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Valbuena vs Nasri : qui fera sa loi au milieu ?

Bien sûr, Deschamps pourrait aligner les deux, l’un dans l’axe et l’autre à droite. Mais au fond, le sélectionneur des Bleus s’interroge : qui de Valbuena ou Nasri pour conduire le jeu de l’équipe de France face à l’Ukraine ? Petit comparatif entre deux meneurs aux profils très différents.

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C’est peut-être un signe du temps qui passe. De tous temps, l’équipe de France a fait son beurre dans les pas d’un leader incontestable et incontesté. Kopa en fut son meneur le plus élégant, Platini son boss le plus absolu, Zidane son guide le plus naturel. La révolution a beau être passé par là il y a plus de deux siècles, il y aura toujours dans ce pays un tropisme pour les monarques. Seulement voilà, aujourd’hui les Bleus cherchent leur chef d’orchestre. Bien sûr, Franck Ribéry fait actuellement office de patron mais dans son expression, le Bavarois est davantage un détonateur, un dynamiteur de défense qu’un réel dépositaire du jeu. Ce rôle central, clairement impulsé dans un 4-2-3-1, ils sont deux à le briguer : Mathieu Valbuena et Samir Nasri. Mais deux, c’est fatalement un de trop. Et qu’aucun des deux n’ait clairement mis tout le monde d’accord, dit bien une manière de vacance de ce pouvoir là. C’est curieux car Valbuena et Nasri, c’est l’histoire de deux formes d’injustice. L’une permanente, l’autre plus ponctuelle. L’une sportive, l’autre sociale.

Evacuons rapidement le cas Nasri. Loin de nous l’idée de voler au secours du Citizen, qui a régulièrement fait son possible pour se mettre tout le monde à dos. Mais convenons qu’à sa place, on aurait les boules en entendant Noël Le Graët absoudre Évra après ses insultes au prétexte qu’il « l’aime bien » quand lui, Nasri, s’était mangé trois matchs de suspensions dans la face pour, peu ou prou, la même incartade. Concernant le malaise Valbuena, il renvoie à un drôle de paradoxe : le joueur le plus constant depuis deux saisons en Bleu est celui dont le statut est le plus souvent remis en question. Aujourd’hui, son essoufflement marseillais (on insiste sur cette précision car en sélection, le lutin phocéen n’a pas déçu) conjugué à quelques bonnes perfs de Nasri, pose un match qui ne devrait pas avoir lieu mais qui existe néanmoins : lequel des deux pour le poste de meneur ? L’heure de juger sur pièce deux rivaux aux histoires désormais liées l’une à l’autre après avoir été si longtemps aux antipodes à l’OM quand Nasri était le Petit prince et Valbuena seulement Petit Vélo, quand le premier était le successeur local de qui vous savez, tandis que le second était un bizut permanent à qui les équipiers subtilisaient la bagnole pour garer à sa place de parking une Majorette. Deux histoires, deux destins… mais une seule place.

Valbuena plus efficace mais…

Sous le maillot Bleu, il n’y a pas photo : le meneur de l’OM domine largement le Mancunien depuis l’an passé. Avec trois buts et quatre passes décisives (presque cinq puisque c’est lui qui centre sur le dernier but de Pogba en Biélorussie mais déviée, la passe déc n’a pas été validée), Valbuena a fait le métier. Et encore, on ne compte pas les offrandes chiées par Giroud (contre l’Allemagne) ou Rémy (face à l’Australie) qui auraient gonflé l’addition. Évidemment, face à ça, Samir Nasri ne présente pas exactement la même influence avec un but, une assist et, allez soyons larges, une avant-dernière passe. Bien entendu, on entend déjà les réserves puisque Nasri n’a fait son retour en sélection sous Deschamps qu’en août dernier. Certes. Mais comment oublier aussi que cette discrétion statistique est l’histoire même de Nasri en équipe de France, lui qui n’a inscrit que cinq pions depuis sa première cape en 2007 (39 sélections au total), soit le même nombre que Valbuena en moitié moins de temps. En revanche, actuellement en club, Nasri, qui plante quelques pions et délivre des passes décisives en-veux-tu-en-voilà (3 buts et 7 passes, toutes compétitions confondues), semble un peu plus déterminant qu’un Valbuena à court de souffle à Marseille (un seul pion depuis cet été). Alors… ?

Nasri, un potentiel individuel supérieur

Croisé il y a peu, un champion du monde 1998 passé sous les ordres de Guy Roux nous glissait la différence supposée entre les deux meneurs des Bleus : « Valbuena est irréprochable depuis deux ans. Mais il a été le meilleur dans une équipe de France où tout le monde était moyen. S’il était aussi fort, il ne serait pas à l’OM. Alors ok, Nasri n’a pas été régulier mais son potentiel fait largement plus flipper les adversaires car en lui ils voient un joueur de Manchester City, un ancien taulier d’Arsenal. Et sa production face à l’Australie, c’est une dimension que Valbuena ne peut pas atteindre » . Sévère… mais juste ? C’est indéniable, la force de perforation de Nasri est très supérieure à celle de Valbuena dont il est physiquement un peu le contraire : rapide sans être vif quand l’Olympien rayonne dans les espaces réduits mais, faute de puissance, ne peut faire mal sur des distances plus longues. Et dans un match de barrages qui devrait se jouer au couteau, le pouvoir d’élimination, la capacité à déséquilibrer seul un rideau défensif, pourrait jouer en faveur de l’ancien banni des Bleus.


Valbuena, une sécurité collective

C’est entendu, Valbuena ne sera jamais l’homme providentiel de l’équipe de France. Mais il en est régulièrement la caution technique la plus fiable. Dans sa capacité à jouer simple, en un minimum de touches de balle, à se rendre disponible, à occuper les bonnes zones et à assurer les bons retours défensifs même s’il n’en a pas nécessairement le volume athlétique. Un joueur d’utilité publique en fin de compte. Et c’est là une garantie immense par rapport à son rival attitré. Car Nasri a toujours un peu fait ce qu’il a voulu en équipe de France (on le précise car en club, le gaillard sait bizarrement obéir aux consignes) : porter la balle quand le jeu commande de la fluidité, descendre presqu’au niveau de ses milieux défensifs en abandonnant son avant-centre, aller à gauche quand il est placé à droite en oubliant le repli dans son couloir avec toutes les bricoles qui s’en suivent (avec une barbe hirsute, Debuchy aurait eu des airs de Robinson Crusoé échoué sur une île déserte, avec personne à qui parler). Et poser cela rappelle le choix que va devoir faire Didier Deschamps entre une individualité intrinsèquement plus forte et un élément collectivement plus sûr. C’est bien sûr un questionnement technico-tactique lié à cette échéance précise. Mais au fond, ce duel à distance révèlera peut-être une vraie vision de l’équipe de France version Deschamps.

par Dave Appadoo
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