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Verts au Rocher

Saint-Etienne - Monaco, deux villes qui n'ont rien en commun. D'un côté une ville ouvrière, de l'autre des manteaux de fourrures jusque dans les supermarchés. Pourtant, les deux bourgades vont se discuter le bout de gras comme elles se partagent, souvent, les joueurs

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Ils sont une chiée à avoir porté la liquette des deux équipes. De Frédéric Piquionne à Patrick Battiston en passant par Willy Sagnol et Omar da Fonseca, les Stéphanois et Monégasques ont souvent étés sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agissait de se refourguer la marchandise. Cette saison encore, ils sont trois dans le Forez à être passés par le Rocher, dont deux lors du dernier mercato d'hiver. Et forcément, ça fait beaucoup de revanchards au mètre carré. Idéal pour l'équipe en quête de la sixième place, moins pour l'autre toujours menacée de relégation. C'est quand même ballot de se faire enfler par ses anciens élèves...

Sylvain Monsoreau, l'ancien

«  Au niveau sportif, il n'y a pas photo » lance l'ancien Sochalien à son arrivée dans le Forez en provenance de Monaco. Il est vrai que le défenseur a été prié de partir avec ses émoluments et de garder le sourire. On est bien loin du Monsoreau période sochalienne. On parle alors d'un défenseur solide, brillant et à deux coudées d'intégrer le groupe France. A défaut, le lascar s'offre un trip à Lyon, alors au sommet du Royaume, et confirme la difficulté pour la formation sochalienne à s'exporter (Jurisprudence Frau, Ljuboja, Pedretti, Meriem etc.).
Puis, le gaucher atterrit à Monac' et veut relancer sa carrière. Erreur. En deux ans, le défenseur ne s'impose jamais et ne parvient pas à faire oublier Sébastien Squillaci. Pis, il est refourgué en loucedé à Saint-Etienne sans avoir son mot à dire. Une attitude qu'il fustige à son arrivée dans le Forez : «  j'ai trouvé que ça manquait un peu de franchise et d'honnêteté... Je n'ai pas non plus apprécié que Monaco officialise le transfert jeudi soir, alors que je n'avais pas encore dit oui » (Nice-Matin, juillet 2008). Après deux années de purgatoire, le numéro 6 stéphanois réalise enfin une saison complète et se verrait bien envoyer l'ASM en Ligue 2. Y'a plus de respect.

Alejandro Alonso, le dégradé

En moins d'un an, Alonso est passé du statut de capitaine de l'AS Monaco à celui balai à chiotte. C'est la vie. Mais c'est surtout la sienne. Celle d'une love story mal bouclée. L'Argentin pensait avoir trouvé un Eldorado en débarquant dans la Principauté en 2008. Des femmes, du soleil, des casinos, un ballon et Ricardo, son ancien coach bordelais. Seulement la lune de miel tourne mal et Guy Lacombe débarque à Louis-II. Une aubaine. Enfin au début. Alonso devient capitaine avant de finalement dérouiller. Il ne joue plus, fait la gueule et se retrouve au placard comme un slip sale. Le genre de situation que l'on vit mal. Pour se libérer, l'ancien Bordelais ne se prive pas pour sniper ses dirigeants par presse interposée : « Le coach m'a enlevé le brassard, il m'a sorti après dix minutes en deuxième mi-temps, il ne me fait plus jouer. C'est lui qui m'a mis de côté. Marc (Keller), lui, ne veut pas que je prolonge » . Tout est dit et après deux ans et demi de relation à sens unique, Alonso s'arrache de Monaco en janvier dernier. Depuis, il revit. Surtout, il n'a rien oublié et veut le faire savoir.

Pierre-Emerick Aubameyang, l'étoile filante

On lui prédit un avenir radieux. Le gamin a de quoi. Formé au Milan AC (où papa est recruteur) avec son frère Willy, il se sert de la France comme d'une carte Michelin. Lille, Dijon, Monaco et maintenant Sainté. Bref, Pierre-Emerick aime la route. On le décrit comme rapide, vif, imprévisible, technique. Bref, on l'encense. Pourtant le petit ne séduit personne depuis son passage prometteur dans l'antre de la Moutarde (dix pions en Ligue 2 à 19 ans). A Monaco, il pensait enfin tenir sa chance. Celle de se faire définitivement un prénom. Raté. Il claque deux buts dans une pléthore de prestations consternantes. Il se paye même le luxe d'être sifflé par les locaux. C'est dire. Fin janvier, l'ASM met fin à son prêt et le petit file dans la Loire. Dernière étape. Dernière chance.

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