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  2. // 5ème journée

Une Serie A au petit trot

Après quatre journées, un petit point sépare le premier du huitième. Véridique : sans ses six points de pénalité, c'est l'Atalanta, qui serait seule en tête.

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Milan derrière Cagliari. Le Genoa devant l'Inter. La Lazio à égalité de points avec Siena. Le Chievo à un point du leader. Oui : c'est pour le moment à une Serie A sans dessus-dessous que nous assistons. Ne cherchez plus les hiérarchies : elles ne sont plus respectées. Pour le plus grand plaisir des petites équipes. Pourtant, avant le début du championnat, on imaginait déjà une lutte sans partage entre les deux équipes milanaises, toutes deux titillées par un Napoli revanchard et une Juventus revigorée. Après trois semaines de compétition, le constat est là : pas de lutte sans partage, ni d'équipe revancharde. Ou plutôt, pas celles que l'on attendait. Car s'il y en a bien une qui mérite tous les applaudissements, c'est bien l'Atalanta. Pénalisée de six points dans l'affaire des paris clandestins, l'équipe bergamasque imaginait une saison noire, au cours de laquelle le maintien resterait un mirage, toujours loin à l'horizon. Incroyable mais vrai : les Bergamaschi viennent d'enchaîner une troisième victoire consécutive, aujourd'hui, contre Novara (2-1), et comptent donc quatre points au compteur. Ils ne sont déjà plus relégables. Et ce qui est proche de l'irréel, c'est que les joueurs de Colantuono, sans cette fichue pénalisation, seraient à l'heure actuelle seuls leaders de la Serie A, avec dix unités. La standing-ovation est méritée, et pas seulement de la part de leur propre public.

Conte partiro


Si l'Atalanta ne peut donc jouir que d'une position de "leader moral" du classement, la Juventus et l'Udinese, elles, la savourent réellement. Aujourd'hui, les deux équipes bianconere (même si l'Udinese arborait un maillot jaune fluo dégueulasse) n'ont pas brillé, mais conservent leur leadership partagé. A Catane, la Juventus s'est fait peur. Face à une équipe toujours difficile à manœuvrer dans son antre (l'an passé, 37 de leurs 46 points ont été pris à domicile), la formation de Conte n'a pas vraiment su quoi faire, et s'est même retrouvée dos au mur lorsque les Siciliens ont ouvert le score par Bergessio. En seconde période, Krasic égalise d'une frappe qu'Andujar aurait pu détourner en y mettant un peu du sien. Sous le déluge, le match devient alors un grand n'importe quoi, avec des occasions de part et d'autre. Finalement, la Juventus concède son deuxième match nul en quatre jours. « Le chemin est encore long » assure Conte à la fin de la rencontre. Pas faux. En attendant, sa Juve est en tête.

Tout comme l'Udinese. Après son bon point pris sur la pelouse du Milan AC, les Frioulans s'offrent un deuxième déplacement consécutif, cette fois-ci à Cagliari. Au terme d'une belle première période, au cours de laquelle Torje, pour l'Udinese, et Nenè, pour Cagliari, auraient tous deux pu ouvrir le score, le match devient complètement ennuyeux. Di Natale reste muet et, coïncidence, l'Udinese, pour la première fois de la saison, ne marque pas de but. 0-0. Avec un maillot si fluo, la formation de Guidolin ne pouvait pas espérer mieux. En attendant, elle est en tête. Elle aussi.

Immortel Pellissier

A l'aube de cette 5ème journée, le troisième larron qui occupait le podium, c'était le Genoa. Emmenée par un Palacio des grands jours, l'équipe génoise débute tambours battants la rencontre face au Chievo. La première période se termine sur un score vierge, mais dès le retour des vestiaires, l'Argentin inscrit son quatrième but en quatre matches et donne l'avantage aux siens. Mais c'est écrit : cette saison, le Chievo va emmerder les gros. Quelques minutes après l'ouverture du score, Sébastien Frey stoppe un pénalty de Pellissier. Pas grave. L'attaquant est un dur à cuire. Et plante le but égalisateur à un quart d'heure du terme. Le Chievo pousse, le Genoa ne veut pas flancher. Mais le héros de la semaine s'appelle Moscardelli. Trois jours après avoir fait pleurer les Napolitains, l'avant-centre à la queue de cheval remet ça, et assassine les rossoblù à la 93ème minute. Et hop, sept points au compteur pour le Chievo. Comme le Genoa.

Comme Palerme, aussi. Les Siciliens sont en effet allés chercher un point sur la pelouse de la Lazio Rome. Privés de Mauri, les Romains ont eu énormément de mal à construire des actions dangereuses, et ne se sont réveillés que dans les dernières minutes. Mais l'imprécision de Cissé (qui l'a mise à côté alors que le but était grand ouvert) et les reflexes du portier palermitain Tzorvas ont sanctifié le plus logique des 0-0. Presqu'aussi logique que celui entre le Napoli et la Fiorentina, la veille, au San Paolo. Une Fiorentina qui compte elle aussi sept points, et qui recevra justement la Lazio la semaine prochaine. L'occasion de voir si les Florentins sont "dignes du Scudetto", comme le prétend Walter Mazzarri.

Luis Enrique, premier sourire

Les aventures de Luis Enrique à la Roma, épisode 6. Trois jours après avoir été tenu en échec par Siena (qui, par ailleurs, a aujourd'hui battu Lecce 3-0), le coach espagnol se déplace avec sa troupe à Parme. Et pour la première fois depuis son arrivée, le coach espagnol peut enfin sourire. Au terme d'un match assez triste dans son ensemble, les giallorossi assurent l'essentiel, à savoir leur première victoire, grâce à un joli but d'Osvaldo. Luis Enrique peut également remercier Biabiany. Le joueur parmesan a raté une occasion monumentale, en choisissant la frappe alors que deux joueurs étaient seuls devant le but vide. Peu importe, la victoire, pour les Romains, est bien là. Mais le calendrier est délicat : la semaine prochaine, ils recevront l'Atalanta, l'équipe en forme du moment, puis profiteront de la trêve pour préparer le plus grand des rendez-vous : le derby.

En parlant des prochaines échéances, deux tests très importants attendent les équipes de Milan dans sept jours. L'Inter, qui a obtenu sa première victoire de la saison sur la pelouse de Bologne (1-3), hier, recevra le Napoli. Un match à haut risque pour Claudio Ranieri, tout de suite appelé à relever une équipe qui ne compte, pour le moment, qu'un point d'avance sur la zone de relégation. Quant au Milan AC, vainqueur hier de Cesena (1-0), il se déplacera à Turin, pour y affronter la Juventus. Ibra, toujours blessé, espère y être. Allegri aussi.

Les résultats complets :

Atalanta – Novara 2-1

Schelotto 34', Cigarini 59' / Porcari 49'

Catania – Juventus 1-1

Bergessio 21' / Krasic 49'

Cagliari – Udinese 0-0

Chievo – Genoa 2-1

Pellissier 74', Moscardelli 93' / Palacio 48'

Lazio – Palerme 0-0

Siena – Lecce 3-0

Destro 6', Calaio 53' et 70'

Parma – Roma 0-1

Osvaldo 50'


Hier :

Bologne – Inter 1-3

Diamanti (sp) 66' / Pazzini 39', Milito (sp) 81', Lucio 87'

Milan – Cesena 1-0

Seedorf 5'

Napoli – Fiorentina 0-0


Eric Maggiori

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