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Une Squadra, deux options

Alors qu’il avait opté pour un 3-5-2 lors des deux premiers matches, Cesare Prandelli a aligné un 4-4-2 lors de la victoire contre l’Irlande. Du coup, à quelques heures d’affronter l’Angleterre, le sélectionneur italien se pose encore des questions.

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C’est un paradoxe à l’italienne. Depuis le début de l’Euro, Cesare Prandelli est passé d’un schéma tactique à un autre. D’abord un 3-5-2, contre l’Espagne et la Croatie. Puis un 4-4-2 contre l’Irlande. La contradiction est là : au niveau du jeu, la Squadra Azzurra a semblé bien plus dans ses baskets en 3-5-2, mais n’a obtenu que deux matches nuls. En revanche, en 4-4-2, cela a été beaucoup plus poussif et beaucoup moins fluide. Pourtant, c’est avec ce schéma-là que la Nazionale a obtenu sa seule victoire, face aux Irlandais. Alors, forcément, le sieur Prandelli se pose des questions. Dans quelques heures, son équipe d’Italie va se retrouver nez à nez avec l’Angleterre, pour essayer de rejoindre le Portugal, l’Allemagne et l’Espagne en demi-finales. Tactiquement, c’est un peu le flou, pour l’ancien coach de la Fiorentina. D’autant qu’en face, Roy Hodgson connaît bien le football italien. Le sélectionneur anglais, lui, va s’appuyer sur un 4-4-2 classique, c’est quasiment une certitude. Deux défenseurs centraux puissants, Terry et Lescott, et deux ailiers rapides, Johnson et Cole. Et bien sûr Rooney en attaque. Voilà les indications que Prandelli a reçues, étudiées et analysées. Reste maintenant à mettre en place la stratégie nécessaire et adéquate.

Une Angleterre à l’italienne

Une chose est sûre : Prandelli tente de révolutionner l’Italie. On a déjà longuement évoqué ses valeurs et son désormais célèbre code de l’éthique. Mais la révolution est également tactique. La Nazionale n’a en effet pas d’avant-centre. Et ça, ce n’est pas commun. Pour une équipe qui a connu Bobo Vieri et Luca Toni lors des dernières décennies, c’est évidemment un changement. Non, la Squadra 2012 mise sur des attaquants techniques et rapides, comme Cassano et Di Natale, ou sur un « faux » avant-centre, en la personne de Balotelli. La grande force de cette Squadra, on l'a vu, c’est son milieu de terrain, avec un Pirlo en état de grâce, mais aussi Marchisio et De Rossi, qui a enfin pu remonter d’un cran après le retour de blessure de Barzagli. Avec ces joueurs, l’Italie réussit à proposer du jeu, en affichant une mentalité offensive, même lorsqu’elle a dû affronter l’Espagne. Voilà donc sur quoi doit se baser Prandelli pour ce match contre l’Angleterre. En effet, face aux Anglais, c’est l’Italie qui va faire le match. C’est l’Italie qui va devoir tenir le ballon et créer des choses.

Les Britanniques n’ont aucun souci à refuser le jeu, comme ils l’ont fait contre la France, et à donner les clefs à l’un de leurs génies (Gerrard et Rooney par dessus tous) pour résoudre la situation. C’est bien là que Prandelli va devoir être bon dans ses choix : face à sa Nazionale, l’Angleterre va jouer à l’italienne. Bah ouais ! C'est un peu comme si, en jouant à FIFA 12 avec un pote, chacun prenait la même équipe. Comme ça, pour triper. Alors, certes, l’Angleterre n’est pas et ne sera jamais l'Italie. Mais, dans la mentalité, les Three Lions se sont fait une raison : s’ils doivent subir et souffrir pour aller en demi-finales, ils subiront et souffriront. Et l’Italie, à l’inverse, va se tourner vers l’offensive. Même si son capitaine, Gigi Buffon, rappelle qu’une histoire ne s’efface pas en deux ans. « Nous descendons trop lorsque nous menons au score ? Oui, mais il y a des racines historiques auxquelles nous sommes attachés, notamment dans les moments de difficulté. Changer de mentalité en si peu de temps, c’est une utopie » , a-t-il assuré. Chassez le naturel…

De Rossi, derrière ou devant ?


Prandelli est donc face à son tableau noir, seul avec sa craie. Quelle équipe dessiner pour passer l’obstacle anglais ? Le premier problème, outre le choix du schéma tactique, c’est de savoir qui va jouer en attaque. Cassano, Di Natale, Balotelli : trois joueurs, deux postes. Il va donc falloir faire un choix. Là où les joueurs n’aident pas vraiment le coach, c’est qu’ils marquent toujours lorsqu’ils ne sont pas alignés d’entrée. Au premier match, contre l’Espagne, Di Natale a remplacé Balotelli en seconde période et a marqué. Lors de la dernière rencontre, contre l’Irlande, c’est Balo qui est entré à la place de Di Natale. Bien sûr, l’attaquant de City a marqué. Alors quoi faire ? Cette semaine, la presse italienne a plébiscité l’attaquant évoluant actuellement en Angleterre, en expliquant que « les Anglais ont peur de lui  » . Oui, peut-être. D’ailleurs, il est fort probable qu’au final, Prandelli mise sur celui que Roberto Mancini a défini comme « l’attaquant italien le plus fort actuellement » .

Autre souci : le secteur défensif. Si le sélectionneur peut à nouveau compter sur Barzagli, il va devoir faire sans son guerrier, Giorgio Chiellini. Touché face à l’Irlande, le joueur de la Juve ne pourra jouer, éventuellement, que la finale. Deux solutions, donc : soit Prandelli retente un 3-5-2 avec De Rossi en défense, soit un 4-4-2 avec Bonucci et Barzagli au centre. Dans ce cas-là, De Rossi serait aligné au milieu, en véritable chien de garde de Steven Gerrard. D’autres doutes sur les ailes : Balzaretti a été bon face à l’Irlande, mais Prandelli pourrait surprendre en alignant Ogbonna. À droite, Maggio a été nullissime lors des deux premiers matches, mais le beau Cesare, grand seigneur, pourrait lui accorder une nouvelle chance. À moins qu’il n’aligne à nouveau Abate. Une flopée de questions auxquelles le sélectionneur va devoir répondre dans quelques heures. Pour le moment, il a tenu à ne donner aucune indication. Les derniers entraînements des Azzurri ont été fermés au public et à la presse. Toujours mieux pour préparer des coups en douce.

Eric Maggiori
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