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Van Persie : profession artiste

2011, l’année Robin van Persie. Tout bonnement impressionnant avec Arsenal, l’esthète hollandais scintille au milieu de la tristesse londonienne. Fils d’artistes, RVP exprime sa créativité le ballon au pied. Pour le plus grand bonheur de ses parents.

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Artiste. Personne qui se voue à l’expression du beau via sa maîtrise d’un art, d’un savoir ou d’une technique, dont on remarque entre autres, la créativité, l’élégance. Les centaines de pages de l’édition 2007 du Grand Robert ne consacrent rien aux noms propres. Pourtant, à la place du mot artiste, les érudits auraient pu trouver van Persie. Digne héritier des Rembrandt, Bergkamp, Vermeer, Van Basten, le natif de Rotterdam fait, depuis de longs mois, sa petite renaissance à lui. Comme ça, à 28 ans.

Plus épanoui que jamais dans sa solitude londonienne de 2011, RVP traine son spleen et son talent ça et là du côté du Royaume et fait kiffer la Reine Elizabeth sur commande, façon Jacques Louis David et Napoléon. Esthète devenu terreur des surface, le Néerlandais profite de la dernière année avant la fin du monde pour marquer définitivement le monde du football de son empreinte. Celle d’un des joueurs les plus élégants de la décennie, au profil aussi atypique que son parcours. En 2011, van Persie, c’est 30 buts en Premier League, un essuyage d’épaule nazi ou encore des parties de baseball à la cool avec Cesc Fabregas. De quoi avoir envie de rembobiner sur les 27 années précédentes.

« Ni doué en dessin, ni doué en peinture »

Il paraît que le biopic est à la mode. Ça tombe bien, la vie de RVP a une bonne gueule de scénar. Exit le chapitre sur l’enfant qui grandit dans des quartiers sensibles, trop facile. Celui sur les parents divorcés, déjà fait. Exilée dans un coin pourrave de Rotterdam, la famille van Persie est avant tout une famille d’artistes. Maman est peintre et créatrice de bijoux, Papa est sculpteur, le fils sera un manuel. Adeptes de la reproduction sociale, José Ras et Bob espèrent un crack du pinceau, un homme à Moleskine. Blasphème, le fiston, après avoir été un élève plus proche du radiateur que du tableau d’honneur (petit RVP était souvent exclu des salles de classe), devient un artiste du ballon. Un chemin différent certes, mais pas diamétralement opposé à celui sur lequel ses parents souhaitaient l’emmener.

Convaincu que le foot est un art, et animé par une conscience artistique forte, RVP a le verbe plus facile que le coup de crayon : « Je ne vois pas les choses comme mes parents. Ils peuvent regarder un arbre et voir quelque chose d’incroyable, tandis que moi, je vois juste un arbre. Ce n’est pas que je n’apprécie pas sa beauté hein. Quand je suis en Sardaigne, je vois la beauté de la nature. Cela étant, je crois que j’ai hérité de la créativité de mes parents. C’est difficile à décrire, mais je pense qu’elle s’exprime par le football. Je n’étais doué ni en dessin, ni en peinture, mais je pense être un artiste en sport. C’est dans le sport que j’exprime ma créativité » . La pelouse comme exutoire. Pas con. Surtout quand ça marche.

Comme Messi et Ronaldo

Et ça marche. van Persie fait, depuis quelque temps, partie de ces rares joueurs capables de joindre la dégaine à l’efficacité. L’agréable à l’utile. Depuis l’année 2004, celle de son arrivée à Arsenal à 21 ans, Robin a bien changé. Recruté par Wenger pour remplacer l’irremplaçable Bergkamp, le Batave a profité des années et de son talent pour se muer en un attaquant tueur dont il n’avait peut-être pas l’ADN. Arrivé de Rotterdam avec un fort penchant pour le côté gauche, où sa technique dévastatrice emmerdait n’importe quel latéral droit, RVP profite de la saison 2007-2008 et du départ de Thierry Henry pour s’installer dans l’axe avec Emmanuel Adebayor. Le duo fonctionne, et Wenger, qui a toujours cru en les capacités de buteur de son poulain, se voit récompensé. Fragile, il n’est pas épargné par les blessures. En délicatesse avec ses chevilles, l’artiste trouve même le moyen de se faire mal après une célébration de but face à United.

Souvent pointé du doigt, son corps « en cristal » le laisse plus ou moins tranquille depuis un an. 2011, l’année van Persie. Auteur d’une bonne fin de saison 2010-2011 avec les Gunners, le Hollandais, promu capitaine après le départ de son pote Cesc Fabregas vers Barcelone, devient le joueur majeur d’un effectif londonien amoindri. Costaud, RVP flambe, score onze buts en onze matches de Premier League, pour un total de trente sur l’année civile, et vient taquiner le record d’Alan Shearer (36), que beaucoup pensaient intouchable. Détenteur d’une moyenne de plus d’un but par match cette année, le Gunner est l’un des seuls à tenir la cadence infernale menée par Cristiano Ronaldo et Leo Messi. Avec ce côté humain que ses deux compères ont oublié.


DSK, ping-pong et fléchettes

Van Persie aurait également pu devenir une star du football carcéral. Accusé de viol, dans un hôtel, sur une Miss Pays-Bas de 21 ans en 2005, le Hollandais est dans de sales draps. Disculpé en dépit d’avoir menti sur sa présence dans la chambre, van Persie aura quand même passé quelques jours en taule, dont il sort le 27 juin 2005. Pas un bon souvenir. Ni pour lui, ni pour sa chérie de toujours, Bouchra, mère de ses deux mioches, Shaqueel et Dina. C’est peut-être là-bas qu’il s’est découvert une passion pour le ping-pong. Car quand RVP parle de sa créativité sportive, il ne se limite pas au foot. Fan de tennis de table, il défie en 2009 un joueur professionnel anglais.

Après l’avoir remis à sa place, le pongiste avouera tout de même que le footballeur a le niveau requis pour faire du ping-pong son métier. La même année, il parle fléchettes avec le Daily Mail : « Mon père est bon aux fléchettes. Moi, je ne suis pas mauvais. Je pense que je touche deux ou trois fois la bulle (le centre, ndlr) en dix flèches. J’ai même fait un 180 une fois (trois fois triple 20, le meilleur score possible, ndlr), j’étais heureux » . Comme quand il frappe des balles de baseball avec Cesc Fabregas, l’été dernier, au Citi Field des New York Mets. En fait, batte en main, fléchettes entre les doigts, ballon au pied ou justice au cul, van Persie s’en sort toujours. C’est peut-être ça, un artiste.

Par Swann Borsellino
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