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United sort ses minots

Fort de ses deux buts d’avance, Manchester United compte laisser le soin à sa jeune garde de finir le boulot. Et si cette C3, dont les Mancuniens ne voulaient pas vraiment au départ, était un moyen de filer du temps de jeu aux laissés pour compte ?

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«  Une punition » . C’est en substance le terme qu’avait employé Sir Alex Ferguson le 7 décembre dernier au soir pour qualifier le repêchage de son club en C3, suite à leur défaite sur la pelouse du FC Bâle, synonyme d’élimination de la plus prestigieuse des Coupes Européennes, malgré un des groupes les plus simples de tout le tableau sur le papier. Plus de deux mois plus tard, outre l’énorme tristesse de jouer ses matchs de Coupe d’Europe le jour de Navarro, le boss de Manchester United est quelque peu en train de revoir son propos. Eliminés des deux coupes nationales, les Red Devils ont fait de cette coupe d’Europe au rabais l’un de leurs objectifs. Non seulement parce que le club n’a jamais soulevé la moindre C3 dans toute son histoire (c’est l’inconvénient quand on est champion les trois-quarts du temps), mais surtout, parce que c’est un bon laboratoire.

Explication : une bonne partie de l’effectif actuel des champions d’Angleterre n’était pas de la partie en 2008, année du succès Européen face à Chelsea. On pense notamment aux Jones, Smalling, Welbeck et autres Chicharito. Privés de la Coupe d’Europe, la vraie, ils n’en ont pour autant pas perdu l’appétit. « Vous n’avez qu’à regarder les équipes encore en lice pour savoir que gagner cette compétition, ça vaut le coup. Nous considérons l’Europa League comme une seconde chance. Nous voulons montrer à l’Europe que nous sommes toujours capables de gagner des trophées  » , a lâché un Chris Smalling aux dents longues. Que cette coupe ait perdu de son lustre d’antan, ça ne fait aucun doute. Mais Fergie peut y voir une bonne occasion d’alimenter l’expérience de ses jeunes pousses, en même temps qu’elle permet à ses cadres de se dégourdir les jambes en vue des joutes du week-end.

Cleverley, le successeur

Le match aller l’a prouvé, Manchester United n’a rien à faire là : malgré un match très moyen, les coéquipiers de Patrice Evra n’ont eu besoin que d’accélérer deux fois pour faire parler le métier et mettre un pied et quatre orteils en huitièmes de finale. Avec la qualif quasiment en poche, le manager Ecossais devrait donc se permettre quelques libertés, d’autant que Wayne Rooney est déjà out pour cause d’angine. On imagine bien Berbatov, cantonné à un simple rôle de joker, et encore, avoir une carte à jouer ce soir. Le Français Paul Pogba pourrait bien lui aussi faire ses premiers pas en Europe. De retour après une longue indisponibilité, Tom Cleverley, en qui sir Alex voit toujours « le successeur de Scholes » , devrait être aligné pour retrouver le rythme, en vue des échéances décisives qui attendent les siens dans les prochaines semaines.

Mais en réalité, ce n’est peut-être pas son équipe que le manager mancunien risque d’observer à la loupe. En face, au milieu, il y aura en effet un certain Christian Eriksen. Très courtisé, le Danois arrive en effet en tête de liste des possibles recrues de United l’été prochain, toujours à la recherche d’un vrai playmaker. Alors qu’on se dirige vers un match, sinon sans enjeu, du moins sans trop d’incertitudes, à lui de profiter de l’absence de pression pour bien se faire voir. Peut-être la principale raison de s’intéresser à ce match retour, en fait.


Par Marc Hervez
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Un pied et 9 orteils ? faut m'expliqué ce qu'il se passe à Manchester ..
Je confirme, Eriksen est Danois. Moyen So Foot... D'autant que c'est pas votre premier article qui en parle. Sinon Cleverley est en effet très prometteur, il a juste eu le malheur de se blesser deux fois, ce qui fait qu'il n'a jamais eu le temps de retrouver le rythme après sa superbe entame.
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