En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 19 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // 38e journée
  3. // Lorient/Monaco

Valère Germain, l'amour contrarié

Formé à l'AS Monaco à partir de ses 15 ans, joueur emblématique depuis 2011, Valère Germain n'est pourtant plus qu'un plan B dans l'esprit de Leonardo Jardim. Et ce, même s'il exploite ses quelques minutes de temps de jeu pour être décisif. À 25 ans, cet amoureux de l'ASM arrive à un tournant de sa carrière, et pourrait être contraint à l'exil pour s'épanouir.

Modififié
Samedi 16 mai 2015. L'AS Monaco mène 1-0 contre Metz et préserve ainsi sa troisième place pour le moment synonyme de tour préliminaire de Ligue des champions. À la 86e minute, Leonardo Jardim décide de lancer Valère Germain à la place d'Anthony Martial. Comme souvent cette saison, le pur produit du centre de formation entre en fin de match - 16 fois après la 80e minute toutes compétitions confondues - pour suppléer Anthony Martial ou Dimitar Berbatov, prioritaires dans l'esprit du coach portugais. Et pourtant, comme contre Toulouse deux semaines auparavant (succès 4-1), l'attaquant trouve le moyen de marquer quelques minutes plus tard, sur une passe de Bernardo Silva. Son cinquième but de la saison, toutes compétitions confondues, le quatrième après la 88e minute.

« Un sens du collectif rare »


S'il a encore récemment affirmé son amour pour le club monégasque et obtenu les acclamations des supporters sur ses récentes entrées en jeu, on voit mal le fils de Bruno Germain - ancien milieu de devoir à Marseille - s'éterniser sur le Rocher avec un statut de super substitute. Car à 25 ans, celui qui a intégré le groupe pro en mai 2011 et participé à la remontée de l'ASM en Ligue 1 arrive à ses meilleures années et peut donc légitimement aspirer à une place de titulaire au plus haut niveau. C'est en tout cas l'avis de son ami Thomas Mangani, lui aussi formé à Monaco, mais aujourd'hui à Angers : « Il a pris une place importante dans l'effectif alors que le club était descendu, mais même sans ce passage en Ligue 2, il se serait fait une place car il a les qualités pour le plus haut niveau » assure-t-il. Selon le milieu angevin, les atouts de Germain sont « son intelligence et son adresse devant le but » , mais aussi « un sens du collectif rare pour un attaquant » .

Meilleure moyenne de but que Fekir et Ben Yedder


On s'en souvient : ce profil et ces qualités avaient fini par convaincre Claudio Ranieri la saison passée. Mais pas forcément dès le départ, Germain ayant d'abord été dans l'ombre de Radamel Falcao et Emmanuel Rivière jusqu'à janvier 2014 et un but en Ligue 1 contre l'OM. Il avait démarré l'exercice blessé et Rivière avait flambé, certes, mais cela avait fait perdre du temps à un joueur devenu capitaine en Ligue 2 avec le technicien italien. La situation s'est répétée et surtout éternisée avec Leonardo Jardim, il est vrai encouragé par l'éclosion spectaculaire d'Anthony Martial depuis début 2015. « Je crois qu'il peut encore s'imposer à Monaco  » , positive son pote Mangani. Mais reste toutefois à savoir si l'avant-centre, plusieurs fois capitaine de l'ASM, a vraiment envie d'attendre. Plus titularisé depuis le 22 novembre, ces quatre buts en Ligue 1 malgré un temps de jeu d'à peine 808 minutes (une moyenne d'un but toutes les 202 minutes, soit le même ratio que des mecs comme Fekir ou Ben Yedder) suscitent l'intérêt de plusieurs écuries dont Bordeaux et Saint-Étienne, voire même le promu Troyes.


Pour celui qui a commencé le foot à 4 ans à Cassis - grâce à une décharge signée par ses parents, car il était trop jeune - et qui a remporté le championnat de France des réserves 2008 aux côtés de Nicolas Nkoulou, l'inter-saison devrait donc être celle d'un choix crucial : continuer comme second couteau dans un club où il a tous ses repères et un contrat jusqu'en 2017, ou alors prendre son envol et faire parler sa science des déplacements ailleurs. Les dirigeants monégasques vont devoir également prendre les bonnes décisions. Ce serait quand même con de perdre 1-0 sur la pelouse de l'ESTAC la saison prochaine sur un but de Valère Germain. À la 90e minute, évidemment.

Par Nicolas Jucha
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Hier à 09:00 Coentrão casse le banc des remplaçants 9 vendredi 19 janvier L2 : Les résultats de la 22e journée 4
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
vendredi 19 janvier Un club espagnol offre un maillot à tous les bébés nés en 2018 3