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Valence, à pile ou face

Ce soir face à Alkmaar en quart de finale retour de l’Europa League (2-1), Valence joue un match qui risque d’avoir une influence terrible sur sa fin de saison. En cas de défaite, les Valencians pourraient bel et bien tout perdre. La pièce de monnaie est maintenant lancée, de quel côté va-t-elle tomber ?

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Qu’est-ce qu’une demi-crise ? Demandez donc aux Valencians. Ils vous répondront qu’une demi-crise, c’est le résultat d’une impuissance chronique à aller plus haut que ce que l’on peut, alors que vos supporters espèrent quand même que vous surmontiez le sort qui vous est destiné. Finir 3ème, n’être champion de rien, si ce n’est remporter le titre honorifique de « Campeon de la otra liga » . Au soir d’affronter Alkmaar à domicile en essayant de remonter le préjudice d’un but (défaite 2-1 à l’aller en terre batave), les Chés jouent plus qu’un match. Ils jouent surtout le vrai tournant de leur saison.

Les années passent et se ressemblent

A l’heure de ce choc, que penser de ce Valence ? Qu’a-t-il de plus que ceux des saisons précédentes ? En réalité, pas grand-chose. Roberto Soldado fait le taff de David Villa devant, et comme le Guaje, va finir par s’imposer en sélection espagnole, avant de partir pour un plus grand club. Trajectoire similaire. Au milieu, des cracks comme Jordi Alba, Pablo Hernandez, ou Tino Costa viennent taquiner le ballon en une touche de balle et multiplier les courses qui mettent à mal leurs défenseurs respectifs. Comme Aimar, Vicente, Mata ou Silva en leurs temps. Derrière, c’est solide, mais sans plus. Rami et Victor Ruiz sont élégants à l’instar d’Alexis ou Marchena, certes, mais ça ne fait pas tout. La charnière centrale version 2012 a commis plusieurs erreurs qui coutent chères, et perdus des duels qui mettent en évidence leurs trop grandes lacunes à ce niveau. Celle de Rami face à Messi lors de la rouste reçue au Camp Nou (1-5) fut à ce titre éloquente.

Ce soir, c’est pile ou face. Ça passe ou ça casse. Mestalla peut autant chavirer de bonheur qu’imploser cette nuit. Côté pile, une victoire, quelle qu’elle soit, et le club à la chauve-souris sera en demi-finale de C3, opposé au vainqueur de la confrontation, elle aussi indécise, entre Hanovre et l'Atlético. Qu’il soit allemand ou madrilène, l’adversaire ne paraitrait pas insurmontable pour les protégés d’Unaï Emery. Un nouveau souffle dans la saison, qui peut leur permettre de maintenir coûte que coûte cette 3ème position au classement de la Liga à laquelle ils sont installés depuis la 13ème journée. Combinez cela à une victoire en finale de l’ancienne coupe UEFA, et là, on sortirait les bus à impériale orange et noir, la foule pour acclamer les idoles sur la place de la fontaine de Turia, et les plongeons de joie dans le port, comme aux plus grandes heures de 2004.

Mouchoirs blancs pour Emery ?

Côté face, c’est tout de suite moins reluisant. Une élimination ce soir face à Alkmaar mettrait en relief le faible ratio des Soldado Boys durant le mois de mars. Alors qu’ils comptaient 8 points d’avance sur la 4ème place à la 23ème journée, les Valencians se retrouvent aujourd’hui avec un tout petit point de plus que le PSG espagnol, Malaga. La faute à deux pauvres victoires sur les huit derniers matches de championnat. Un ratio clairement indigne d’un qualifiable direct pour la C1. Il suffit de rajouter au mélange la blessure d’un de leurs meilleurs joueurs, Ever Banega - qui a vu son 4x4 lui rouler sur la jambe dans une station essence parce qu’il n’avait pas actionné son frein à main - et on passe tout de suite d’un club positivement original, à un club de branleurs. Véhiculant l’image de joueurs oisifs, se sachant trop faibles pour les deux du dessus, et qui se pensaient trop forts pour les 17 d’en dessous. Et comme bien souvent dans ce genre de situation, c’est le coach qui paye les pots cassés.

Certaines rumeurs courent déjà : en cas de défaite ce soir, les Xotos sortiront les mouchoirs blancs, l’équivalant espagnol du pouce baissé romain dans les arènes, pour Emery, pourtant très apprécié lors de son arrivée en provenance d’Almeria et trouveront vite un autre homme pour porter la cravate orange, et gueuler plus fort que les supporters sur le banc de touche. Même les plus connaisseurs ne sauront donc prédire un résultat ce soir. Equipe inconstante, Valence a su cette saison alterner le magique et le désastreux. Capable de prendre à la gorge le grand Barça, et le Real Deluxe dans son antre rustique de Mestalla ou d’aller exploser la révélation de la saison Bilbao chez eux, les Oranges sont aussi capables d’être inexistants, voire même apathiques lors d’un match nul à Santander ou d’une défaite à domicile contre Saragosse. Alors face à l’AZ Alkmaar, tout est possible. Mais mieux vaudrait pour eux que la pièce tombe du bon côté. Histoire de s'éviter l'autre moitié de la crise...

Par Walter Laouadi
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Rami élégant....ouais ouais...
Haha, franchement le stade de Mestalla lui va bien je sais pas mais il est un peu élégant.

Sinon c'est vraiment le tournant de la saison on le sent. Ce soir je serai en stress devant la TV. AMUNT !
"Côté pile, une victoire, quelle qu’elle soit, et le club à la chauve-souris sera en demi-finale de C3"

victoire 2/1 c'est prolong'
victoire 3/2...4/3... c'est fini
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Salvio temps pour lui
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