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Victor Valdes, le dernier round

31 ans, un palmarès unique avec son club et une sixième demi-finale de Ligue des champions au programme. Pourtant, Victor Valdes aura dû attendre son départ du FC Barcelone pour être - enfin - dans la lumière et indispensable. Foutu destin.

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C'était une constante au FC Barcelone, une équipe qui tient la route et un portier en bois. Ainsi, depuis la retraite d'Andoni Zubizarreta, le Mes que un club aura enchaîné les passoires et les ratés : Carlos Busquets, Arnau, Richard Dutruel, Rüstü, Vitor Baia, Ruud Hesp, Carlos Bonano ou encore le regretté Robert Enke. Puis, il y a eu Victor Valdès, pas forcément le plus talentueux de tous mais il a eu le mérite d'être dans la bonne génération. Celle qui va tutoyer l'Europe depuis six ans. Son palmarès parle pour lui : cinq Ligas et trois Ligues des Champions. Uniquement avec le FCB, club avec lequel il compte près de 500 matches (4e joueur à avoir joué le plus de matchs sous le maillot blaugrana après Xavi, Carles Puyol et Migueli). Respect.

Pourtant, le double V n'a jamais vraiment fait l'unanimité. Pas tellement talentueux au départ, pas de charisme. Juste un gros bosseur. Et un mental de Vietcong. Pis, on s'est souvent foutu de sa gueule, pointant du doigt ses nombreuses relances au pied foirées et son absence d'envergure dans les airs. Après dix piges dans les bois du Barça, Valdes a donc eu envie d'aller voir ailleurs. Sous contrat jusqu'en 2014, il a fait savoir qu'il ne prolongerait pas son bail. Dès lors, il partira cet été, moyennant un petit chèque pour son club formateur.

Depuis cette annonce, le gardien semble libéré d'un poids. Il se sent libre et livre des prestations XXL. Comme contre le Paris SG, en quart de finale, où sur la double confrontation, il est le meilleur Barcelonais. Ça doit lui faire bizarre, lui qui est habitué à prendre des missiles de toutes parts depuis ses débuts professionnels. Et quand les crachats viennent de la bouche de Diego Maradona, ça fait mal. « Victor Valdes est nul ! Mais avec les joueurs qu'il a autour de lui, il parait bon » , a ainsi déclaré l'Argentin sur le site de sport d'Abu Dhabi sport360 en 2011. Valdes encaisse et ne bronche pas.

Qui pour lui succéder ?

Il en a bouffé des couleuvres, Valdès. Il le sait. « On a toujours douté de moi » , déclarait-il encore en janvier en conférence de presse. D'autant qu'il avait déjà flingué son crédit confiance dès l’entame de la saison suite à une nouvelle bourde en Supercoupe d'Espagne contre le FC Barcelone. « Je veux un nouveau défi, découvrir un nouvelle culture et vivre à l'étranger, a-t-il expliqué au magazine Four Four Two du mois de mai prochain. J'adore la Premier League. Il y a beaucoup d'occasions à chaque match. Il y a beaucoup de respect du public. C'est une autre façon de vivre le football. Ils applaudissent même les tacles ! » . Sa décision semble prise. Ça sera l'Angleterre (Arsenal tiendrait la corde). A moins que les récentes offres "exotiques" ne le fassent changer d'avis (Anzhi, Monaco).


Dès lors, une question brûle les lèvres de tous les observateurs. Qui gardera les buts du FC Barcelone l'an prochain ? Les pistes sont nombreuses. De De Gea au retour de Pepe Reina en passant par Courtois, Moya ou Diego Alvès, les Catalans attendent leur prochain numéro 1. Une chose est certaine, il faudra gérer l'héritage laissé par Victor Valdès. Car mine de rien, entre trois critiques, le portier a tenu sa cage en respect pendant une décennie. Un mec qui peut se vanter d'avoir embarqué chez lui cinq trophées Zamora (récompensant chaque année le gardien ayant encaissé le moins de buts en championnat) et d'avoir réussi à exister médiatiquement dans un club aussi fou que le Barça. Avec Zubi, Valdès est sans conteste le plus grand gardien de l'Histoire du club. Un joueur fait pour jouer au FCB. Le mariage parfait.

Reste une dernière demi-finale de Ligue des Champions à disputer. Sa sixième de suite. Même si le pari est énorme (gagner par cinq buts d'écart), Victor Valdès aimerait partir sur une bonne note. Surtout face au Bayern, le club de son idole de toujours : Oliver Kahn. On l'oublie peut-être, mais Victor Valdès restera comme le rasé qui a gardé les buts de la plus belle expression collective du sport façon XXIe siècle. Trois fois rien, quoi.

Par Mathieu Faure
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