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  3. // Barcelone-Juventus (3-0)

Une Vieille Dame rabougrie

Sérieuse et appliquée en première période, la Juventus a livré un second acte léthargique, sans allant ni envie, face à un Barça qui a dès lors pu développer son jeu comme dans un fauteuil. Une performance inquiétante, qui s’explique aussi par l’infirmerie bondée de la Vieille Dame, qui a abordé la rencontre largement handicapée.

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Que des mauvais présages en vue. Massimiliano Allegri le savait. À l’heure de retrouver le Barça, la Juventus débarquait au Camp Nou avec une jambe blessée. Et des remplaçants bien trop tendres pour constituer un pansement imperméable et efficace.

Une mi-temps illusoire


L’illusion, pourtant, a un temps fonctionné. Pendant une mi-temps. Pjanić, très juste à la récupération, comme dans la construction du jeu, semble dans le tempo. Même chose pour Matuidi, omniprésent dans l’entrejeu. Tandis que Douglas Costa, brouillon, mais hyperactif, se montre aussi capable de jolies fulgurances. Comme en réussissant un dribble osé vers l’intérieur, suivi d’un lob astucieux pour Rodrigo Bentancur, dont la frappe se trouve finalement contrée. Appliquée, volontaire, la Juve tient son rang. Jusqu’à la 44e minute. Moment choisi par Lionel Messi pour débuter son récital du soir et fracasser les espoirs des Juventini.


Le second acte voit ainsi la Vieille Dame assumer un peu trop littéralement son surnom. La Juve, au ralenti, laisse faire. Higuaín et Dybala déclenchent un pressing de grabataire, tellement mou qu’on a l’impression qu’ils veulent reproduire l’effet bullet time si cher aux sœurs Wachowski. Barzagli, dont la vitesse n’est pas précisément le point fort, accuse sans surprise ses 36 printemps et prend complètement l’eau face à Messi. Et arrive même à se louper quand il tente de taper dans la main de Mehdi Benatia, après une intervention défensive réussie. Pire, la Vieille Dame persiste dans son cercle vicieux de blessures, puisqu'elle perd De Sciglio, touché peu avant la mi-temps après un contact visiblement anodin. Allegri, à court de solutions, ressort alors de son chapeau une vieille recette qui pouvait difficilement fonctionner ce mardi soir : il fait entrer son soldat de l'ombre et homme à tout faire, Stefano Sturaro, qui s’avère forcément peu à son aise à droite de la défense, un poste qui n’a jamais été le sien. Même Gigi Buffon, l’homme sans âge par excellence, semble prendre soudainement un coup de vieux, en cumulant les relances au pied hasardeuses et en se couchant un peu en retard sur un centre à destination de Suárez, qui sera finalement signalé hors jeu.

Vieille Dame désarmée


Une soirée pourrie sous tous les angles, qui s'inscrit cependant dans un contexte éminemment défavorable aux Juventini. Car l’infirmerie de la Vieille Dame est tellement remplie qu’Allegri a dû se résoudre à aligner deux joueurs, De Sciglio et Betancur, dont le temps de jeu cumulé cette saison ne dépasse pas les vingt minutes. Et si les cadres alignés sur le pré ce mardi ont péché dans l’attitude, de par leur manque d’esprit de révolte et de hargne, Allegri n’oublie pas que ses plus grands guerriers n’étaient pas présents sur la pelouse pour haranguer ses troupes : Chiellini, le totem et leader indiscuté de la défense, est toujours indisponible, tandis que Mario Mandžukić, dont la haine de la défaite et le pressing de dératé sont deux ingrédients bien connus du succès de la Juve en C1, s’est blessé samedi dernier face au Chievo. Les Piémontais étaient enfin privés de Sami Khedira et Claudio Marchisio, dont l’expérience des grands rendez-vous et la science tactique n’ont pas d’équivalent au milieu de terrain. Autant d’hommes que la Vieille Dame pourrait espérer récupérer le 22 novembre prochain, pour le match retour à Turin. Et peut-être montrer que, quand elle n’est pas autant diminuée, elle a les armes nécessaires pour défier ce Barça-là.

Par Adrien Candau
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