Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 17 Résultats Classements Options
  1. // Retraite de Louis van Gaal

Van Gaal raconté par ceux qui l'ont croisé

En trente ans de carrière, on a à peu près tout dit sur Louis van Gaal. Colérique, intraitable, rigide, austère, tatillon ou encore aliéné, le Batave a toujours fait jaser. Pour distinguer le vrai du faux dans ce portrait peu élogieux, le mieux était encore de donner la parole à ceux qui l'ont croisé : Riquelme, Litmanen, Figo, Guardiola, Schweinsteiger, Puyol...

Modififié

Uli Hoeness, président de Louis van Gaal de 2009 à 2011


« Louis van Gaal a bien sûr sa part de responsabilité dans le développement du football à Munich. C’est un très bon coach. Mais son problème, c’est qu’il se prend non pas pour Dieu, mais pour le père de Dieu (rires). Avant même que le monde n’existe, Louis van Gaal était déjà là. Quand tu vois les choses avec cette perspective, forcément, c’est difficile de discuter avec les autres. Je ne suis pas un ennemi de Louis van Gaal, je l’ai même invité à mes 60 ans, et j’aurais été content qu’il vienne. Mais je suis bien obligé de constater que partout où il a bossé, il n’y a pas une personne qui puisse dire que c’est un type super. Comment se fait-il qu’il ait été nommé comme directeur sportif à l’Ajax et qu’il ait eu des problèmes quelques semaines seulement après son arrivée ? Au Bayern, nous n’aurions jamais eu ce type de problèmes avec un Franz Beckenbauer ou un Gerd Müller. »

Gerard Piqué, en jeunes au Barça quand Van Gaal dirigeait l'équipe première


« Les gens qui le connaissent m’ont dit que c’était quelqu’un de très strict, de très franc, mais un bon gars. Mais ma première impression ? Wow ! J’avais 13, 14 ans. Van Gaal est venu chez mon père et, merde, c’était le coach du Barça. Je voulais l’impressionner. Dans ma tête, je pensais : " Dans trois ou quatre ans, je veux jouer." Et là, il me pousse, et je tombe par terre. J’étais foutu ! Je n’ai pas dit un mot du repas. »

Stoitchkov, sous les ordres de Van Gaal au Barça lors de la saison 1997-98


« Van Gaal ? Sans aucun doute, le pire de tous. Je ne veux même pas perdre mon temps à citer son nom. Il avait un grand problème et il l’a toujours : Johan Cruyff. À chaque fois qu’il entend son nom, de la fumée lui sort de la bouche, il commence à suer, ça le picote partout sur le corps. Mais putain, regarde où il est lui et où t’es, toi ! Le mec l’a encore mauvaise parce que Johan l’a viré du vestiaire de l’Ajax. Mais pourquoi il allait te laisser là-bas ? Pour laver les pompes ? Vraiment, Van Gaal, c’était un type tordu. »

Jari Litmanen, sous les ordres de Van Gaal à l'Ajax de 1993 à 1997


« Van Gaal m’avait prévenu quand je suis arrivé en 1993 à l’Ajax. Il m’avait dit : "Pour nous, tu es un numéro 10. Bien sûr, nous avons Bergkamp. Mais il va partir la saison prochaine. Cette saison, profites-en pour apprendre. Mais la saison prochaine, tu dois être prêt." Tout le monde pensait : "Ils ont perdu Bergkamp, ils vont avoir un problème." Et sur le papier, bien sûr que perdre Bergkamp était un problème. Mais je l’ai remplacé. Pas exactement comme lui. C’était un joueur plus offensif. Mais beaucoup de choses que Bergkamp pouvait faire, je pouvais les faire aussi. Comme prendre la profondeur. Mais je le faisais à ma façon. J’étais davantage un joueur d’équipe que Bergkamp, qui au bout du compte était surtout un soliste. Il pouvait faire plus par lui-même. Moi, je faisais moins par moi-même, mais plus pour les autres. C’était la grande différence. En réalité, je pense que nous étions plus forts sans lui. Nous ne dépendions plus d’un seul joueur. Van Gaal a construit une nouvelle équipe, avec Marc Overmars, Edgar Davids, Finidi George, Ronald de Boer ou Clarence Seedorf. On était tous jeunes, on avait du talent, l’équipe s’est très facilement soudée. Personnellement, j’ai marqué deux fois en Supercoupe contre Feyenoord, au mois d’août. Cela m’a donné la confiance nécessaire pour la suite. »

Juan Roman Riquelme, sous les ordres de Van Gaal au Barça lors de la saison 2002/03


« Contre le Racing Santander, en début de saison, on gagne 2-1, je donne les deux passes décisives à Kluivert. Le jour suivant, El Mundo Deportivo et Sport écrivent que j’ai fait un grand match. J’étais super content. On va à l’entraînement, Van Gaal parle avec toute l’équipe. Il nous félicite pour le triomphe. Et puis il enchaîne en nous disant que je n’ai pas fait le grand match dont tout le monde parle. Que j’ai donné deux passes décisives quand j’ai repiqué au centre, alors que lui m’avait dit de jouer à gauche. Il dit que je vais n’importe où et que pour lui, ça ne marche pas comme ça. Et voilà, c’était fini. À partir de ce moment-là, je n’ai plus joué. Van Gaal, c’est un entraîneur qui avait énormément confiance dans sa manière de voir le football. Je me souviens encore du jour où je suis arrivé à Barcelone. Juste après la première conférence de presse où le club me présente, il me fait venir dans son bureau. J’y vais. Il avait des tas de K7 vidéo autour de lui. Que des vidéos de moi. Et là, il me dit : "Quand on a le ballon, tu es le meilleur joueur de la planète. Mais quand on n’a pas le ballon, on joue avec un joueur de moins." »

