Le
FC Valence est souvent présenté comme le troisième club en
Espagne derrière qui vous savez. Troisième club en termes de résultats sur les dernières années, troisième club en terme de popularité dans le pays, troisième club en terme de nombre d’abonnés. C’est à croire que pour être sûr d’être sur le podium, Valence a copié le schéma de deux autres challengers ibériques. Car la politique des chauves-souris, leur surnom, ressemble tantot à l’Atletico Madrid, n’importe quoi, tantot au
FC Séville, pour son recrutement venant de l’étranger peu onéreux et malin.
En termes de pompage de joueurs de
Ligue 1, les Valencians n’ont par exemple rien à envier à
Arsenal, ayant fait venir dans les années 70 des joueurs comme Salif Keita et Johnny Rep. Ils ont aussi offert le premier poste d’entraîneur à Di Stefano dans les années 60. Mais Valence, ça peut aussi être le cirque, comme lorsque Carlos Alberto Perreira tente un revival World Cup 94 en faisant signer Oleg Salenko plutôt que
Ronald Koeman, qui était jusque-là considéré comme un bon entraîneur, plombe salement le club en 2008 en recrutant des joueurs à des prix exorbitants tout en divisant le vestiaire, écartant les historiques Canizares et Albelda.
Au fond du gouffre financièrement, Valence revit depuis quelques saisons grâce à un Unaï Emery, un entraîneur qui joue la carte jeune. Si les trois pépites,
David Silva,
David Villa et Juan Mata, sont parties dans des clubs plus prestigieux, le club s’appuie sur un groupe de jeunes en devenir à l’image des Banega, Pablo Hernandez, Parejo, Canales et Piatti. Quant aux étrangers, ils font tout pour s’intégrer le plus vite possible, en témoigne le récent «
puta madre » balancé à l’arbitre par
Adil Rami.
Le truc que personne ne sait : A la création du club en 1919 lors de jeux dans la ville de Valence, la présidence s’est jouée à pile ou face. Pour la petite histoire, c’est Octavio Augusto Milego Diaz qui a gagné. En même temps, du côté de
Saint-Etienne ou de la Côte d’Ivoire, on ne peut pas trop se foutre de leur gueule.