Ravanelli un soir d'hiver, au Parc des Princes, encore moins de polémique au lendemain du but – valable ou pas – de Luis Garcia en demi-finale de Ligue des Champions entre Liverpool et Chelsea. Des exemples, le ballon rond en compte des dizaines. Tous aussi mythiques. Tous aussi mémorables. L'Histoire a choisi son camp, et c'est très bien comme ça.
Bref, le football est bandant justement parce qu'il est imparfait. Sa légende s'est forgée dans l'incertitude et cela aide grandement à façonner une réputation. Une aura. Certes, les enjeux économiques actuels sont tels que rien ne doit enrayer la machine financière qui se joue sur le pré. La vidéo sera également là pour ça. Limiter au possible les erreurs, les imprécisions, les injustices. En gros, rendre le football parfait. Ou s'en approcher. On est en droit de se demander quelles seront les prochaines étapes ? Un arbitrage entièrement vidéo, comme c'est le cas au rugby ? A savoir utliser la technologie à la moindre incertitude (tacle, faute, tirage de maillot, hors-jeu, etc.). Cela rallongerait considérablement les matches et ôterait le côté humain de ce sport populaire. Surtout, de quoi se plaindrait-on à la fin d'une belle branlée ? Bah ouais, ça, personne n'y a pensé.
Pour ce faire, ce nouveau dispositif sera expérimenté en trois étapes (Coupe du Monde des Clubs 2012, Coupe des confédérations 2013 et, non des moindres, Coupe du Monde 2014). Une sorte de test grandeur nature qui doit valider la méthode. Cette prise de position est un pas de géant vers la modernité. D'une, parce que le Board est réputé pour son côté conservateur, voire frigide. De deux, parce que le football semblait réticent aux nouvelles technologies. Alors pourquoi ce revirement ? A cause d'un nom: Marko Devic.
Injustices et pressions
Sauf qu'entre-temps, les injustices se sont accumulées (AC Milan - Juventus en février dernier, Angleterre - Allemagne lors du Mondial 2010) et les pressions se sont accentuées. Il fallait agir, et ce, contre l'avis de Michel Platini, patron de l'UEFA. "Si on a la technologie sur la ligne de but, pourquoi pas sur la ligne de fond ? Et s'il y a une main sur la ligne que n'est pas vue par l'arbitre ? Je ne suis pas contre la technologie sur la ligne de but, je suis contre l'arrivée de la technologie parce que ça ne va pas s'arrêter là". Et là, Michou - qui notait également qu'il y avait un hors-jeu au départ de l'action de but de Devic - marque un point. Le football a ce côté terriblement aléatoire, humain, voire injuste.
Et la main de Dieu ?
La technologie est à l'opposé de cette vision. Car, avouons-le, le football s'est construit à coup d'injustices. L'arrivée de la technologie change tout. Dans l'idée, en tout cas. Dès lors, plus de main de Dieu comme celle de Diego Maradona en 1986 contre l'Angleterre, plus de coup de mimine de Thierry Henry contre l'Irlande en 2009, plus de penalty imaginaire pour Fabrizio Ravanelli un soir d'hiver, au Parc des Princes, encore moins de polémique au lendemain du but – valable ou pas – de Luis Garcia en demi-finale de Ligue des Champions entre Liverpool et Chelsea. Des exemples, le ballon rond en compte des dizaines. Tous aussi mythiques. Tous aussi mémorables. L'Histoire a choisi son camp, et c'est très bien comme ça.
Bref, le football est bandant justement parce qu'il est imparfait. Sa légende s'est forgée dans l'incertitude et cela aide grandement à façonner une réputation. Une aura. Certes, les enjeux économiques actuels sont tels que rien ne doit enrayer la machine financière qui se joue sur le pré. La vidéo sera également là pour ça. Limiter au possible les erreurs, les imprécisions, les injustices. En gros, rendre le football parfait. Ou s'en approcher. On est en droit de se demander quelles seront les prochaines étapes ? Un arbitrage entièrement vidéo, comme c'est le cas au rugby ? A savoir utliser la technologie à la moindre incertitude (tacle, faute, tirage de maillot, hors-jeu, etc.). Cela rallongerait considérablement les matches et ôterait le côté humain de ce sport populaire. Surtout, de quoi se plaindrait-on à la fin d'une belle branlée ? Bah ouais, ça, personne n'y a pensé.
