Allemagne - Bundesliga - 10e journée - Hambourg/Bayern Munich

Par Ali Farhat, à Bonn

Van der Vaart, le retour du messie

Joie en Bundesliga : après quatre ans d’absence, la patte gauche de Rafael van der Vaart est de retour. Pour le plaisir de sa belle et celui des fans, le numéro 23 a de nouveau posé ses valises à Hambourg, quatre ans après avoir quitté le HSV. Dans la ville de la Hanse, tous n’ont d’yeux que pour leur « messie ». Van der Vaart se défend d’être un sauveur, mais force est de constater que grâce à lui, le Hamburger Sport Verein semble métamorphosé.

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Rafael van der Vaart refait le bonheur d'Hambourg
Rafael van der Vaart refait le bonheur d'Hambourg
Ces dernières semaines, il n’est pas rare de croiser un minois bien connu en zappant de chaîne en chaîne. Ce bonbon qu’on appelle Sylvie van der Vaart est de retour sur les télés allemandes et donne soudainement l’envie d’acheter des brosses à dents de la marque phare de son bled (Philips). C’est un fait, le retour de la douce plante réjouit les annonceurs de ce côté-ci du Rhin. Mais pas que. Ils sont aussi des centaines de milliers, voire des millions à se réjouir du come-back de la belle Sylvie. Car cela signifie que son footballeur de mari a également fait le voyage. Quatre ans après, Rafael van der Vaart est de retour à Hambourg. Du bonheur pour les fans du HSV bien sûr, mais aussi ceux de la Bundesliga et du football spectacle.

Pour l’amour du HSV

Et puis du bonheur pour le joueur lui-même avant tout, comme en témoignent ses déclarations lors de sa « première » conférence de presse: « C’est un rêve que de revenir ici. […] J’ai toujours voulu revenir. Une équipe comme le HSV ne s’oublie pas, de même que ses fans. J’ai passé les meilleurs moments [de ma carrière] ici et Hambourg m’a beaucoup manqué. » Force est de constater que le bonhomme est honnête. Surtout que par « amour », il a presque divisé son salaire par deux. À Tottenham, il touchait 3,9 millions net par an. À Hambourg, ce sera désormais son salaire brut.

Qu’importe. Sylvie est si heureuse qu’elle a failli en pleurer (« Nous sommes de retour à la maison ! ») et Rafael est là pour faire kiffer les gens. Lors de son premier passage dans la ville portuaire, VdV avait fait les choses bien. Très bien, même. 48 buts, 32 passes décisives en 113 matchs (toutes compétitions confondues) entre 2005 et 2008. Jamais la patte gauche du numéro 23 n’a été aussi forte à l’étranger que sous le maillot du « Dino ». Alors il est un peu normal qu’après quelques saisons moyennes et un exercice 11/12 tout à fait catastrophique (15e place), la venue d’un type comme Van der Vaart, ce soit juste la folie. Et voici qu’on affuble le joueur de surnoms comme « Le Sauveur », « Le Messie ». Lui s’en défend. « Je ne suis pas le messie. […] Je veux et je peux aider le HSV. […] Le HSV ne doit jouer que le haut du tableau. » Ainsi soit-il.

Sauveur malgré lui

Depuis le début de la saison, donc, Hambourg est semble-t-il comme transformé. Finies les galères de la saison dernière, quand le HSV joue, c’est pour gagner. Et ce, quelle que soit l’équipe en face. Le match référence, il existe déjà : une victoire 3-2 face au double champion en titre, Dortmund, invaincu depuis un peu plus d’un an en Bundesliga. Lors de ce match, VDV avait délivré 2 passes décisives. Sans lui, jamais le HSV n’aurait pu gagner ce genre de rencontres. La preuve que, malgré lui, Van der Vaart endosse petit à petit son costume de sauveur. Et quitte à faire les choses proprement, autant marquer un but de fou contre Gladbach, pour se rappeler au bon souvenir des portiers du championnat. Et autant délivrer un autre assist pour un but de Rudnevs pour une courte victoire 1-0 face à « l’autre » HSV (celui de Hanovre) et fêter dignement les 125 ans du club. Rafael van der Vaart est bel et bien de retour, et il semble là pour longtemps. Lui qui est seulement âgé de 29 ans se voit bien terminer sa carrière chez les Rothosen. Coïncidence ou pas, le couple vient de dépenser 100 000 euros pour s’acheter des loges VIP à l’Imtech Arena, « parce qu’il y a toujours de la famille qui vient nous voir ». Et ça, ça a dû rendre Sylvie sacrément heureuse…


Par Ali Farhat, à Bonn

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  • Message posté par juda le 03/11/2012 à 10:13
      Note : - 1 

    Les Allemands retounent toujours au bercail...

  • Message posté par RonHarris le 03/11/2012 à 10:20
      Note : 3  /

    Sauf que Van Der Vaart est néerlandais.

  • Message posté par Goofy le 03/11/2012 à 10:33
      

    +1 @RonHarris

    Moi je reste persuadé que ce gars à quand même gâché son talent. Il lui arrive d'avoir des fulgurances encore aujourd'hui mais il est passé selon moi à coté d'une bien plus grande carrière

  • Message posté par helllone le 03/11/2012 à 11:13
      Note : 1 

    @ goofy : il a sylvie, je pense pas qu'il soit passé à côté de sa carrière ! :p

  • Message posté par gniezno le 03/11/2012 à 22:18
      

    Ca sert a quoi d'avoir une "carriere" de taré?
    Il aurait pu etre dans la liste des 100 de Sofoot, c'est ca?
    Mise a part sa ve privée (qui a l'air sympa), le mec touche des millions et joue dans un club de bon standing (ok c'est pas le top 10 europeen, mais LDC quand meme); club qu'il adore et ou il est adoré, dans une ville tip-top, proche de son pays natal de surcroit.
    Que demande le peuple?


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