1. // Amical
  2. // France/Etats-Unis d'Amérique (1-0)

Une victoire mais peu d'enseignements

Au terme d’une partie sans goût ni couleur, la France l’emporte (1-0) pour la troisième fois en trois matchs face aux States. Le salut est venu de l’entrant Loïc Rémy en fin de partie.
La victoire, c'est tout ce qu'on retiendra.

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France - USA: 1-0
But: Loïc Rémy (72e) pour les Bleus.

« Peaufiner » . A sept mois de l’Euro en "Polognukraine", Laurent Blanc souhaitait se servir de ce match amical contre les States pour « mettre l’accent sur notre propre jeu » . C’est en grande partie raté. Pour s’en rendre compte, nul besoin de deux mi-temps, les dix premières minutes suffisent. Dix minutes au cours desquelles les deux portiers, Hugo Lloris pour la France et Tim Howard pour les Etats-Unis d’Amérique, n’ont pas touché une fois le cuir. Dix minutes au cours desquelles la centaine de supporteurs assise en quart de virage derrière une banderole « Stars and Stripes » a réussi à se faire entendre parmi 68 000 spectateurs. Dix minutes au cours desquelles l’unique amuse-bouche à se mettre sous la dent fut le tampon chabalien de Jozy Altidore sur Alou Diarra (2e), digne de finir dans la section vidéo du Midol. Les quatre-vingt et quelques minutes suivantes, il y a certes eu ce but du rentrant Loïc Rémy (72e). Mais que cette victoire fut longue à se dessiner. Face à une équipe yankee physiquement intelligente et bien disposée sur le terrain dans son 4-2-3-1, les Bleus ont littéralement galéré en première à se créer des intervalles, et donc des occasions. Et en seconde à trouver quelqu’un pour vouloir les mettre au fond.

I want to Brek Shea

Quand dès la 20e, le public du SDF rentre, dès sa deuxième tentative, une Ola, c’est soit signe que les Bleus prennent l’avantage d’entrée, soit, paradoxalement, qu’il ne se passe rien. Vu les sifflets nourris balancés pour la mi-temps moins d’une demi-heure après, il fallait ce soir cocher la deuxième réponse. Il faut dire que les actions chaudes tricolores face à la 34e nation FIFA se comptent alors sur deux doigts de la main. Une frappe de Menez en pivot qui file au-dessus (36e) après une énième belle percée de Ribéry sur la gauche et un face-à-face loupé de Benzema en toute fin de première (44e) suite à un ballon mal emmené. Pour le reste, il a fallu pour se réchauffer de ce début d’hiver se contenter d’un beau duel Koscielny-Brek Shea (11e), d’un laser vert visant à déstabiliser Debuchy sur une touche (12e), d’une chamaillerie de cour de lycée entre Menez et Chandler (23e), d’une Madjer impossible de Ribéry au premier poteau (26e) et enfin d’un beau double contact d’Altidore dans la surface française (34e). Avec, entre tout ça, des signes visibles d’agacement de Laurent Blanc à destination de ses adjoints face aux nombreux contrôles échoués et passes foirées.

Rémy en feu

Ne pouvant faire pire, les Bleus entament mieux la deuxième mi-temps. Les accélérations de Ribéry et Menez payent enfin avec quelques corners offensifs. Sur l’un d’eux, Benzema au second poteau trouve le montant haut de Tim Howard (56e). Moins d’une minute plus tard, le Madrilène se met de nouveau en évidence sur un coup-franc aux 25 mètres. Puissante et placée, sa frappe oblige Howard à la parade. Malgré quelques ballons menaçants pour le gardien d'Everton, le quart d’heure des Français ne donne rien. Et il faut attendre les changements pour que le tableau d’affichage serve enfin. Martin, rentré à la place de Benzema, sert de belle manière sur une longue ouverture Loïc Rémy, entré en lieu et place de Ribéry. Contrôle, accélération, frappe croisée petit filet. Un but assez semblable à celui qu’il a inscrit contre la Roumanie. Moins capital mais qui permet tout de même à la France de booster sa dynamique d’invincibilité à 16 matches, de l’emporter (toujours bon pour le moral) et plus personnellement pour le Marseillais de se mettre bien à six mois de l’annonce de la liste des 23. Pour le reste, Jozy Altidore balancait sur son Twitter deux heures avant le coup d'envoi: « Enjoy life, you only get one » . La France heureusement n'a pas qu'un match amical, mais deux. Contre la Belgique dans quatre jours. Où cette fois, avec une équipe plus proche de la type, il faudra, pour rassurer, ajouter à la victoire, la manière.