Par Mathieu Faure
Riquelme laisse Boca orphelin

















Je veux bien qu'on soit sur un site de foot mais faudrait voir à pas dire n'importe quoi. Au rugby, on utilise la vidéo pour savoir s'il y a essai ou pas, et éventuellement pour vérifier qu'un drop ou qu'une pénalité est bien passée entre les perches. On ne l'utilise pas pour savoir s'il y a un hors-jeu ou un en-avant...
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Un mec devant sa TV dans les loges, l'arbitre siffle, il demande, 3,4 ralentis et 20 sec après vous avez la réponse.
Le temps qu'on prendre pour la vidéo ce sera le temps que les joueurs prenaient avant pour râler sur l'arbitre et demander des explications.
Et puis le ralenti ne va pas se passer 12 fois par matchs, donc vraiment faut changer de disque parcque cet argument est bidon à souhait.
Ensuite pour dire que le sport est imparfait par nature et que l'erreur humaine, du coté des joueurs comme des arbitres, fait partie du sport et que ce serait dommage d'enlever ce coté naturel, OK !
Mais vu les tunes que le Foot génère je peux comprendre qu'un club qui lutte pour ne pas descendre qui marque un but que l'arbitre n'a pas vu passer la ligne ait envie d'avoir le ralenti, idem en demi finale de champion's league etc...
faut pas se voiler la Face, plus les enjeux sont importants (financiers notamment) plus on doit être irréprochable, et ça marche pour tous les secteurs professionnels, pour nous comme pour les sportifs.
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C'est vraiment con. Toutes les frustrations, engueulades, bastons émanant du foot viennent partiellement des erreurs d'arbitrage. C'est injuste de se voir refuser un but alors qu'il était bon. C'est injuste de pas avoir de penalty quand il y a une grosse faute volontaire ou un gentil tirage de maillot. C'est injuste de se qualifier pour un grand tournoi en gérant la balle avec sa main.
C'est un PLUS. Alors UTILISONS-LE.
Y'a AUCUN argument valable pour contrer l'utilisation de l'arbitrage vidéo. AUCUN.
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On s'en branle que le mec ait fait main ou pas, l'important c'est : but ou pas but. C'est l'arbitre qui décide de tout le reste, point.
Et les gens qui disent "oui mais si ya hors jeu avant", "oui ya eu main avant"... et bah tant pis, l'arbitre n'avait qu'a le voir, ça change pas du foot actuel.
Et l'argument du foot amateur est aussi a chier, ya moins d'enjeux, ya moins de moyens donc pas de vidéo, comme au rugby. Ceux qui crachent sur la vidéo pourront aller jouer le dimanche matin sans la vidéo c'est déjà ça.
Il faut comprendre que c'est une aide et que ça n’arrête pas les injustices, ça les limites.
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C'est principalement ça qui pourri les matchs de hauts niveau.
Remarquez, on l'a bien utilisé de manière officieuse sur Zidane en 2006 ...
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Le pire c'est que tous les médias foot et mainstream, y compris So Foot, reprennent le truc tel quel sans se poser de question ni mettre un gentil astérisque en tentant d'expliquer l'erreur.
A moins que Platini ait vraiment dit ça verbatim ! Là, ça serait gravissime.
Mais à mon avis, non. Il a dû lire un texte en anglais avec (en plus de goal-line) le terme « byline », et ça a été mal retraduit par l'UEFA.
Au cours de mes recherches poussées sur la terminologie bilignue anglais-français du foot (milliers de documents étudiés depuis 7 ou 8 ans, écrits, audios, etc.), je suis tombé deux ou trois fois sur cette erreur sur les sites UEFA et FIFA (CR de match, par ailleurs très bien traduits comme je l'indiquais dans mon poste précédent).
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