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Verratti, sur les traces de Fábregas ?

Marco Verratti est la pièce manquante dans le mécanisme de jeu du Barça, enlisé dans la recherche d'un nouveau Xavi depuis sa retraite il y a deux ans. Or, le cas de Verratti ressemble trait pour trait à celui de Cesc Fábregas, qui avait forcé ses adieux d'Arsenal lors de l'été 2011.

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La quatrième et dernière saison de Pep Guardiola à la tête du FC Barcelone avait commencé par le retour de l'enfant prodige Cesc Fábregas dans le club de son cœur. Parti à 15 ans vers Londres pour rejoindre Arsenal et avoir tout de suite une place dans l'équipe première, le jeune meneur de jeu d'Arenys de Mar ne voulait pas être en compétition avec Xavi, déjà connu comme héritier de Guardiola. Sauf que, huit ans plus tard, alors que Xavi commençait à vieillir, le club qui l'avait formé décide de lui donner une deuxième chance en lui offrant la possibilité de venir évoluer avec ses coéquipiers en équipe nationale : Xavi, Iniesta, Puyol, Piqué, Busquets, Pedro et Villa.

D'ailleurs, un an auparavant, lors des célébrations du triomphe espagnol en Coupe du monde 2010, Puyol et Piqué lui avaient posé le maillot du Barça sur les épaules, comme pour entamer les négociations avec Arsenal avant l'heure. En réalité, Piqué avait déjà partagé le vestiaire avec Cesc pendant plusieurs années, dans une équipe de jeunes où le numéro 10 s'appelait, déjà, Leo Messi. L'envie de retour se concrétise donc lors de l'été 2011. Après une semaine passée dans le gymnase de l'équipe londonienne pour ne pas donner d'indices sur son départ, Fábregas peut finalement embrasser à nouveau le blason du club catalan, incrusté sur son tant désiré maillot numéro 4.

Un poids lourd à porter


Depuis le début du XXIe siècle, le poste de meneur de jeu au Barça a toujours été occupé par un véritable crack. D'ailleurs l'évolution du numéro 4 blaugrana est passée par plusieurs joueurs aux caractéristiques souvent similaires. L'aptitude la plus recommandée étant celle de pouvoir faire démarrer l'action avec une passe verticale capable de transpercer les charnières des rivales. Xavi – avec le numéro 6 – avait été indiqué par Van Gaal comme le nouveau Guardiola. Et, en conséquence, Cesc était vu par tous comme le nouveau Xavi. Mais l'ex-protégé d'Arsène Wenger ne sera finalement jamais protagoniste dans cette zone du terrain de jeu au Barça, en raison d'un embouteillage extrême au milieu du terrain. Pep propose alors de le faire jouer en tant que « falso nueve » à côté de Messi.


De plus, les sept années passées à Londres avaient en quelque sorte changé sa façon de jouer et d'entendre le foot : plus vertical et direct, moins cérébral et calme. Pour Guardiola, Fábregas n'était pas le remplaçant de Xavi – car il y avait aussi Thiago Alcántara qui sortait de l'équipe B –, mais plutôt une autre ressource offensive. Ce ne serait, aujourd'hui, pas le cas de Verratti, objet de désir des Catalans depuis longtemps. L'Italien serait utilisé avec plaisir par Ernesto Valverde, nouveau coach blaugrana et amoureux de la possession du ballon.

Bras de fer


Verratti veut le Barça, et le Barça veut Verratti. Ça, c'est évident. Mais il est tout aussi évident que le PSG ne veut pas laisser partir un des symboles de l'équipe, un joueur important qui avait prolongé il y a un an jusqu'en 2021 en affirmant : « L'intérêt de Barcelone me fait plaisir, mais je veux rester ici pour gagner la Ligue des champions. » Évidemment la grande débâcle du Camp Nou du 6 mars passé a laissé des cicatrices dans la tête du milieu de terrain italien, qui n'a jamais caché son envie de revêtir le maillot du Barça, notamment cet été, à Ibiza, destination située... à 30 minutes d'avion de Barcelone.


La situation entre Verratti et le club parisien, qui ne veut pas le vendre (et encore moins à une équipe « concurrente » comme Barcelone), est donc très tendue. Il s'agit d'un bras de fer psychologique très similaire à celui de Fábregas/Arsenal durant l'été 2011. À cette occasion, 40 millions d'euros furent nécessaires pour convaincre Wenger de laisser partir son petit chouchou. Mais cette fois, si le Barça veut faire craquer Paris, il faudra viser bien plus haut. Verratti a à peine 25 ans (Fàbregas en avait 24 en 2011) et l'estimation de sa valeur est d'environ 80 millions, une somme très élevée pour le Barça, qui vient de renouveler le contrat de Messi et qui a pour le moment jugée « impossible » la transaction menant au Petit Hibou.

Sirigu au secours


Selon les experts qui constituent la planète Barça, l'achat de Verratti serait la meilleure solution pour donner de l’air frais à un milieu de terrain plutôt bloqué lors des derniers mois. La seule présence de Busquets, les fréquentes blessures d'Iniesta et les choix de Luis Enrique de miser sur Rakitić et André Gomes, ont, d'une certaine manière, nui à l'essence même du jeu blaugrana imposé par Guardiola.


Verratti serait donc le pari le plus juste pour poursuivre ce mode de jeu inculquée par Pep, et qui a donné au Barça tant de prestige et de succès au niveau international. L'Italien le sait bien, mais son contrat avec le PSG est très contraignant. Parti fâché du PSG, son pote et compatriote Salvatore Sirigu est venu à son secours dans une interview à L’Équipe : « On peut dire que Marco est un peu prisonnier du PSG. Je pense qu’un joueur donne le meilleur de lui-même quand il est pleinement motivé. Si Marco n’est plus motivé, le club devrait prendre en considération sa demande. » Cet été sera long et Verratti a effectué ce vendredi son premier entraînement de reprise avec le PSG. Il faudra voir s’il prendra part aux toros avec ses copains, ou s'il préférera se dédier à la musculation, seul dans le gymnase. Comme Fábregas en 2011.

Par Antonio Moschella
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