Par Maxime Marchon, au Stade de France
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La france est pourri depuis 2007. C'est bizarre, pil poil avec la retraite d'un certain joueur ! faut arrêter avec l'edf, on aura jamais plus l'equipe de 2006, ni celle de 98, et encore moins celle de 2000 (l'apogée) alors à tous les haineux qui critique Zidane, et qui léchouille leséant de platouche, mais qui l'ont jamais vu joué, la grande equipe de france c'est fini faut s'y faire, il suffit de regarder l'allemange jouer ou l'espagne, ou la hollande. Mais la france tellement ennuyeuse à voir ... M'vila qui sait pas faire un centre, Menez et sa coupe qui se la joue solo 90 pour cent du temps, gnonalons no comment.. tant qu'on aura pas un nouveau meneur de jeu aussi bon que l’était zidane, faut rien espérer. Habemos papan
Une nullité sans nom, c'est un supplice de regarder un match de l'edf
Ah mais si, il y a un enseignement que confirme L Blanc maintenant à chaque match: chaque fois que les Bleus ne jouent pas en 4/3/3 on assiste à des matchs lamentables dans le jeu.
On peut retourner la question dans tous les sens, expliquer que ce n'est pas le schéma qui compte mais l'animation et autres fadaises, le résultat est là; animation nulle, résultat laborieux et spectacle soporifique.
Si, il y a un enseignement à tirer, la France est toujours invaincue depuis maintenant 16 matchs...

Le jeu n'y est toujours pas, mais on sent quand même plus d'assurance dans les joueurs, plus de confiance, surtout chez les défenseurs.

Quoi qu'on en dise, on prépare toujours au mieux une équipe en défendant d'abord... Les automatismes viendront.

Laurent Blanc avait prévenu au début de son mandat que le travail serait long et pas forcément beau. Il ne fait que réussir ce qu'il avait promis: rendre la France de nouveau difficile à battre.

Rappelez vous de l'euro 96, la France avait le jeu joga mochito de la compétition, et pourtant, elle sort en demi en étant invaincue...

Je crois que tout le monde signe des deux mains pour pareil résultat.

Prenons exemple sur les Allemands, les Espagnols et les Néerlandais qui ont su prendre leur temps avant de devenir les meilleurs équipes du monde. N'oublions pas qu'à un poil de cul près, les Xavi, Iniesta, Puyol étaient déjà là en 2006...

(Pour une analogie complète, qui aurait prédit, en 96, une victoire possible sur les deux derniers finalistes de la World Cup aux States deux années plus tard?)

C'est sur que c'est pas jojo de les voir jouer, mais les Ricains n'ont eu qu'une demi-occase (le pénalty oublié) alors que le score aurait pu être plus lourd pour eux.

N'oublions pas qu'il y a à peine un an, on perdait contre la Biélorussie avec des joueurs faisant littéralement dans leurs bas... Et qu'on était capable de perdre contre la Chine, ou L'Afrique du Sud...

Alors c'est sur que si on joue contre les trois premières nations, il va falloir blinder, sinon c'est la fessée cul-nul. Mais croyez-vous possible aujourd'hui que la France puisse perdre contre la Chine?

Voilà l'enseignement général du travail de fond de Laurent Blanc. Le reste, ça dépendra du niveau atteint pas le joueurs sélectionnés: qu'il passent du statuts bons joueurs à niveau international incontournables. C'est à dire ce qu'étaient devenus les joueurs de l'EDF de 98.

Bisous
Je ne crois pas que mal jouer prépare à quoi que ce soit.

Je ne crois pas non plus que bien défendre passe automatiquement par un "blindage" du milieu de terrain et de la défense, les exemples de Lille l'année dernière et du Barça démontrent qu'on peut être offensif et efficace dans la protection de son but.

On peut rajouter qu'une équipe construite surtout pour défendre se trouve en grande difficulté pour attaquer une fois menée au score comme l'a parfaitement démontré le dernier Mondial (L'Allemagne a été battue les deux seules fois où elle fut menée et son exemple fut quasiment la règle pour les autres équipes).

Je ne crois pas aussi que le niveau des joueurs français soit inférieur à celui des Allemands ou des Hollandais. Les Espagnols je ne dis pas. Il y a vraiment de quoi construire une équipe très compétitive si on prend la peine de jouer sur nos forces qui se trouvent surtout en attaque et au milieu comme l'ont bien démontré les matchs en Angleterre, en Bosnie, en Ukraine, en Pologne et contre la Roumanie à Paris tous en 4/3/3.

Après, la réussite d'une compétition comme l'Euro ou le Mondial, on sait que ça tient à pas grand chose (L'équipe de Jacquet en 98 ou celle de Lemerre en 2000 auraient pu être éliminées par la Croatie et l'Italie sans qu'il y ait à crier au scandale).

Gagner ou perdre autant y mettre les formes.
4-3-3 ou 4-4-2 peu importe lorsque tu mets au milieu deux attaquants qui jouent exclusivement pour eux, et deux milieux défensifs qui ne sont pas capables d'orienter le jeu. Pauvre Matthieu qui a répété appels et une-deux sans recevoir le ballon et voir ses bons ballons gâchés par des attaquants lamentables. Il faut un milieu dominateur et créatif.
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