Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 0 Résultats Classements Options
  1. // Bilan
  2. //
  3. // Supporters

Une saison en tribunes (1/2)

Retour, en 21 points (11 aujourd'hui, 10 demain vendredi) et plus encore d'articles publiés sur ce site, sur une saison 2012-2013 mouvementée dans les tribunes françaises et à leurs alentours, entre ambiances surchauffées, manifestations de supporters et dérapages plus ou moins contrôlés.

Modififié
1 – La victoire partielle de SOS Ligue 2

L'horaire des rencontres de Ligue 2, fixé en début de saison le vendredi à 18 h puis 18 h 45, a provoqué la colère de nombreux fans de la deuxième division professionnelle. De l'ultra au supporter classique, ils ont été nombreux à gueuler contre la LFP et le diffuseur beIN Sport. Regroupant des associations de supporters de toute la France, le collectif SOS Ligue 2 a été le fer de lance de cette lutte. Après de multiples actions dans et hors des stades et grâce à de nombreux soutiens, les matchs ont finalement été décalés à 20 h pour la deuxième partie de la saison. Une demi-victoire pour un collectif qui lutte depuis près de dix ans pour que les matchs de Ligue 2 aient lieu le samedi.

2 – La victoire et la défaite des Lensois

Loin d'être au top en Ligue 2, les supporters lensois avaient coché dans leur agenda leur quart de finale de Coupe de France face aux Girondins de Bordeaux. Mais l'horaire, un mercredi à 17 h, proposé par France Télévisions puis validé par la Fédération française de football a provoqué leur colère. Soutenus par leur club, ils ont obtenu gain de cause, la rencontre étant finalement fixée à 19 h. Résultat, grosse ambiance dans les tribunes, mais pas de diffusion télévisée, ce qui n'a guère été du goût des dirigeants girondins.

3 – Un Stade de France en rose pour du foot

Malgré leur qualification pour la finale de la Coupe de France, les dirigeants bordelais ont encore trouvé le moyen de râler. Il est vrai que fixer la finale un vendredi soir n'était pas idéal, d'autant que les fans hauts-savoyards et bordelais n'ont eu que deux semaines pour s'organiser. Si les Ultramarines bordelais ont fait le métier dans leur coin de virage, la bonne surprise est venue de la forte mobilisation des fans des « Croix de Savoie » . Avec leurs drapeaux, leurs maillots et leurs perruques, ils ont coloré de rose une bonne partie du Stade de France. Certes, leur répertoire est limité à quelques chants, leur style vestimentaire est parfois discutable et la taille limitée de leurs groupes de supporters n'aide pas à faire régner une ambiance constante, mais le cœur y était. Si le club s'installe durablement dans l'élite, il pourrait bientôt se découvrir des supporters fervents. Rafraîchissant.



4 – Les Verts enflamment Saint-Denis

La vraie grosse ambiance, le Stade de France l'a cependant connue quelques semaines plus tôt, avec la finale de la Coupe de la Ligue. Compétition souvent dénigrée, elle a permis aux Verts de renouer avec la victoire et à la ville de connaître de nouveau des scènes de liesse populaire. Mais la prochaine fois, faudra mettre les patins aux pieds en entrant sur la pelouse, la LFP n'ayant pas trop aimé les débordements de joie des publics qualifiés pour la finale.

5 – Un Chaudron froid

Une Coupe de la Ligue et une qualification en Ligue Europa, c'est bien. Mais le peuple vert espérait mieux. Début mai, la réception des Girondins était cruciale pour l'accès en Ligue des champions. Or, surprise, le Chaudron s'est tu et le score est resté vierge. Suite aux incidents lors du précédent derby (échanges de projectiles et de fumigènes entre le parcage visiteur et le virage sud lyonnais) et aux torches allumées au Stade de France, la direction de l'ASSE craignait une sanction de la LFP. Pour l'amadouer, les dirigeants verts ont décidé de fermer le secteur réservé aux Green Angels lors de la venue de Bordeaux. Une sanction guère appréciée par les ultras stéphanois qui ont choisi de se taire pendant tout le match. Mal vécue par les joueurs, le coach et une partie du public, cette décision a mis en évidence la place qu'occupent aujourd'hui les ultras dans de nombreux stades, en particulier dans le Chaudron. Et elle n'a eu aucun effet, puisque la LFP a quand même sanctionné l'ASSE de trois matchs à huis clos partiel

6 – Un derby plus tendu que jamais

La rivalité entre supporters stéphanois et lyonnais est habituellement forte. Cette année, elle est encore montée de 69 crans. Le derby aller a déjà été marqué par la révélation, avant la rencontre, du tifo stéphanois par le virage sud lyonnais, un affront dans le monde ultra. Mais les Lyonnais n'en sont pas restés là : des indépendants du virage sud ont carrément dérobé une partie de la bâche Magic Fans peu avant la finale de Coupe de la Ligue et certains Bad Gones ont tourné une vidéo porno scabreuse. Curieusement, le derby retour a été quelque peu agité. Le cycle de la vengeance est désormais enclenché. Plusieurs incidents se sont succédé, y compris après la fin de la saison. Il ne reste plus qu'à croiser les doigts pour que cette triste histoire ne finisse pas dans le sang.



