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  4. // AS Roma/Bayern (1-7)

Une Roma redimensionnée ?

Balayée par le Bayern Munich, mardi soir, au stadio Olimpico (1-7), l'AS Roma a clairement pris une claque dans la gueule. Pourtant, les Romains restent deuxièmes de la poule. Juste un jour sans, ou une alerte pour la suite ?

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C'est forcément une défaite qui fait mal à la tête. 7-1 à la maison. Le parallèle avec Brésil-Allemagne est tellement évident que cela en est presque flippant. Une équipe allemande qui mène 5-0 après une demi-heure, dont un but de Thomas Müller, un public abasourdi, l'équipe adverse qui tente de réagir en début de seconde période, mais qui tombe sur un Neuer impérial. Seul changement : face au Brésil, l'Allemagne avait encaissé un but alors qu'elle menait 7-0. Cette fois-ci, la Mannschaft de Munich a pris un pion alors qu'elle avait 5 buts d'avance, mais en a remis deux derrière. Un détail. Le fait est que cette défaite fait mal. Dans les têtes, d'abord. Depuis qu'il entraîne la Roma, c'est la deuxième fois, seulement, en 52 matchs, que Rudi Garcia semble impuissant face à plus fort que lui. La première fois, c'était le 5 janvier dernier, un 3-0 encaissé à Turin contre la Juve de Conte. Depuis le début de l'exercice 2014-15, la Roma semblait souveraine. En championnat, elle a remporté pratiquement tous ses matchs assez facilement (en encaissant un seul but lors de ces six victoires) et ne s'est inclinée que sur la pelouse de la Juventus, 3-2, au terme d'un match aux mille controverses. Même en Ligue des champions, la Louve a impressionné. 5-1 face au CSKA Moscou, un très bon nul 1-1 sur la pelouse de Manchester City. En d'autres termes, rien ne semblait prédestiner les Romains à une telle déconvenue face au Bayern. Et pourtant.

Robot Neuer


Comme pour Brésil-Allemagne, difficile d'analyser un match au résultat aussi absurde. Le score semble dire qu'il y a un monde d'écart entre les deux formations. Le fait est que le match aurait pu prendre une tout autre tournure. Car d'un côté, il y a un gardien qui a tout arrêté, Neuer, et de l'autre, un De Sanctis qui n'a pas touché le ballon, et qui est même parfois coupable sur certains buts (le deuxième de Robben, notamment). Quand le Bayern menait 1-0, la Roma a eu une énorme occasion pour égaliser, mais Neuer s'est dressé en face d'elle. Cela aurait fait 1-1, ce n'était plus le même match. Après, avec des si, on refait le monde. Mais comme l'a admis Guardiola en personne au terme de la rencontre, « le score ne reflète pas un tel écart entre les deux équipes  » .

Plusieurs choses, donc, pour expliquer cette défaite. D'abord, Rudi Garcia n'a peut-être pas choisi la bonne stratégie. En Serie A, la Roma a l'habitude de mettre en place un pressing très haut et d'étouffer son adversaire, comme le faisait d'ailleurs la Juve de Conte. Et cela fonctionne : il suffit de revenir trois jours en arrière et de regarder le match face au Chievo, où les Giallorossi menaient 3-0 après une demi-heure, pour s'en convaincre. Contre les Bavarois, Garcia est arrivé avec des ambitions offensives. Problème : le Bayern n'est pas le Chievo. « J'ai été trop ambitieux, j'ai voulu jouer l'offensive, c'est de ma faute  » , a admis à chaud le coach français au terme de la rencontre. On pourrait y voir ici un parallèle avec la première manita (5-0) collée par le Barça de Pep au Real de Mourinho. Un Mou qui avait tenté de jouer contre le Barça comme il jouait face aux autres. Résultat, il s'est fait démolir. Lors des confrontations suivantes (et Dieu sait qu'il y en a eu), il avait appris de ses erreurs, et son Real n'a plus jamais coulé à ce point.

