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Valère Germain : « Il faut gagner au moins un titre »

De retour d’un prêt concluant à Nice, Valère Germain s’impose enfin à Monaco, son club formateur. S’il n’est ni le plus rapide ni le plus puissant des attaquants de L1, le fils de Bruno développe d’autres qualités : une science du déplacement rare et de la créativité devant le but. Entretien avec un avant-centre discret comme on n’en fait presque plus.

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Toi, le Marseillais, quelle image avais-tu plus jeune de Louis-II ?
Mon père a joué à l’OM, on a vécu à Marseille, donc je suis surtout allé au Vélodrome plus jeune avec lui. Mais Louis-II, c’est aussi un stade mythique avec la piste d’athlétisme, les sièges jaunes et l’architecture du stade qui est originale comparé aux autres. Quand on est à l’extérieur, on ne dirait pas qu’il y a un stade au milieu des immeubles. Même si on aimerait jouer devant plus de monde, on s’y sent bien.

Il y a deux façons d’appréhender cette absence de soutien populaire : soit on dit que vous avez moins de pression qu’à Paris ou Marseille ou au contraire qu’il manque de passion pour se sublimer. Comment tu le vois ?
Il y a clairement des avantages et des inconvénients de jouer à Monaco. D’un côté, on mène une vie tranquille, on n’est pas trop dérangés dans la rue si on a de mauvais résultats. Mais c’est vrai que de temps en temps, il nous manque sans doute ce public pour trouver un second souffle dans certains matchs. On préfère tous jouer dans un stade plein, ça arrive parfois heureusement. Après, moi, ça ne me dérange pas plus que ça. J’imagine que pour Falcao qui vient de l’Atlético de Madrid, au début, ça devait être un peu bizarre.

Tu as senti en début de saison qu’il y avait une alchimie qui était en train de s’opérer dans le groupe ? C’est le genre de choses qu’on peut percevoir ?
Oui, ça se sent. À Nice aussi, je l’avais senti. C’était plus inattendu, mais dès les matchs de préparation et le début de saison – même si les résultats ne suivaient pas –, il y avait une entente entre les joueurs. J’ai ressenti ça aussi en revenant à Monaco l’été dernier. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais il y a une alchimie qui se créait entre les joueurs. Tu le sens dans les premiers entraînements, les matchs amicaux...

« Falcao et moi, on avait tous les deux un esprit revanchard par rapport à notre histoire à Monaco... »

Tu es parti un an seulement et à 30km, mais on a l’impression que tu as presque découvert une autre équipe à ton retour...
Je pense que la direction s’est davantage focalisée sur le recrutement français pour cette saison avec des garçons comme Mendy et Sidibé. La langue parlée dans le vestiaire est le français, ce qui était moins le cas il y a deux ans. Ce n’est pas forcément le problème, mais je trouve que le recrutement a été fait plus intelligemment cette année : plus dans la qualité et avec des joueurs qui connaissaient mieux la Ligue 1.

En deux ans, Leonardo Jardim est aussi passé d’entraîneur le plus ennuyeux de France à coach de la meilleure attaque d’Europe. Il s’est converti en apôtre de l’attaque ou dans le fond il reste le même entraîneur ?
Pour moi, c’est toujours le même. Quand on n’a pas un effectif avec les qualités pour marquer des buts, on fait avec et on fait autrement. On base plus son jeu sur la défense, le contre. Cette saison, il a vu avec les joueurs pour pratiquer un autre football, presser haut et jouer avec beaucoup plus d’intensité offensive. Et ses discours, ses entraînements sont axés là-dessus depuis le début de la saison. Sa force, c’est qu’il sait s’adapter, même s’il garde quelques constantes comme dans le jeu de transition. Il a toujours demandé à se projeter très vite vers l’avant, d’être créatif.


C’est un style assez différent de celui de Claude Puel à Nice, davantage basé sur la possession...
Avec Nice, on avait un des meilleurs taux de possession avec le PSG. Avec Monaco, on doit plutôt être à 50/50. On est sûr de l’attaque rapide, beaucoup de centres devant le but. On n’abuse pas de jeu long, mais notre jeu est plus vertical. On peut remonter le terrain en moins de cinq secondes.

On disait souvent de ton père qu’il débutait toujours les saisons remplaçant dans l’esprit de l’entraîneur, mais finissait toujours par être titulaire. Tu te vois un peu comme lui ?
Oui... (Il réfléchit.) Il y a un peu de ça. Peut-être que je me retrouve dans sa carrière. C’est-à-dire être toujours au service du collectif. On n’est pas forcément dans la lumière, mais on essaye de se rendre indispensable. À Nice, j’ai commencé titulaire, ici aussi en début de saison. Après, on n’attend pas forcément de moi que je commence 40 matchs titulaires et que j’inscrive beaucoup de buts, mais je prouve à mes différents entraîneurs que je suis toujours là, je joue mes matchs, je marque mes buts.