7 – Virage Sud Lyon : le nouveau KOB ?

Le plan Leproux a cassé le Kop of Boulogne, la fameuse tribune blanche et violente du Parc des Princes. Il semble que le virage sud lyonnais ait décidé de reprendre le flambeau. Même s'ils sont loin d'être majoritaires dans la tribune, les identitaires n'hésitent pas à s'y montrer. Et rayon violence, il y a du client. Les fans de Tottenham, entre autres, s'en sont aperçus à leurs dépens. Pour couronner le tout, les hooligans du virage sud lyonnais ont même dérouillé les Bad Gones du virage nord. Ça ressemble fort à la situation parisienne pré-Leproux tout ça.

8 – Hool's not dead


Si on ne les voit plus au Parc, les hooligans parisiens n'ont pas disparu pour autant. Ils l'ont rappelé à leur manière habituelle, discrète, la veille de PSG-Zagreb, en attaquant leurs homologues croates près de la place de la Bastille. Pourtant, Manuel Valls avait mis le paquet en publiant un arrêté interdisant la venue à Paris des supporters du Dinamo Zagreb. À part ça, les hooligans parisiens se sont baladés en Europe, au Portugal, en Espagne, en Catalogne, ils ont organisé quelques fights à droite et à gauche (surtout à droite à vrai dire, par exemple à Annecy contre leurs homologues niçois), participé de manière animée à quelques manifestations politiques (très à droite aussi, comme lors de l'attaque d'une manifestation antifasciste en mémoire de Brahim Bouarram, un Marocain jeté dans la Seine en marge d'un défilé du Front National en 1995) et réussi à se faire serrer en allant faire du tourisme à Bruxelles à l'occasion de Belgique-Serbie.

9 – Trocadéro

En revanche, le bordel du Trocadéro, promis, c'était pas la faute des hools de Boulogne. Pour fêter son premier titre de champion depuis 19 ans, le Paris Saint-Germain avait prévu les choses en grand. Présentation du trophée au Trocadéro, croisière sur la Seine… Résultat ? Des joueurs qui restent à peine 5 minutes sur le podium, des scènes de violence en boucle sur les chaînes d'infos, une trentaine de blessés et autant d'interpellés. Alors qu'un cortège mêlant des membres de la K-Soce Team, des Microbes et des Karsud tentait d'accrocher une banderole « virage Auteuil » sur des barrières, des incidents éclatent avec les stadiers. Une étincelle qui met le feu aux poudres et vire à l'émeute, sans plus grand rapport avec le conflit entre le PSG et ses supporters contestataires. Des incidents qui ont suscité de nombreux commentaires médiatiques et politiques, pas toujours clairvoyants. Depuis, la justice condamne certains supporters et en relaxe d'autres, tout en tentant de mettre à jour le déroulement des événements.

10 – Guerre de tranchées autour des ultras parisiens

Les incidents du Trocadéro n'ont été que l'ultime étape d'une année à rebondissements dans le ménage à trois entre supporters parisiens contestataires éparpillés entre plusieurs groupes, direction du PSG et division nationale de lutte contre le hooliganisme. Entre de multiples autres épisodes (dont notre collègue Anthony Cerveaux a rappelé les principaux de ces trois dernières années sur Rue 89, on retiendra les soupçons sur l'existence d'une liste noire de supporters contestataires, l'action lors du match France-Japon au Stade de France, un déplacement à Toulouse qui se termine en cul-de-sac, une interdiction de stade pour une écharpe, des annulations de billets parfois contournées comme à Annecy, de multiples arrêtés préfectoraux interdisant le déplacement des fans parisiens en dehors du voyage officiel, et une manifestation annulée suite aux débordements du Trocadéro.

11 – Le Parc, c'était mieux avant ?

Des événements qui se déroulent avec, en fond sonore, les débats suscités par l'ambiance du Parc. Pour les uns, comme les réalisateurs du documentaire Parc mis en ligne au début de la saison, le Parc c'était mieux avant car c'était plus bruyant. Pour d'autres, c'est mieux maintenant car c'est moins violent. Un débat manichéen que Nicolas Hourcade, sociologue et collaborateur à So Foot, a essayé de dépasser à l'automne. En fin d'hiver, le débat repart suite aux critiques formulées par Leonardo à l'encontre d'un public qu'il juge trop critique envers ses stars et pas assez bruyant. Une bonne occasion d'aller à la rencontre des occupants des virages du Parc et de dresser, à travers une galerie de portraits, la diversité de leurs profils.

La suite demain

Par Antoine Aubry et Quentin Blandin
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Partenaires
MAILLOTS FOOT VINTAGE Un autre t-shirt de foot est possible Tsugi Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Podcast Football Recall