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Van Bommel, the D(e)utch touch...

L'art brut a ses créateurs. L'art brutal aussi ! C'est pour ça qu'on adoooore Mark Van Bommel, la pute la plus salope du foot mondial. Quel bonheur de retrouver Marko ce soir à Gerland, de retour de suspension.

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Gare au goriiiiiii-i-i-i-i-lle !





Mark est un Neuleu. C'est quoi un “Neuleu” ? C'est un NL. “NL”, c'est un truc que les Hollandais collent au cul de leurs voitures quand ils descendent dans le Sud de chez nous pour se cramer la couenne à en rougir. Un NL, donc, comme NederLand, soit Pays-Bas... Un NL, mais pas n'importe quel NL, et surtout quand on parle de foot ! Parce que Marko-joli cœur vient du Limbourg, au Sud-est des Pays-Bas, soit près de la frontière allemande. Vous commencez à piger ?... Non ? OK, alors écoutez le grand Simon Kuper, expert du foot hollandais et journaliste de la presse anglaise : « Le centre névralgique de la culture foot hollandaise est à l'ouest, vers Utrecht-Amsterdam. On y cultive l'esthétique du beau jeu. Comme Van Nistelrooy et Guus Hiddink, Van Bommel, est du sud-est rural où n'existe pas de forte tradition foot, ni cette esthétique. Le jeu y est plus “allemand” : physique et engagé. La mentalité y est aussi différente : l'important n'est pas de défendre la culture hollandaise du beau jeu mais de gagner ! » Alors, c'est bon ? Vous avez compris que le caractère germanique a déteint sur ce qu'on appelle le “Back Corner” des Pays-Bas, région frontalière d'où est issu Marko ?...



Eindhoven style...

Le club emblématique de cette région, c'est évidemment le PSV Eindhoven. Là-bas, en Hollande, on surnomme les joueurs du PSV les “Boeren”. Un sobriquet méprisant : les “fermiers”. En gros : les paysans ! Les taiseux, les laborieux, les rootsmen... Parce que leur région ne fait pas partie des grands centres urbains. C'est à Eindhoven que Marko a débarqué à 22 ans, en provenance du Fortuna Sittard. De 1999 à 2005, soit six années passées sous les ordres de Guus Hiddink, Marko a gagné ses gallons de nettoyeur au milieu de terrain. Une technique pas si crade, une vision du jeu pas myope du tout et un engagement physique très “physiquement engagé” (1m88, 87 kilos). Il fait un temps la paire avec Philip Cocu, plus technique, plus offensif et surtout plus polyvalent. Les années PSV de Marko, c'est la jeunesse de l'art. Un art brutal, donc, pratiqué en Ligue des Champions où Eindhoven jouera longtemps l'épouvantail craint et respecté. L'OL en sait quelque chose... Sinon, à Eindhoven, Marko jouera deux saisons avec la future pute la plus perso du foot mondial actuel, le génial Arjen Robben. Deux “caractères” qui se retrouveront plus tard (aujourd'hui, ce soir !) au Bayern. Qui se “ressemblent” “s'assemblent”, hein !...



Marko Van Boum-Boum, c'est une pluie de cartons rouges, de provocs, d'intimidations, de civières, d'insultes, de doigts et de bras d'honneur... En 2005-2006, il va au Barça, soit a priori l'antithèse de son jeu. Et pourtant, il ne dépare pas trop au milieu des artistes comme Eto'o, Xavi, Iniesta ou Ronaldinho. Normal : formé aussi à l'école hollandaise de l'intelligence footballistique chère à Guus Hiddink, il trouvera sa place au sein du collectif de Frank Rijkaard. Une seule saison, mais la bonne : celle du doublé Liga-Ligue des Champions 2006. A cette époque, le grand Barça de Guardiola est en gestation et le jeu blaugrana a besoin de gars qui savent mettre le “pied dedans” au milieu. En 2006, au Barça, on ne gagne pas une Coupe d'Europe sans des types comme Van Bommel au milieu, pour “éclaircir” la voie aux artistes créateurs. C'est pour ça que Marko a plutôt laissé un bon souvenir chez les Culés...



