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Valère de rien

Kostas Mitroglou blessé, Valère Germain (28 ans) a l’occasion de remettre les pendules à l’heure, ce jeudi à Salzbourg. Portrait d’un homme habitué à se battre et qui finit toujours, ou presque, par parvenir à ses fins. Et qui disputera ce jeudi soir sa deuxième demi-finale de Coupe d'Europe en deux ans.

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Certaines amours passionnelles, trop intenses, trop soudaines, peinent parfois à s’étaler dans le temps. Même si, à la base, les deux parties concernées semblent faites l’une pour l’autre. Valère Germain et l’OM ont commencé leur histoire de la même manière. Comme souvent, la première nuit entre les deux fut magique : en ouverture de la saison, en plein mois d’août, l’attaquant avait inscrit un triplé face aux Belges du KV Ostende, lors du troisième tour préliminaire aller de Ligue Europa. L’été dernier, après avoir garni son palmarès d’un titre de champion avec Monaco, l’attaquant ne s’en est pas caché : il a plaqué son club formateur avec qui il était arrivé au bout de l’histoire pour rejoindre «  le club de son cœur  » . Avec les bons et les mauvais moments qui vont avec.

Jamais les deux genoux à terre


Car, il faut bien l’admettre, le second souffle de l’idylle a mis du temps à arriver. Malgré ce triplé estival, les dirigeants olympiens ont passé leur mercato à essayer de mettre la main sur ce fameux «  grand attaquant  » censé valider le démarrage de l’opération Champions Project. Et pendant de longues semaines, Rudi Garcia a fait de Kostas Mitroglou son inamovible attaquant de pointe en championnat. Germain, lui, est devenu remplaçant, et a enchaîné une énorme période de disette, ne marquant pour la première fois qu’en décembre en championnat.



« Je pense qu'il a aussi été dépendant du jeu marseillais qui n’était pas très abouti à l’époque, tente Claude Puel, qui a dirigé Germain lors de sa pige à Nice. Il faisait beaucoup de déplacements ou d'appels sans forcément recevoir de bons ballons. Et puis, il était esseulé. C'est un joueur qui va faire la différence quand il est servi. Il ne va pas prendre le ballon, percuter et faire des choses tout seul. Il a besoin de s'appuyer sur un bon collectif. Aujourd'hui, Marseille domine mieux son sujet, a davantage la possession, et il est meilleur. » Toujours est-il que le Grec avait beau être tout aussi inefficace et sembler cramé physiquement, c’est lui qui commençait les rencontres durant la phase aller.


Alors Valère Germain a fait du Valère Germain. Il aurait pu essayer de se trouver un nouveau point de chute, dès le mois d’octobre, quelques mois à peine après sa signature. Ça s’est déjà vu. Mais non. « S’il a bien une qualité, c’est qu’il ne lâche pas. Et à la fin, il met tout le monde d’accord, note le Troyen Tristan Dingomé, ancien pensionnaire du centre de formation de l’ASM en compagnie de l’actuel olympien. Du centre, ce n'était pas Valère le plus talentueux, mais c'est celui qui a le mieux réussi. Il ne bossait pas forcément plus, mais il était très sérieux et peut-être un peu plus mature que les autres. Il avait de l'ambition, et déjà un plan de carrière bien défini dans sa tête. Et en plus, c’était le meilleur à l’école. »


Dans son nouveau club, Valère a persévéré, sans paniquer. Et il est redevenu le numéro neuf titulaire, en championnat du moins, alors même que l’OM n’a jamais semblé aussi en forme de la saison. «  Durant sa période de disette, on a échangé une ou deux fois, se souvient Jacques-Henri Eyraud. Le président olympien se rappelle avoir eu devant lui quelqu’un de déterminé, qui n’avait pas perdu confiance. Il savait que ça reviendrait. Il avait cette force de caractère, et quand on porte le maillot de l’OM, c’est important. Et puis c'est quelqu'un qui a une vie familiale rangée, stable et je pense que ça peut aider quand on traverse des moments difficiles. »

Pour l’amour du jeu


Parce qu’en vérité, Valère Germain est un habitué de la situation. Combien de saisons à Monaco était-il donné partant en troisième voire quatrième position dans la hiérarchie des attaquants, derrière Rivière, Berbatov, Martial, Falcao et les autres ? Ça ne l’a pas empêché de facturer tranquillement sa trentaine de matchs à chaque fois ou presque. C’est même l’histoire de sa vie.



Si Valère Germain ne semble pas s’affoler lorsqu'il est dans le dur, c’est peut-être parce qu’au fond, ce n’est pas bien grave s’il subit une période de moins bien. Il a le privilège d’être de ces avants-centres dont on ne juge pas le rendement en se basant sur ses stats. On n’attendra donc jamais de lui qu’il enquille une saison à quarante buts, ce n’est pas son job.


Cela a l'avantage d'éviter les déceptions. «  La critique, tu peux y échapper un peu si tu ne triches pas et que tu donnes tout sur le terrain. Tout le monde aimerait marquer plus, mais bon, j’aime mon style de jeu, j’ai besoin de courir. Je ne me verrais pas attendre le ballon dans la surface. Je préfère être altruiste  » , commente l’intéressé. Mais, plus que sa fiabilité, l’attaquant de 27 ans a surtout pour lui ce que bien d’autres qui lui sont intrinsèquement supérieurs n’ont pas : il «  sent  » le foot et rend ses coéquipiers meilleurs. Même en jeunes, il n’a jamais eu des qualités physiques ou techniques hors normes, reprennent en cœur ceux qui l’ont connu et formé. « Ce n’était pas le phénomène de sa génération, quoi. Il marquait, mais sans affoler les compteurs. Mais déjà, il avait cette science du déplacement, ce don pour se trouver dans les bonnes zones. C’est vraiment le genre de joueur qui exploite 200% de son potentiel grâce à son cerveau  » , relate le formateur Frédéric Zago. Après quelques déroutes essuyées en début de saison, face à Monaco ou Rennes, l’OM version 2017-2018 semble avoir trouvé son rythme de croisière dans le 4-2-3-1 cher à Rudi Garcia. Un schéma dans lequel l’avant-centre est – dans un monde normal – censé être une goal machine, ce que ne sera probablement jamais Germain. Mais en amour, rien n'est jamais totalement parfait. Pas vrai ?



Par Marc Hervez et Andrea Chazy Tous propos recueillis par MH et AC
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