1. // Les restes du monde

Veron, Ortega, Camoranesi...

Secouée par l'annonce de la retraite de Ronaldo, l'Amérique du football a repris tranquillement le chemin des stades en ce début d'année. Avec d'autres anciens qui ont encore faim.

Modififié
0 15
La Copa America est là, toute proche, et ça commence à se sentir. La compétition continentale ne donnera son coup d'envoi que le 1er juillet prochain, lorsque la Bolivie se mesurera à l'Albiceleste, mais l'Argentine, qui n'a plus reçu de grande compétition internationale depuis le championnat du monde juniors 2001, palpite déjà au rythme de la Copa America, vingt-quatre ans après s'être fait spolier sur ses terres par le voisin uruguayen. La ré-inauguration du stade Unico de La Plata a mobilisé le parti le plus puissant du pays (le Parti Justicialiste des Peron, Menem et autres Kirchner) et les chaînes de télévision, jamais avares d'images et de commentaires lorsqu'il s'agit de football, lui ont dédié une place démesurée. Un stade que Giovanni Moreno ne verra pas. Victime le week-end dernier d'un sale coup d'Hugo Barrientos, le meneur de jeu “riquelmiste” de la Colombie sera absent des terrains au moins six mois (rupture des ligaments croisés), ce qui ne fait pas les affaires de son club, le Racing, qui peine à retrouver les sommets, à l'instar des autres poids lourds argentin.

L'Argentine obsédée par la Copa America

L'Academia affrontera Boca Juniors, annoncé pour la première fois depuis longtemps comme favori du championnat argentin, mais qui a pris à contre-pied tout le monde lors de la première journée du Tournoi de Clôture, en implosant à la Bombonera face à la modeste mais régulière formation de Godoy Cruz (Mendoza). Pour changer des derniers mois, les Xeneizes devront se passer de Riquelme, victime cette fois-ci d'une entorse à la cheville droite. Depuis son retour dans les rangs bosteros, l'ancien joueur de Villarreal peine à enchaîner les matches sans se blesser. A quelques encablures d'Avellaneda, une autre vieille gloire devrait quant à elle faire ses débuts sous le maillot d'All Boys. Tout juste rétabli d'une opération à l'appendicite, Ariel Ortega, raillé pour son alcoolisme, a lui aussi à se faire pardonner, après les dernières saisons traversées tel un fantôme du côté de River Plate. Au rayon “anciens”, à signaler le retour au bercail du champion du monde 2006 Mauro Camoranesi, qui a effectué ses premiers pas dans le championnat d'Argentine lundi dernier et tentera de justifier sur son flanc pourquoi il s'est engagé avec Lanus, club sans histoire de la banlieue sud de Buenos Aires, dont le seul coup d'éclat reste un titre de champion d'Argentine acquis en 2007, à la faveur de la chute de l'axe River-Boca.

Camoranesi, débutant d'expérience

Autre come-back : celui du “Mellizo” (le Jumeau) Guillermo Barros Schelotto, leader des glorieuses années Bianchi à Boca Juniors, revenu dans son club formateur pour une dernière pige gratuite, sous l'impulsion d'Angel Cappa, le maître du “Tiki Tiki”, pâle copie du jeu à la Barcelonaise. Mercredi, Juan Sebastian Veron (36 ans dans deux semaines) et sa formation, pourtant championne d'Argentine en titre, ont subi la plus lourde défaite de leur histoire au niveau international, sur la pelouse du Cruzeiro de Belo Horizonte, qu'elle avait battu en finale de la Copa Libertadores 2009. A l'opposé de cette ribambelle d'anciens gauchos, le Brésilien Ronaldo annonçait lundi sa retraite, se délestant enfin du poids des années et de l'exigence du haut niveau. Quelques heures plus tard, il assurait pourtant vouloir organiser « une belle fête » , en enfilant une dernière fois le maillot de la Seleçao. Il semble qu'en Amérique Latine plus qu'ailleurs, les légendes ne meurent jamais.

Alejandro Carbone, à Buenos Aires

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Pauvre championnat argentin!

Les 300 meilleurs joueurs sont en Europe (ou au Japon ou au Qatar) et les vieilles gloires usées jusqu'à la corde y retournent faire un dernier tour de piste (et s'en mettre plein les poches).

Le meilleur public du monde pour des équipes d'un niveau de National!
entierement pas d'accord avec toi mario.
Ben, y a quand même Lanzini, Lamela, Gabriel Funes Mori et la nouvelle génération de River.