Le Bayern, comme à la maison !

On passe rapidement sur la sélection Oranje (59 capes, 9 buts). Juste pour rappeler qu'il a réussi l'exploit de ne pas se faire expulser au cours du Portugal-Pays-Bas du Mondial 2006. Dans le match le plus “cartonné” de l'Histoire de la Coupe du monde, il n'a pris qu'un jaune. Donc petit bras... Sinon, comme un autre “Boeren” têtu (Van Nistelrooy), il s'est évidemment pris la tête avec le sélectionneur Van Basten, au point de snober les Oranje tant que Marco serait là. Au point de n'être pas allé à l'Euro 2008. Dommage, avec Van Bommel, les Pays-Bas auraient peut-être pu aller plus loin... Mais tout a changé avec la nomination de Bert Van Marwijk et donc retour de Marko : normal, Bert est son beau-père...

Retour en club où il débarque en 2006 au Bayern, le club qu'il lui fallait. Pourquoi le “club qu'il lui fallait” ? C'est simple, écoutez Louis Van Gaal raconter aujourd'hui ses souvenirs d'ancien coach de club hollandais : « Je me souviens qu'à chaque fois qu'on allait rencontrer des formations allemandes, je disais à mes joueurs qu'avec eux, il fallait vraiment jouer jusqu'à la dernière minute. Notre équipe, c'est ça : des joueurs allemands, mais aussi des étrangers qui ont su s'approprier cette culture. C'est aussi pour ça que je suis au Bayern » .



« Des étrangers qui ont su s'approprier cette culture » ... Tout Van Bommel ! Plus Allemand qu'allemand, taulier et capitaine d'un Bayern qui remercie le ciel d'avoir trouvé son nouveau Effenberg, mâtiné de Roy Keane. Épisode marquant pour décrire le leadership de Van Torgnole. Match aller de C1 à Bordeaux, à l'automne dernier... Le Bayern prend l'eau, alors Marko sort la boîte à faire-mal. Bing ! Un premier avertissement ! Tout le monde croit que Marko va prendre un deuxième jaune... Pas du tout. Marko en reste là et de son regard d'acier, il fait comprendre à ses partenaires que “Bon Dieu ! Y'a que moi qui m'y colle à jouer le coup à fond ! A vous maintenant ! Parce que moi j'ai déjà été averti, compris ?!!!” Le Bayern ne perdra que 2-1... Ce soir, à Gerland, comme d'hab', Marko fera trois matchs en un : jouer sa partie comme le grand joueur qu'il est, pourrir ses adversaires et notamment les joueurs sous le coup d'une suspension (insultes, sourires ironiques, coups de coude, etc.) et enfin travailler au corps le pauvre arbitre, le Suisse Busacca. Marko est polyglotte et il peut discourir facile pendant 120 minutes avec les hommes en noir sur la méchanceté de l'adversaire !



Voilà pourquoi on aime Marko, plus pute que pute. Outre le résultat de ce soir, admirez aussi le grand numéro du dernier des Mohicans. A 33 ans, il joue-là ses deux dernières saisons sur des pelouses où après son passage l'herbe ne repousse jamais qu'à moitié...

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"Van Bommel, la pute la plus salope du football" : LOL

Franchement SO FOOT vous me faite trop délirer, je kiffe vous lire c'est un truc de ouf !

J'adhère d'emblée à votre état d'esprit de décrire le foot d'aujourd'hui avec un façon ironique, satirique et humoristique. C'est beaucoup plus attrayant et plus sympa à lire. Bonne continuation.
PEACE

-Comoko-
Il était exactement 13h53 quand le Colonel Parker m'apprit cette terrible nouvelle: Van Bommel a été jeune! Sérieux, ça fait froid dans le dos.
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