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  1. // Coupe d'Espagne
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  3. // Real Madrid/FC Barcelone (1-1)

Varane fait chavirer Madrid

Et Raphaël Varane surgit… Auteur de 90 minutes de haute volée, le Nordiste a offert une égalisation qui paraissait alors inespérée au Real Madrid. Le Barça peut de son côté se les mordre, car il avait la place de mieux faire.

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Real Madrid – FC Barcelone : 1-1
Buts : Varane (82e) pour le Real. Fagregas (50e) pour le Barça

On en fait souvent des caisses sur Raphaël Varane. À tort ou à raison, on lui prête le costume de nouveau Laurent Blanc ou de Marcel Desailly 2.0. Avec les absences de Pepe et de Sergio Ramos, on l'attendait même au tournant pour son premier Clásico. Du haut de ses 19 printemps, on se dit tout de même que la pression doit être énorme – et elle l'est. Sauf que lui n'en a que faire. Auteur d'un match de patron durant lequel il a dû compenser les sautes d'humeur de son comparse Ricardo Carvalho et les errements de son latéral Essien, il a sorti un match de patron. À l'image d'un Hierro de la grande époque, il a relancé propre, gagné ses duels et bloqué Messi. Mieux, alors que personne ne l'attendait plus, il a offert l'égalisation au Real Madrid. Une égalisation inespérée tant les Blaugrana ont raté le coche dans une demi-finale aller de Copa del Rey à leur portée. Mais cela, Raphaël Varane s'en carre bien ce soir. Il doit retourner à ses études dès demain matin.

Carvalho et Varane, maillon faible, maillon fort

Clásico oblige, Santiago Bernabéu s'est vêtu de son plus bel apparat. Dans une ambiance qui fleure bon la haine viscérale dans les tribunes et qui pue le talent sur le terrain, les 22 héros d'un soir entrent tête haute sur le terrain. À peine le temps pour Xavi de taquiner le cuir, que les Merengues harcèlent le onze catalan. Sur une récupération aux trente mètres, Cristiano Ronaldo provoque un coup franc difficilement repoussé par les tresses de Pinto. Cinquante secondes de jeu qui confirment une réputation : de round d'observation, il n'y a pas lors du classique du Royaume. La furia madrilène passée, le Mes que reprend comme à son habitude le contrôle du ballon. Les gestes de seigneur d'Iniesta se succèdent – cf. sa louche à destination de Jordi Alba – et le Real recule progressivement. Le premier frisson attendra la 20e minute. Après la puissance de Cristiano, Xavi fait parler la délicatesse avec un enroulé qui fracasse l'angle de Diego López. Au supplice depuis le début de la rencontre, Ricardo Carvlho y va, lui, de sa boulette. Sans un retour in extremis de Varane, sa passe mal assurée pour son gardien aurait fait ficelle. Hexagone toujours, Benzema envoie pour sa part le Bernabéu au paradis. Le temps d'une seconde seulement. Par un trouble de la vision, sa reprise ne fait que longer la lucarne au grand dame des socios. Sur un rythme toujours aussi soutenu, et un Varane qui joue pour deux, Merengues et Catalans rentrent se refaire une beauté sur un 0-0 de haute volée.

Le calvaire de Callejón


Au retour, aucun changement. Jordi et José font confiance aux mêmes onze. Pas vraiment épargné par les blessures et suspensions, le Portugais doit regretter la présence de Callejón. Avec sa hargne, mais surtout un déchet qui fait tache, il sert sur un plateau Messi. La Pulga lance illico Fàbregas, qui n'a plus qu'à punir la vilaine relance du Madrilène. L'ouverture du score barcelonaise fait mal aux caboches locales. Et sans un énième retour de Varane sur Fàbregas, le score prenait une tout autre ampleur. Dans la foulée, Cristiano Ronaldo est à quelques millimètres d'offrir l'égalisation. S'ensuit alors une longue période de monopolisation catalane durant laquelle les ouailles de Mourinho enchaînent les kilomètres sans tâter le cuir. Le Barça enchaîne les mouvements. Pedro, puis Messi à deux reprises, sont proches d'aggraver la marque. Mais un hors-jeu, un centimètre, ou une sortie de gardien sont là pour rappeler qu'un Clásico réserve toujours son lot de surprise. Muet depuis une dizaine de minutes, le Bernabéu va pourtant s'offrir son mouvement d'ivresse. Sur un centre café-crème d'Özil, Varane paie l'addition et envoie son coup de casque dans les filets de Pinto. Le gamin de 19 ans est hystérique, et emporte tout Santiago dans sa joie. Pour ce qui fut une belle soirée de football.

Par Robin Delorme, au Bernabéu
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