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Vercoutre sort de l'ombre

Hugo Lloris parti se fighter à Tottenham avec un petit vieux de l’Ohio, Rémy Vercoutre est désormais le gardien numéro un de Lyon. Un statut qu’il découvre. À 32 ans.

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Le banc de touche, Rémy Vercoutre connaît. Depuis ses débuts professionnels à Montpellier en 1999, le Ch’ti a toujours eu un statut de remplaçant. Même à Strasbourg, où il est prêté par Lyon en 2004, il doit poser ses miches sur le banc, Stéphane Cassard lui étant préféré. Alors quand à 32 ans, le bonhomme obtient le statut de titulaire pour garder les cages de l’OL, on se pose quelques questions.

Quel niveau ?

Principalement connu pour son côté ambianceur de vestiaire et grande gueule, Vercoutre est aussi un gardien de but, au cas où certains l’auraient oublié. Son niveau ? Difficile à dire tant il a peu joué (à peine 60 matchs dans l’élite depuis ses débuts). On se souviendra tout de même de sa saison 2007-2008. Propulsé dans les cages suite à la blessure de Grégory Coupet début août, le natif de Grande-Synthe avait parfaitement assuré l’intérim jusqu’à la trêve hivernale. Bon partout, excellent nulle part, il commet peu de boulettes, mais n’est clairement pas aussi décisif que Lloris. « Comment peut-on me comparer à lui ?, s’interroge-t-il d’ailleurs dans Le Parisien. C'est un des meilleurs gardiens du monde. Tous mes bons matchs seront banalisés, car je passe derrière un mec qui n'en faisait que des grands. Mes moindres erreurs seront montées en épingle parce qu'il n'en commettait pas. C'est logique, c'est un grand défi. Je vais faire en sorte de minimiser l'écart entre Lloris et Vercoutre. »

À l’aise sur sa ligne malgré un style peu orthodoxe – Alonzo et Janot like this -, il possède également un jeu au pied précis et n’est pas manchot quand il s’agit de s’imposer dans les airs. Mais si le club lui accorde toute sa confiance – « Je sais que nous verrons un bon Vercoutre sur la durée » , assure Rémi Garde. « Il a de l’expérience, je ne suis pas inquiet » , confie Jean-Michel Aulas -, beaucoup de supporters ne sont pas rassurés. Son entame contre Valenciennes n’a pas aidé.

Un nouveau statut à assumer


Certainement pris par l’enjeu et déstabilisé par le transfert de Lloris qu’il a appris le matin du match, il se troue totalement sur une sortie aérienne, permettant à Gil d’ouvrir le score. Une bourde qui a le mérite de le réveiller puisqu’il réussit ensuite plusieurs interventions décisives, comme il l’avait déjà fait à Rennes lors de la première journée. Preuve s’il en faut d’une certaine force de caractère. « S’il y a un gardien qui est prêt, c’est bien lui, assure Sidney Govou dans L’Équipe. Je ne suis pas du tout inquiet. Il aura la pression, mais avec son expérience, il est armé pour la vaincre. » À moins d’un changement de stratégie de sa direction d’ici le mercato hivernal, Vercoutre sera le numéro un jusqu’à la fin de la saison. Un nouveau statut dont il rêvait - « C’est vrai que ça me démange de jouer, de m’éclater » , se réjouit-il dans les colonnes du Progrès -, mais qu’il va devoir assumer.

« Je pense qu’il faut lui laisser le temps, explique Dominique Casandre dans Le 10 Sport. Lorsqu’on passe d’un statut de remplaçant à une place de titulaire, le plus important, c’est de retrouver ses repères (…) Les rôles de doublure et de titulaire sont différents. Il va devoir rentrer dans le rang, se remettre en question à chaque match. Changer son attitude d’avant, qui était positive, mais qui n’est pas compatible avec le statut de titulaire. » Désormais, Vercoutre, qui a récupéré le numéro 1 laissé libre par son prédécesseur, ne doit plus être le déconneur du vestiaire, celui qui s’embrouille avec le quatrième arbitre pendant les matchs. Il doit être celui qui fait tergiverser les attaquants, celui qui rassure sa défense. Comme le faisait si bien Lloris.

Quentin Moynet
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