814 minutes d'invincibilité


Immédiatement après la défaite, les réseaux sociaux et même les journalistes italiens se sont déchaînés. En cause ? Le niveau du championnat italien. Bah oui, si le deuxième de Serie A, qui se balade dans son championnat, se prend 7-1 par le leader du championnat allemand, c'est forcément que la Serie A est devenu une compétition en mousse. Aussi facile que cela ? Non, évidemment. Tirer des conclusions et des analyses d'une seule confrontation n'a aucun sens. Car dans ces cas-là, on peut reprendre le 7-0 claqué par le Bayern au Barça il y a deux ans (4-0, 0-3) et dire que la Liga est un championnat tout naze, ou ressortir la manita infligée par le Real au Bayern l'an passé (1-0, 0-4) et affirmer que la Bundesliga a un niveau déplorable. Ça ne marche pas comme ça. Chaque match a son histoire bien à lui. Et si l'on prend toutes les confrontations entre Italiens et Allemands depuis 2010, on arrive à un bilan de 9 victoires italiennes, 10 victoires allemandes et 3 nuls. Pas franchement un monde d'écart. Et puis, à tirer des conclusions sur un seul match, on peut aussi suivre la fameuse logique de la cour de récré : la Roma a perdu 7-1 contre le Bayern et City n'a perdu que 1-0, donc City est plus fort que la Roma. Ah, mince, on peut aussi dire que la Roma a gagné 5-1 contre le CSKA et que City a fait match nul 2-2 en Russie, donc la Roma est plus forte que City. Absurde.

Non, tout est une histoire de moment et de dynamique. Le Brésil avait affronté l'Allemagne à un moment précis, à un point précis, avec des conditions précises. Il est pratiquement certain que si les deux équipes s'affrontaient à nouveau aujourd'hui, vu leurs dynamiques respectives actuelles, le score ne serait pas le même. C'est la même chose pour ce Roma-Bayern. Sur ce match, rien à dire, le Bayern était largement au-dessus. Point. On parle là d'une équipe qui venait d'en coller 6 au Werder, et 4 à Hanovre. Face à un tel niveau de confiance, la Roma peut presque se féliciter d'avoir marqué un but à Manuel Neuer, qui n'en avait plus encaissé depuis 814 minutes (1-1 à Schalke le 30 août dernier). Donc, non, la Roma ne sort pas redimensionnée de ce match. C'est une claque, oui, indéniablement. Un crochet du droit, même. Il va falloir quelques jours pour s'en remettre. Mais la vie reprendra dès ce week-end avec un déplacement sur la pelouse de la Sampdoria. Rudi devra remobiliser ses troupes, mais ça, celui que l'on a surnommé « le sergent Garcia » sait le faire. Il l'a prouvé la saison dernière, lorsqu'il avait récupéré une équipe qui avait perdu toute confiance. Et il l'a emmenée en Ligue des champions.

Public exemplaire


De plus, tout n'est pas à jeter pour cette Roma. Si l'on fait abstraction du score (difficile, c'est sûr), la formation giallorossa peut trouver quelques motifs de satisfaction, sur plusieurs points. D'une, sur l'attitude de son public. Tout au long de la rencontre, les tifosi du Stadio Olimpico, qui étaient venus en nombre, n'ont jamais cessé d'encourager leur équipe. Même à 5-0. Même à 7-1. Une attitude extrêmement louable en Italie, où les tifosi ont souvent tendance à siffler leur équipe dès qu'elle perd. De deux, grâce au coup de pouce de ses amis russes, la Roma conserve la deuxième place du groupe. Le classement voit le Bayern seul en tête avec 9 points, la Roma deuxième avec 4 unités, City avec seulement 2 points, et le CSKA avec 1 point. La Louve garde donc son destin entre les mains, et il semble désormais écrit que la qualification pour les huitièmes se jouera lors de la dernière journée, avec la réception de Manchester City. Il se sera alors passé près de deux mois depuis la défaite face au Bayern, et il y aura eu un match retour à l'Allianz Arena. Le temps de se refaire une santé, donc, mais aussi d'apprendre de ses erreurs et de réengranger de la confiance. Mais pas trop quand même, hein. Car un léger excès de confiance peut aussi jouer des tours. Ce n'est pas Rudi Garcia, en ce mercredi matin, qui vous dira le contraire.

Par Éric Maggiori
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PirloVerratti Niveau : DHR
Cette équipe de la Roma s'en remettra.
Elle s'était déjà pris une claque similaire 3-0 contre la Juve en janvier dernier en étant également trop ambitieuse dans le jeu. Je serai pas étonné de les voir accroché le nul à Munich et encore moins de les voir en 1/8ème quand on voit la pauvreté du jeu collectif de City.
ToxikCheese Niveau : Loisir
Une équipe qui joue avec Neuer dans les buts devrait avoir un handicap au coup d'envoi !

