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  2. // Manchester United/Blackburn

United : en tête et au mental ?

Manchester déçoit, mais Manchester est là. Les Red Devils, qui ne comptent toujours aucune défaite, soit quatre de moins que leurs deux principaux concurrents, peuvent s'installer en tête de Premiership avant le déplacement de Chelsea à Newcastle dimanche.

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« Nous aimerions avoir plus de points. Si quelqu'un nous avait dit en début de championnat que nous aurions perdu tant de points à ce stade de la saison, nous aurions été déçus. Mais nous sommes tout de même en bonne position » . Nemanja Vidic, le nouveau capitaine de Manchester United, en est le premier surpris. Malgré de nombreux points lâchés bêtement en route, ses coéquipiers ont la possibilité de prendre la tête, du moins provisoirement, de la Premier League. C'est là tout le paradoxe du début de saison des Mancuniens. Toujours invaincus, les pensionnaires d'Old Trafford peinent à trouver leur rythme de croisière. Leurs 28 unités, ils les doivent davantage à leur force mentale qu'à une quelconque maîtrise des évènements. Quand durant les deux premiers mois de la saison, l'attaque emmenée par Nani et Berbatov carburait, c'est la défense qui se montrait fébrile. Résultat, MU s'est fait rejoindre au score un nombre incalculable de fois, parfois même avec deux buts d'avance. Depuis peu, l'arrière garde a profité du retour en forme de Ferdinand pour fermer les valves, mais c'est l'animation offensive qui pèche. Berbatov n'a plus marqué depuis son triplé face à Liverpool début septembre. Voilà les Red Devils obligés de s'en remettre aux exploits personnels de Park, Nani ou même Hernandez pour gagner des matchs.

Mais quoi qu'on en dise, Man Utd est bien là, devancé seulement à la différence de buts par le leader Chelsea. Depuis le début de l'exercice, tous les membres du Big Four ont tour à tour connu d'énormes passages à vide. Preuve que le championnat anglais est plus équilibré qu'on veut bien le dire et que les Blues, qui collaient six pions à tout le monde en début de saison, ne sont pas invincibles dès lors qu'il leur manque un ou deux joueurs clés. Surtout, il semblerait que les Fergie Boys aient mangé leur pain noir, pendant que Chelsea se trouve, lui, dans une dynamique opposée. L'infirmerie mancunienne se vide peu à peu. Symbole de ce renouveau, le retour dans le onze de Wayne Rooney. Après deux mois d'absence, un caca nerveux et un scandale sexuel, le retour d'un Shrek performant et impliqué dans l'effectif mancunien laisse augurer d'un avenir meilleur. S'il n'a toujours pas marqué autrement que sur penalty depuis le 30 mars dernier avec son club, ses quatre-vingt dix minutes à Glasgow mercredi en ont rassuré plus d'un sur sa forme physique, mais aussi sur son état d'esprit. Wazza est en effet apparu particulièrement affûté et motivé à Ibrox Park, comme si son voyage curatif aux États-Unis, loin des tabloïds, lui avait procuré un bien fou, notamment mentalement.

Néanmoins, Ferguson a tenu à tempérer l'optimisme ambiant : « Les derniers matchs n'ont pas été satisfaisants. Nous aurions dû prendre six buts à Villa Park et en marquer six contre Wigan. Notre chance, c'est que les autres grosses écuries se sont elles aussi mises à déjouer » . Le manager écossais commence à perdre patience, et on le comprend. Au club depuis vingt-quatre ans, il a eu le temps de s'accaparer la célèbre maxime de sir Matt Busby, l'autre manager à avoir été sacré au niveau européen : « Manchester United ne peut se contenter de gagner, il doit le faire avec style » . L'heure du réveil a sonné. Blackburn pourrait en subir les conséquences.

Man U/Blackburn, aujourd'hui à 16h

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