Y a quand même Defederico le fils caché d'Ortega à voir sous le maillot des diables rouges.

Y a quand même Erviti et Cañete.

Et y avait (pointe de nostalgie), Huracan et Cappa...
@Mario

Faut peut-être pas généraliser. Riquelme et Veron sont rentrés en ARgentine respectivement à 27 et 31 ans. C'est pas vraiment ce que j'appelle des vieilles gloires usées. Perso à cet âge là je l'ai aurai volontiers accueillis dans mon club!

A la rigueur ce que tu dis est un peu plus vrai pour le Brésil où quand les stars reviennent c'est souvent pour cause d'âge, d'obésité ou d'alcoolisme, voire les trois en même temps.

Sinon, en France, elles reviennent quand les vieilles gloires usées? beh justement quand elles sont vieilles et usées. Quant à nos meilleurs joueurs dans la force de l'âge, ils jouent très souvent à l'étranger..
Et si on créait un club de l'amitié franco-argentine...
ben je suis pas du tout d'accrod quand au niveau supposé faible du championnat argentin et des championnat d'am sud en general, encore plus quand tu dit qu'ils ont à peine le niveau du national français. Je ne te dit pas qu'ils ont le niveau Champions League mais j'aimerai bien les voir face a une ligue 1. En fait j'aimerai bien les voir tout court ses equipes mais là je radotte, on ma déja expliqué ici même qu'un Caen-Lorient ou Bordeaux-Rennes étai bcp plus interessant... Donc de me taire et de rêver en cachette à tous mes derby, super classico et j'en passe...
bah Mario, c'est pas en Argentine que les vieilles gloires risquent de se remplir les poches, pour la bonne et simple raison c'est que les clubs ont pas un rond. Ils reviennent souvent dans le club de leur coeur pour le plaisir (Veron à Estudiantes, el Mellizo à Gimnasia, Figueroa et Kily Gonzalez à Central...).
C'est pas à Lanus que Camoranesi va se faire des coucougnettes en or.
Néanmoins, c'est vrai que ça fait quelques années que le championnat argentin a baissé de niveau. Mais je prends plus de plaisir à mater un match argentin qu'un Caen-Lorient comme dit Julzinho, pour tous le côté folklore sur et en dehors du terrain. Après c'est une question de goût si t'es habitué à voir des matchs anglais, le rythme de jeu va t'horripiler.
La comparaison avec le National c'était une image.

Quand l'élite des joueurs (l'élite dans le sens très large, je ne me souviens plus du chiffre mais c'était des centaines) s'en va ailleurs, il reste quoi?

Au mieux, une deuxième division.

J'imagine un championnat argentin avec tous ses nationaux. Il serait sans doute le plus relevé du monde.

Idem pour le Brésil.
@Nasazzi: Cañete a ete transfere au Chili a l Universidad Católica.

@ Mario: En France aussi l elite des joueurs s en va ailleurs, donc le niveau du championnat Argentin doit pas etre si eloigne de celui de la Ligue 1.

Quand tu parles de centaines d argentins a l etranger, tu parles uniquement de l Europe? Parceque si tu prends le total des argentins a l etranger ca n a pas grand sens vu qu il y a un nombre incalculable d argentins de seconde zone dans les championnats mineurs d Amerique du Sud. Par exemple cette annee il y a plus de 100 argentins qui evoluent au Chili (joueurs et entraineurs compris).
L'exportation de footballeurs français reste sans commune mesure avec l'export des argentins.

Le record est brésilien, je crois. Suivis des argentins.

Si quelqu'un a les chiffres...
Pour ceux que ça intéressent l'étude est de 2009 et s'intitule "Le Brésil au cœur des stratégies spatiales du recrutement des clubs européens de football"

http://confins.revues.org/6029
"Tout juste rétabli d'une opération à l'appendicite". Putain un petit effort au niveau du français quand même ! l'inflammation de l'appendice c'est l'appendicite, tout comme l'infection d'un sinus est une sinusite ! Donc on dit "une opération a l'appendice/de l'appendicite" !
@ avonbarksdale
Merci pour ton lien, extrémement interessant, je le recommande a toutes les personnes qui aiment avoir une vision un peu plus étendu du foot que l'equipe.fr ou jepariedubléavecdesbookmakerchinois.com.
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
0 15