Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 0 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // Gr. A
  3. // PSG/Real Madrid
  4. // Rétro

Valdo majeur

Du match contre le Real Madrid, on parle très souvent de la tête de Kombouaré ou de la demi-volée de Ginola. Au vrai, le meilleur homme du match mesure 1,73m, porte le numéro 10 et s'appelle Cândido de Oliveira Filho dit Valdo. Sous ses cheveux huilés façon Motown se cachait le nouveau Safet Sušić du Parc des Princes.

Modififié
Si on devait classer les plus beaux gestes du football, la feinte ne serait pas loin de la première place. Quoi de plus beau qu'une feinte de frappe ? De la malice et de la technique en même temps. 89e minute du quart de finale retour de C3 1993. Le PSG mène deux à zéro contre le Real Madrid. À l'aller, les Parisiens ont pris 3-1. Valdo récupère la balle à l'entrée de la surface de réparation espagnole. Face à lui, l'expérimenté international brésilien Ricardo Rocha. Cheveux longs + moustache, un combo de campeur. Valdo feinte une frappe sans même toucher la balle. Rocha mord à pleines dents et donne son cul. La porte est ouverte. Galant, le numéro 10 du PSG s'emmène la balle et ajuste Buyo. 3-0. Au-delà de son caramel, le Brésilien sera à l'origine du but de David Ginola et tireur du coup franc qui amène la tête décisive de Kombouaré. Ce soir-là, Valdo a marché sur le Real Madrid. Pourtant, l'international brésilien n'aura jamais le charisme de Raï, la beauté de Ginola ou la bestialité de Weah. Valdo, au fond, était trop parfait pour exister médiatiquement. Dommage, car le numéro 10 était un joueur formidable. Un bijou arrivé presque par hasard dans la capitale. Nous sommes à l'été 1991, le PSG vient de passer sous pavillon Canal Plus et veut grandir. Pour ce faire, il faut acheter des grands joueurs. Ricardo, génial stoppeur brésilien du Benfica, est arrivé. Sušić, lui, est parti au Red Star pour une dernière pige. Il faut un ambianceur sur le terrain. Le PSG pense alors à Michael Laudrup, le Danois du FC Barcelone. Laudrup n'est pas très emballé. Alors le PSG enclenche le plan B.

23 millions de francs et un sourire


On est mi-août, et le PSG d'Artur Jorge, fraîchement installé sur le banc, cherche un distributeur. Et comme le moustachu le plus célèbre de la capitale connaît bien son pays, il envoie son nouveau club sur les traces d'un international brésilien de 27 ans, au Portugal depuis 1988. Un certain Valdo. Le petit milieu a un CV qui parle pour lui : 40 sélections avec le Brésil, deux participations à la Coupe du monde (1986 et 1994) et un bagage technique déroutant. Paris sort le chéquier et un stylo : 23 millions de francs. Sauf qu'il y a un hic, le club de la capitale compte déjà deux joueurs hors CEE (c'était le quota à l'époque). Le deal est à deux doigts de tomber à l'eau quand Valdo obtient la nationalité portugaise par sa femme. Tout le monde est content, sauf la Roma, qui se fait griller sur le fil par le PSG. « Le PSG poursuit son œuvre de construction » , avance Artur Jorge lorsque le Brésilien signe. Valdo doit être à ce PSG version Canal + ce que Sušić était à celui de Borelli : l'homme du dernier caviar. Petit gabarit, coupe de cheveux de Lionel Richie, déstabilisateur de défenseur, distributeur, doué techniquement, c'est un vrai 10 que le PSG vient de s'offrir. Le PSG se construit tranquillement sa colonne vertébrale avec Ricardo, Le Guen et Valdo. Dans quatre mois, Ginola sera là. Puis arriveront Lama, Weah, Guerin, Raï.

Jurisprudence Raí avant l'heure


Tout n'a pas été rose pour le Brésilien. On parle souvent de la jurisprudence Raí quand un étranger rate sa première saison au PSG. C'est plutôt à Valdo qu'il faut rendre ce qui appartient à Valdo. Sa première année est compliquée. L'ancien de Lisbonne ne parle pas la langue, et le nouveau projet parisien n'est pas aussi solide que celui de Benfica. De plus, sa famille n'est pas avec lui. Un an de galère. Et puis la France va découvrir un génie. Il faut dire que, dorénavant, ses caviars arrivent dans les godasses de Weah et Ginola et ses potes du PSG (air connu). Valdo, c'est la feinte en personne. Le championnat de France s'amourache d'un petit bonhomme qui change sans cesse de direction. Avec lui, tout est dans le contre-pied. Récupérateur hors pair de ballons dans les petits espaces, roi de la feinte et de l'accélération, ce simplificateur de sérénité collective donne du liant à l'équipe d'Artur Jorge. Le Brésilien attaque, défend, sait se rendre disponible. Au sein du PSG, on se touche sur le petit Brésilien. « C'est le meilleur joueur avec lequel j'ai joué. C'est vraiment la classe mondiale » , lâche Paul Le Guen dans L'Équipe en décembre 1992, alors que son coéquipier vient d'être élu meilleur milieu offensif de D1. À ce moment-là, Naples et la Lazio sont sur son dos, il prolonge finalement dans la foulée au PSG jusqu'en 1996. Trois mois plus tard, il marchera sur le Real Madrid au Parc des Princes. Son plus grand chef-d'œuvre. Mais comme même les bonnes choses ont une fin, Valdo rejoindra, avec Ricardo, Lisbonne en 1995 après trois demi-finales européennes de suite au PSG et une feinte de frappe gravée dans nos mémoires. Même 22 ans plus tard.

Par Mathieu Faure
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Podcast Football Recall Épisode 48: Mbappé, merci ; Lloris, oups ; Deschamps, président : émission exceptionnelle de Football Recall il y a 7 heures La danse de la deuxième étoile !! (via Facebook SO FOOT) il y a 16 heures La drôle de liste d'invités de la finale 35
Partenaires
Olive & Tom Un autre t-shirt de foot est possible MAILLOTS FOOT VINTAGE Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Tsugi Podcast Football Recall
Hier à 20:20 Modrić meilleur joueur du tournoi, Mbappé meilleur jeune 67 Podcast Football Recall Épisode 47 : Mbappé va rouler sur les Croates, des enfants racontent le Mondial et la revanche belge Hier à 09:07 Rooney inspire DC United 3
À lire ensuite
San Keylor