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Universidad de Chile, la victoire du style

Dans l'ombre du Santos de Neymar, l'Universidad de Chile plane sur la Copa Libertadores. Irrésistible depuis quasiment un an et demi et l'arrivée du technicien argentin Jorge Sampaoli, disciple de Bielsa, la formation chilienne pourrait bien damer le pion aux clubs brésiliens et argentins dans la conquête du trophée.

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Pour le football chilien, il y a désormais un avant et un après Marcelo Bielsa. En 2007, « el Loco » prend la tête d'une sélection nationale moribonde et réussit en trois ans à en faire une machine. La Roja termine seconde des fastidieux éliminatoires sud-américains et réalise une très bonne Coupe du monde, notamment en termes de jeu. Mais en plus de tirer vers le haut l'équipe fanion, le technicien argentin a servi de locomotive à un football andin qui jouait la Belle au bois dormant depuis la retraite de son duo magique Salas-Zamorano. A la clé donc, une formation nettement améliorée, des jeunes désormais capables d'évoluer avec succès sur le Vieux Continent (Vidal, Sanchez, Medel, Ndlr), et une véritable identité de jeu. En décembre 2010, alors que Santiago pleure encore son « Loco » parti pour cause de divergences avec le nouveau président de la Fédération, un autre technicien albiceleste arrive au Chili. Il se nomme Jorge Sampaoli, a un CV aussi mince qu'un sandwich SNCF et prend en main l'Universidad de Chile, un des trois gros clubs du pays.

L'héritage Bielsa
Immédiatement, le chauve à casquette s'impose comme un disciple de maître Bielsa. Il faut dire qu'il a été formé chez les Newell's Old Boys, là même où le coach de l'Athletic Bilbao a connu ses premiers succès. Et la filiation est évidente : Sampaoli passe des heures à décortiquer le jeu de ses adversaires, fait répéter les mêmes gammes à ses joueurs des centaines de fois, se torture à analyser encore et encore les qualités et faiblesses de ses hommes. Au niveau du jeu également, il s'approprie quelques-unes des recettes du Loco : importance des hommes de couloirs, prédominance du jeu en triangle, joueurs en mouvement permanent. Et la formule rencontre un succès immédiat.

En Amérique du Sud, 2011 est l'année « azul » . Les « Chunchos » (hiboux en VF, Ndlr) démolissent leurs adversaires avec le sourire, enchaînent 35 matchs sans défaite, remportent coup sur coup le tournoi d'ouverture et de clôture mais surtout la Copa Sudamericana, premier trophée continental du club universitaire. Notamment grâce au buteur Eduardo Vargas, sorti de terre comme un champignon pour devenir le deuxième meilleur joueur du continent en 2011 (derrière Neymar). Depuis, Vargas est parti trop vite se brûler les ailes à Naples, tandis que la U, elle, continue d'impressionner le continent.

Car c'est là tout le brio de Sampaoli. Ce sont les joueurs qui s'adaptent au système, un 3-4-3 hybride, et pas l'inverse. Une belle idée du collectif, un « fantasme d'utopie » . Malgré tout, les hommes de base ne sont pas manchots. Jhonny Herrera dans les bois, les centraux Oswaldo Gonzalez et Pepe Rojas, les milieux Chelo Diaz, Eugenio Mena, Charles Aranguiz et le buteur d'origine brésilienne Junior Fernandes, grand pote d'Alexis Sanchez, sont presque tous sociétaires de la Roja post-Bielsa. L'Argentin Matias Rodriguez, excellent latéral droit, devrait, lui, bientôt faire ses débuts sous la tunique albiceleste. Quant au jeune buteur Angelo Henriquez, 18 ans tout juste, il a déjà signé un accord de principe pour rejoindre Manchester United avant ses 20 ans.


Faire mieux que la génération Salas
Des hommes qui ne devraient pas rester longtemps au Chili (Diaz a déjà signé à Bâle, Fernandes est courtisé par Palerme, Ndlr), mais qui ont un dernier objectif avant le départ : enfin remporter la Copa Libertadores, le trophée qui leur permettrait d'entrer dans l'Histoire et de faire mieux que la génération Salas qui avait échoué en demi-finale en 1996. Pour le moment, le « voyageur romantique » , autre surnom du club, hérité du lyrisme de son hymne officiel, est bien parti. Après une phase de poules rondement menée, les joueurs de Santiago ont cartonné la Liga de Quito en huitième de finale retour (6-0) avec notamment un but superbe de Junior Fernandes.

Ils pourront en tout cas compter sur le soutien de leurs fans, « Los de abajo » (ceux d'en bas en VF), l'une des hinchadas les plus chaudes et les plus fidèles d'Amérique du Sud, habituée à offrir des spectacles pyrotechniques grandioses lors des grands matchs de son équipe. Hier, en quart de finale aller, la U est allée chercher un bon match nul au Paraguay face à Libertad (1-1). Dans une semaine, le « voyageur romantique » devra faire fructifier ce bon résultat en se muant en un assassin souriant. Tous les espoirs seront alors permis.

Par Arthur Jeanne
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