Marcelo Bielsa, observateur avisé du jeu pratiqué par les équipes de Van Gaal


« Le modèle étranger qui me plaît le plus est celui de l’Ajax de Louis van Gaal, c’est-à-dire une équipe flexible pour composer ses lignes en fonction des exigences de l’adversaire au moment de la récupération de la balle. Moi, ce qui m’intéresse, c’est que l’équipe ait un projet de jeu propre et indépendant sur les phases offensives. L’Ajax réalisait en moyenne, j’ai calculé, 37 passes vers l’arrière. Le supporter voit ça comme un refus de jouer, mais indéniablement, cette passe vers l’arrière, c’est le début d’une nouvelle attaque. »

Pep Guardiola, sous les ordres de Van Gaal au Barça de 1997 à 2000


« Peu d’équipes, parmi toutes celles que j’ai pu voir jouer, m’ont autant séduit que l’Ajax de Van Gaal. La facilité à créer le jeu de derrière, la rapidité des joueurs de côtés et leur façon de se passer le ballon. Dans les pieds à travers les espaces. Cet Ajax pouvait résoudre de manière totalement fantastique tous les "un-contre-un" qui peuvent exister dans un match. En attaque comme en défense. Ils assumaient tous les risques qu’une équipe peut prendre. Cet Ajax avait quelque chose qui m’étonnait, qui m’ébahissait, qui m’émerveillait. La discipline du positionnement. La possession de balle comme idée de base. Le jeu en appuis constants. Les mouvements à deux touches… Et ils faisaient tout ça d’une manière aussi simple que sublime. Ils étaient capables de faire à la perfection ce que je crois qu’une équipe de football doit toujours faire. L’Ajax de Van Gaal donnait des leçons de football à ceux qui connaissaient parfaitement le jeu. »

Luca Toni, sous les ordres de Van Gaal au Bayern lors de la saison 2009/10


« Van Gaal nous a dit qu’il pouvait mettre n’importe quel joueur sur le banc, parce qu’il avait des couilles. Pour nous le prouver, il a baissé son pantalon. Je n’avais jamais vu cela, c’était complètement fou. »

Bastian Schweinsteiger, sous les ordres de Van Gaal au Bayern de 2009 à 2011


« Van Gaal est un type très spécial, mais il est sincère et très direct. Ce n’était pas le cas de tous les entraîneurs. Il est le chef, le patron tout-puissant. Il dit des phrases très claires auxquelles il se réfère tout le temps et il ne lui arrive jamais de modifier des rendez-vous. Vous pouvez demander à chaque joueur comment c’est de travailler avec lui, chacun vous dira : "Très, très bien." Même si je comprends qu’il puisse faire un petit peu peur au premier abord. »

Víctor Valdés, sous les ordres de Van Gaal au Barça lors de la saison 2002/03


« J’ai eu la chance de croiser Van Gaal. Sans lui, je ne serais sûrement pas là aujourd’hui… Au Barça, les gardiens sont formés avec l’idée qu’ils ont aussi des pieds. C’est pour cela qu’on joue tous avancés. C’est d’ailleurs la première chose qu’on nous enseigne en arrivant au club. À mes débuts, je travaillais beaucoup l’agilité, les mouvements, la souplesse. Quand Van Gaal est arrivé, Frans Hoek (l’un des assistants, ndlr) a insisté pour que les gardiens participent aux "toros" et aux exercices avec le ballon avec le reste des autres joueurs. Il voulait que les gardiens fassent partie des séances de conservation de balle. »

Carles Puyol, sous les ordres de Van Gaal au Barça lors des saisons 1999/2000 et 2002/03


« Je venais tout juste de faire mes premiers entraînements avec l’équipe première quand Louis van Gaal me convoque dans son bureau. Il me dit de m’asseoir et me demande : "C’est quoi ton problème ?" "Comment ça ?" "T’as pas assez d’argent pour te payer un coiffeur ?" »

Figo, sous les ordres de Van Gaal au Barça


« En matière d’entraînement, Van Gaal était très bon. Mais il était lourd avec tous les détails et au bout d’un an, ce genre de trucs te tue. Van Gaal n’était pas méchant, pas une mauvaise personne, mais vraiment lourd… Je pouvais plus le voir à la fin. »

Louis van Gaal, l'homme à l'intérieur de Louis van Gaal


« Ma femme et moi, on s’amuse beaucoup au lit. Elle sait comment elle doit me traiter, et je dois dire qu’elle le fait très bien. Faire l’amour, c’est très important pour nous. »

Propos tirés de So Foot et de diverses autres interviews
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié




Dans cet article


Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Un autre t-shirt de foot est possible Tsugi Olive & Tom Podcast Football Recall MAILLOTS FOOT VINTAGE
À lire ensuite
Louis van Gaal en dix dates