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Varane avance en terrain miné

Appelé à remplacer Laurent Koscielny, Raphaël Varane connaît une première partie de saison mitigée. Malgré un potentiel toujours aussi effrayant à Madrid, le Nordiste semble moins tranchant. La faute à un genou encore douloureux, et un jeu encore perfectible.

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C’est en temps de guerre que les hommes se révèlent. Mardi au Stade de France, le soldat Varane est appelé à remplacer le caporal Koscielny, dont la prestation à Kiev risque de lui valoir une longue pénitence au mitard. La bataille est belle pour gagner ses galons de futur général de la défense tricolore. Sauf que le contexte paraît moins idyllique que lors de sa première campagne d’Espagne au Stade de France. Entre une armée au bord du précipice après la déroute de Kiev et son état de forme personnel, le défenseur du Real ne part pas la fleur au fusil. Victime d’une inflammation au genou, Varane ne souffre plus d’aucune douleur et postule pour former la charnière avec Éric Abidal. « Si j’avais la certitude que Raphaël ne serait pas disponible, j’aurais rappelé un joueur » , rassure Didier Deschamps. Si le sélectionneur peut toujours surprendre l’ennemi avec l’option Mamadou Sakho, c’est bien la solution « Monsieur Propre » qui tient la corde.

Sauf que ces derniers temps, la presse madrilène utilise beaucoup moins le surnom qu’elle avait trouvé pour le Lensois. Léger clin d’œil dans le rétro. Mardi 5 novembre 2012, 65e minute, Juventus Stadium. Pendant que le centre de Martin Caceres s’élève dans le ciel turinois, Fernando Llorente, en bon roublard des surfaces, se la joue filou et place un coup de casque victorieux. Une égalisation somme toute logique qui sauve la Vieille Dame d’une élimination certaine. Au marquage du Basque, Raphaël Varane s’est fait avoir au métier. Pas vraiment dépassé, toujours au contact, le Français avait, une mi-temps auparavant, concédé un penalty en chatouillant de trop près les tibias d’un Paul Pogba malin. Loin d’être hors-sujet, sans bagage sur le dos, l’ancien du RC Lens ressort pourtant de cette confrontation européenne avec quelques maux de tête. Les certitudes quant au niveau du bougre sont, elles, toujours bien là. Mais n’empêchent pas d’affirmer que le central merengue n’est pas dans la forme de sa vie. Un trou d’air passager qui rappelle qu’à seulement 20 ans, Raphaël Varane a encore beaucoup à apprendre. Et c’est tant mieux pour tout le monde. Lui le premier.

Un été pourri

Rapidement élevé au rang de monstre, Raphaël Varane a vu sa spectaculaire progression freinée par un problème au ménisque. Lors des mois précédents, l’ancien pensionnaire de la Gaillette avait littéralement crevé l’écran. À base de têtes en lucarne et de duels gagnés, de relances propres et d’une maîtrise déconcertante, il avait mis le Santiago Bernabéu à ses pieds – notamment grâce à ses prestations de haute volée face au FC Barcelone. En attestent les diverses et variées déclarations d’amour, il fait l’unanimité. À 19 ans, le Real voit en lui le nouveau Fernando Hierro. Un Hierro qui, sur les ondes de Radio Marca en octobre dernier, avouait toute son admiration : « Il n’y a pas un défenseur central au monde, de l’âge de Varane, avec ses qualités. On dirait qu’il joue depuis 20 ans.  » Son ménisque défaillant coupera prématurément sa saison un 11 mai. Opéré dans la foulée, le Français verra de loin la fin de l’ère Mourinho dans un climat délétère de chasse aux sorcières. Un mal pour un bien, pense-t-on.

Oui mais voilà, la blessure traîne en longueur et la récupération se trouve plus longue que prévue initialement. Loin de la tournée américaine des nouveaux protégés de Carlo Ancelotti, il prend son mal en patience. Le nouvel entraîneur de la Maison Blanche tente vainement de rassurer son monde, rien n’y fait. Les conférences de presse se succèdent, les questions quant au retour du minot de Lille deviennent redondantes. Jusqu’au 18 septembre, date de son come-back avec le groupe. Une nouvelle qui fait respirer tout le monde à Valdebebas, tant la charnière Pepe-Sergio Ramos a perdu de sa superbe. Dans les pages des journaux pro-madrilènes – Marca et As, donc –, les sondages font du Français le chouchou des supporters. Le 2 octobre, pour la réception du modeste Copenhague, Raphaël Varane fait enfin son grand retour sur les prés. Un retour en grâce puisque, sitôt disponible, le central du Nord enchaîne les titularisations.


Retrouver la sérénité

Pour ne pas rester sur un malentendu, mieux vaut préciser que ces titularisations ne se font pas à chaque match du Real Madrid. Explication dans les faits : de la huitième journée à aujourd’hui, soit 6 rencontres de Liga et 2 de Ligue des champions, Raphaël Varane en a raté deux (la 9e journée face à Málaga et la 12e au Rayo Vallecano). À chaque fois, Carlo Ancelotti ne le met pas même sur le banc de touche. La faute à un genou toujours douloureux et pas tout à fait remis en ordre de marche. Bref, à trop le préserver, ou à trop payer une reprise prématurée, le Real Madrid a failli. Entre précipitation et doute, Raphaël Varane a perdu de sa sérénité si naturelle. En forçant un peu trop, ses interventions sont moins tranchantes. Pas de quoi tirer sur la sonnette d’alarme pour autant. À 20 ans, et après une telle absence, difficile de le blâmer – il reste un titulaire indiscutable lorsque son physique est à 100 %. Dans quelques semaines, la Casa Blanca devrait retrouver le Raphaël Varane du printemps dernier. La France, elle, ne peut se payer le luxe d’attendre aussi longtemps.

Par Robin Delorme, à Madrid
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