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United écrase l'Amérique

En marchant, Manchester United a largement disposé des meilleurs joueurs de la MLS menés par l'ex-Red Devil, David Beckham, condition physique en berne mais pied droit indémodable. Titi s'est fait discret.

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Les retrouvailles de Manchester United avec les MLS All-Stars marquaient le premier anniversaire des débuts de Javier « El Chicharito » Hernandez avec les Red Devils. L'an dernier, l'avant-centre mexicain avait suggéré qu'il faudrait compter sur lui dès sa première entrée en jeu en ne patientant que quelques minutes avant de bonifier un parfait service en profondeur de Darren Fletcher. Tout juste réintégré au groupe, le natif de Guadalajara n'était pas prévu au programme du soir, mais qu'il soit victime d'une commotion cérébrale lors de son premier entraînement et contraint de suivre le match de l'hôpital non plus.

Avec la présence de Thierry Henry, ex-meilleur ennemi des Red Devils, et de David Beckham, ex-meilleur ami de Ferguson, le casting de la rencontre présente un certain attrait, mais aussi le parfum de ces Blockbusters dont la promo se révèle mieux travaillée que la propre œuvre (sur)vendue. Pas d'arnaque cependant à la Red Bull Arena de New York. La première fulgurance de la soirée implique l'ex-Gunner et l'ex-Red Devil : le premier déborde comme s'il avait retrouvé ses jambes d'Highbury, et sert le Mexicain Omar Bravo, qui d'une talonnade trouve le pied droit de Beckham aux vingt mètres, dont la frappe fusante rase le poteau. Friables, perméables et fébriles derrière, les All Stars de la MLS offrent un visage inverse dans la moitié de terrain opposée, orientés par un Beckham qui prenait un peu de recul pour distribuer à la Pirlo.

Les 40 printemps de Mondragon

MU, qui avait voulu planter tranquillement le décor de la rencontre, se trouve finalement bousculé par les meilleurs joueurs du championnat américain au onze toutefois trop déséquilibré, avec quatre purs attaquants alignés (Davis, Bravo, Henry, Cummings) pour résister aux offensives mancuniennes. Au terme de la première période, les deux équipes présentent un bilan équitable en termes d'opportunités mais MU a déjà fait le break. Beckham et Davis ont bien sollicité les réflexes de Lindegaard (22e, 28e) mais le gardien danois démontrait qu'il peut être autre chose qu'une doublure de De Gea.

Aidé par l'absence prolongée de Chicharito, Berbatov retrouve ses marques avec Rooney. C'est d'ailleurs une combinaison entre les deux hommes qui ouvre les portes des filets aux Mancuniens. Au terme d'un double une-deux avec le Bulgare, Rooney sert finalement Anderson, venu apporter le surnombre plein axe, le Brésilien ajuste tranquillement les 40 printemps de Faryd Mondragon (20e). Park doublera la mise, arrachant une ballon dans la surface, avant de placer une soudaine frappe du gauche au sortir d'un crochet (45e). Avant la rencontre, Thierry Henry avait confié sa crainte de voir MU rééditer sa performance de Seattle, où les Red Devils avaient sonné les Sounders en faisant vibrer sept fois les filets.

Welbeck termine le boulot

Les Mancuniens ne se montreront pas aussi impitoyables, mais c'est presque en marchant qu'ils saleront l'addition avec deux nouveaux buts en seconde période. Le premier est inscrit par Berbatov. Lancé dans la profondeur, le sosie d'Andy Garcia touche la barre sur son lob, avant que rabattre le ballon dans le cadre (51e). Tout aussi en réussite, l'entrant Danny Welbeck signera la dernière réalisation mancunienne. L'attaquant s''ouvre parfaitement la fenêtre de tir, avant de voir sa frappe déviée par un défenseur américain dans ses propres buts (67e).

Dès l'heure de jeu, Ferguson avait opéré cinq changements simultanés. Rooney et Berbatov laissaient notamment leur place à Owen et Welbeck. L'équipe de départ de MU présentait comme particularité la présence de Phil Jones au poste d'arrière-droit. La jeune recrue était remplacée par Nani à la 62e minute. Au terme d'une deuxième période entrecoupée par moults changements, Beckham offrait un dernier frisson à la Red Bull Arnea en plaçant coup-franc excentré dans le petit filet de Ben Amos, qui avait pris la relève de Lindegaard. Pas de happy end pour les All-Stars. Vainqueur 5-1 en 2010, MU maintient sa marge à quatre buts. Avec ou sans Chicharito.

Thomas Goubin

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"Beckham et Davis ont bien sollicité les réflexes de Lindegaard (22e, 28e) mais le gardien danois démontrait qu'il peut être autre chose qu'une doublure de De Gea."

>> Merci de le signaler. Lindegaard m'a vraiment impressionner durant cette tournée. Il a été irréprochable. De Gea va devoir assurer si il ne veut pas cirer le banc.
et qu'est devenu le gardien polonais de manchester, Tomasz Kuszczak ??
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