Tu parlais d’être mis dans la lumière. Même plus jeune, ça n’a jamais été ton cas comme ça peut l’être pour d’autres attaquants.
Non, je n’ai jamais mis 40 buts dans une saison. J’ai toujours été régulier et finalement je joue beaucoup, parce que je me rends disponible pour l’équipe et ça, les coachs le savent.


Quand on dit que tu as un style d’attaquant de années 90...
Je comprends parfaitement. Il y a moins de joueurs qui ont ce sens du déplacement, cette intelligence de jeu. Aujourd’hui, le jeu d’un attaquant est plutôt basé sur la puissance, la vitesse, les grosses frappes. Moi, je suis différent.

Tu as développé ce sens du déplacement parce que tu n’avais pas les qualités dont tu parlais ?
Pas spécialement, je ne pense pas être spécialement lent, mais je vais utiliser d’autres atouts qui ne mettent pas ma vitesse en lumière. Mon jeu est comme ça, c’est naturel. Il y a un peu d’inné, je pense. J’ai toujours bien senti le jeu, après tu le travailles au quotidien aussi avec les consignes des différents coachs.

Cette saison, vous êtes trois à vous relayer comme titulaires en attaque. Quand on y pense, on se dit que Falcao n’aurait jamais dû revenir, l’explosion de Mbappé n’était pas prévue si tôt, et toi, tu aurais très bien pu rester à Nice. Comme quoi, il y a beaucoup de hasard dans une saison réussie...
C’est vrai... Le club cherchait des attaquants, parce que c’était un peu compliqué la saison passée au niveau de la finition. Je sortais d’une bonne saison à Nice et les dirigeants ont voulu que je revienne. On ne savait pas encore si le coach allait rester à une pointe ou passer à deux. Le club a décidé de remettre Radamel en selle et on a fait de bons matchs de préparations associés tous les deux, c’est aussi ce qui a un peu poussé le coach à passer à un système à deux pointes. On avait tous les deux un esprit revanchard par rapport à notre histoire à Monaco...

Tu sortais d’une très bonne saison à Nice, alors que Falcao paraissait avoir perdu son football.

Peut-être que le championnat anglais ne lui correspondait pas. Il n’était peut-être pas dans les bonnes équipes et il avait perdu la confiance en lui. À Monaco, il sent que tout le club est derrière lui et il a marqué très vite en début de saison.


Il est en train de redevenir le phénomène qu’on avait connu à l’Atlético ?
Il est dans un style différent. Il a été blessé, il a perdu un peu de vivacité et de puissance, ce qui est normal avec l’âge. Mais le sens de buteur est toujours le même. Ça, il l’aura toujours.

On parle déjà de Kylian Mbappé comme le nouveau Henry, le Ronaldo français, un futur Ballon d’or. Tu n’as pas un peu peur pour lui ?
Non, je sais que c’est un garçon intelligent. Et s’il s’éparpille, on lui dira. Il a la tête sur les épaules, il veut aller très haut et il se donne les moyens. Le foot n’est pas une science exacte, on ne peut jamais rien garantir, mais s’il ne se prend pas la tête, qu’il reste sérieux, il ira très loin. Je ne peux pas dire qu’il sera un immense joueur à 100%, mais à 95% oui. Il est bien entouré, il est intelligent, il n’y a pas de raisons qu’il fasse une mauvaise carrière. Quand il y a un peu d’intelligence, c’est plus simple.

« Le recrutement a été fait plus intelligemment cette année, avec des joueurs qui connaissaient mieux la Ligue 1. »

Vous êtes en course pour trois titres encore. Si jamais il n’y avait pas de titre à la fin, est-ce que ça resterait une belle saison par rapport au spectacle produit et au plaisir que vous donnez ?
Pour moi, non. On aura fait une belle saison, on a aura beaucoup marqué, mais sans titre, ça sera une saison comme les précédentes. On se qualifiera pour la Ligue des champions et c’est tout. Pour que la saison soit belle, il faut qu’elle soit validée par un titre au moins.

Vous sentez que vous avez la cote en France ? Les gens ont envie de vous voir champions...
On est une équipe sympa je pense, assez jeune, qui ne se prend pas la tête. On le sent quand on se déplace en Ligue 1. Quand on arrive sur la pelouse, on se fait très rarement siffler, parfois on nous applaudit même. Je crois que même les spectateurs des autres clubs apprécient la qualité de notre jeu. Et puis, ils ont envie que le champion change, qu’on installe un peu l’alternance.



Propos recueillis par Alexandre Pedro
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