Valbuena : « Jouer pour son pays, c'est important »

Troisième à se livrer au jeu de la conférence de presse après Domenech et Evra, Petit Vélo est venu à Tignes avec « beaucoup de détermination, beaucoup d'humilité » . Beaucoup de naïveté, aussi. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes de Valbuena. Et ça, « ça fait toujours plaisir » .

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Comment s'est passée l'insertion dans le groupe ?


Très bien, très bien, ça s'est bien passé. J'ai été très bien accueilli par mes coéquipiers donc ça fait toujours plaisir. Il y a eu des mots de sympathie, de félicitation. Et puis, retrouver des anciens coéquipiers comme Djib', Cédric ou Francky, ça fait toujours plaisir.



Tu as eu droit à un bizutage ?


Pas encore. Mais je pense qu'avec Franck, ça devrait pas tarder.



As-tu prévu une chanson ?


Pas une chanson, un discours plutôt. Pas préparé, je vais simplement dire ce que je pense.



En arrivant hier, tu as vraiment réalisé ?


Réalisé, oui. J'étais très content. Y a un peu d'appréhension des fois, quand on connaît pas, quand on arrive dans une Equipe de France où on sait très bien qu'il y a des grands noms. Mais franchement, comme j'ai dit, j'ai été vraiment bien accueilli et ce que je vois depuis que je suis ici : il y a une très bonne ambiance et donc ça fait plaisir.



Tu vas sortir en caleçon ici aussi ou il fait trop froid ?


Non, on va se couvrir un peu. Faut pas attraper froid.



Tu as été impressionné par les autres joueurs, leur palmarès... ?


Oui, ben on sait très bien qu'il y a des grands joueurs donc après bien sûr qu'il y a des joueurs qui sont impressionnants mais bon maintenant, je suis ici et je jouerai ma carte à fond. Après, on voit que c'est vraiment des gens sympa donc on dépasse ce cadre-là.




C'est pas étonnant de voir la vitesse à laquelle les choses peuvent changer dans le football ?


Le foot est tellement fragile... C'est vrai que par rapport à ma situation en début de saison, ça a été très compliqué. J'ai même envisagé un départ de Marseille... Après, une saison exceptionnelle sur les plans collectif et individuel qui m'a permis d'avoir la cerise sur le gâteau : d'être appelé en Equipe de France. C'est clair qu'on peut dire que le football va très vite.




Tu en es où, physiquement ?


Ça va. Moi, je suis bien. Pas de pépin musculaire pour l'instant donc je touche du bois (il se touche la tempe).




Sur le plan personnel, que va t'apporter ce stage ?


Ben, déjà, apprendre un petit peu à me fondre dans ce groupe et un petit peu discuter avec tout le monde. Après, sur le terrain, me donner à fond comme je le fais avec l'OM, mouiller le maillot parce que ça, je pense que c'est important. Quand on est français, jouer pour son pays, c'est important. De pouvoir faire honneur, mouiller le maillot et jouer comme je sais le faire.





Raymond Domenech a dit que ceux qui n'avaient jamais été sélectionnés pourraient apporter leur fraicheur...


Comme tout le monde, j'ai un rôle à jouer. Là, on fait un stage, il y aura des matches de préparation pour être, on va dire, prêts pour le 11. Là, on est 24 donc il y en aura un qui partira mais c'est vrai qu'une Coupe du Monde, ça se fait à 23 et pas à un ou à deux donc chacun aura son mot à dire, tout simplement. Mais bien sûr que je viens avec de l'ambition mais, comme je l'ai dit, avec beaucoup d'humilité aussi donc je vais travailler et à chaque entrainement, je vais progresser aussi.




Aujourd'hui, tu peux te dire : « Le 24ème, celui qui partira, ça ne sera pas moi » ?


Non, on n'est jamais tranquille donc il faut toujours être prêt à se dire qu'on peut partir aussi, tout simplement.





Est-ce que tu te vois un peu comme l'attraction, la surprise de cette liste ?


Ça, c'est peut-être ce qu'on dit mais moi non. Je viens vraiment sans me prendre la tête. Je me suis jamais pris la tête depuis... donc je vois pas pourquoi je me prendrais la tête maintenant. Je suis très content, très heureux certes, mais le plus dur commence. Ça demande de l'exigence et encore beaucoup beaucoup de travail.




Est-ce que le parcours de Ribéry, qui arrive un peu dans les mêmes circonstances en 2006, est un modèle ?


Oui, il faut s'en inspirer. Francky était à l'OM en 2006 et a été appelé en Coupe du Monde quand, moi, je venais de signer donc c'est un parcours qu'on a envie de suivre. Maintenant, j'aime pas trop les comparaisons. Il a ses qualités, j'ai les miennes mais c'est clair que la carrière qu'il a et ce qu'il fera, la suite de sa carrière, ça va être exceptionnel pour lui donc bien sûr qu'on a envie d'avoir la même trajectoire que lui mais avec chacun ses propres qualités.





Noémie Pennacino et Ronan Boscher, à Tignes

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Une interview très très bien.
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