Genre jouer à 10 ou inverser les chaussures gauches et droite, ou avec interdiction de faire une passe en avant !
Briggy1897 Niveau : DHR
La Roma ne s'est pas vue plus belle que le Bayern je pense. Donc elle n'a pas vraiment à se redimentonner.

Au delà de la question de la force d'un championnat, qui est effectivement ridicule, la réalité, c'est qu'aujourd'hui, il y a 3 clubs (Real, Barca, Bayern) qui dans un bon jour, peuvent démonter tout le monde, y compris entre eux.

Le reste, c'est des histoires d'un soir, où l'on peut voir un Borussia ou un Atletico en finale, comme on pourrait y voir Arsenal, la Juve ou le PSG, si les éléments vont dans leur sens.
Je suis plutôt d'accord avec l'article, le score ne reflète pas forcément la physionomie du match.

Certes le Bayern a été incontestablement supérieur mais il ne faut pas oublier qu'ils ont eu une réussite incroyable (ce qui ne leur arrivera pas à tous les matchs) alors que de son côté, la Roma et Gervinho ont buttés sur un Neuer extraordinaire.

Certainement qu'un score comme 5-3 pour le Bayern représenterait mieux les deux mi-temps de ce match.

En tout cas, en tant que supporter neutre, je me suis tout bonnement régalé, même à 5-0 la Roma ne s'est pas laissée abattre, dommage cette furie n'ait duré que 35 minutes et n'ait pas continué après le but de Gervinho.
Je serais un troll, je demanderais son avis à Ezequiel.

Mais comme je ne le suis pas, je ne le ferais pas pour pas être provoquant.
Entièrement d'accord avec l'analyse de cette défaite. Le score ne reflète pas l'écart de niveau entre les 2 formations. Certes, le Bayern est bien au-dessus, mais cette équipe-là est au-dessus de 99% des autres clubs. Seuls le Real, et à moindre mesure Chelsea ou le Barça, peuvent espérer rivaliser. Une défaite contre le Bayern n'est donc pas un drame en soi, même si l'ampleur du score peut faire des dégâts dans les têtes… Et puis il faut resituer un peu les choses, quand on voit les 22 alignées au coup d'envoi et les bancs des 2 formations, on voit tout de suite à quel point le rapport de force n'est pas le même.

A retenir dans ce naufrage, le fait que De Sanctis est vraiment pitoyable. Non seulement il semble être légèrement attardé (cf ses déclarations l'an passé après la défaite 3-0 au Juventus Stadium), mais en plus il est à l'ouest footballistiquement parlant. Avec le nombre impressionnant de bons gardiens en Italie (Bardi, Perin, Scuffet, Handanovic…), c'est étonnant que la Roma préfère miser sur ce mec-là.

Autre point, la Roma va voir revenir de blessure Keita, Strootman, Castan et Astori. Joueurs bourrés de qualité et titulaires en puissance. Quand ils seront là ce ne sera pas la même, surtout quand on voit le niveau de City qui n'a rien d'impressionnant (Seul Aguero surnage).

Bref, dans tous les cas j'espère que cette défaite va montrer aux mauvaises langues pourquoi la Juve ne fait « jamais rien en Europe » (en oubliant d'ailleurs que c'est le club qui a joué le plus de finales européennes juste derrière le Real…).

Garcia a tellement le melon et a tellement changé depuis son arrivée en Italie (bon ok il est adulé par les romains, a redressé le club et se tape une bombe, c'est peut-être un peu normal), que cette défaite lui remettra un peu les idées en place !
Message posté par ToxikCheese
Une équipe qui joue avec Neuer dans les buts devrait avoir un handicap au coup d'envoi !

Genre jouer à 10 ou inverser les chaussures gauches et droite, ou avec interdiction de faire une passe en avant !


Ou alors juste pas le droit au goal volant !
Pour moi, Rudi Garcia a commis avec la Roma la même erreur commise par Mourinho lors de son premier Clasico (la manita): penser pouvoir aller chercher une équipe de Guardiola dans le domaine de la construction du jeu, en laissant de l'espace derrière, alors que son équipe n'en avait tout simplement pas les moyens. Alors certes ça a permis à la Roma de se montrer dangereuse en seconde mi-temps, mais ce fut uniquement après la baisse de régime bavaroise..
Face à une équipe comme ce Bayern, surtout dans un bon jour, la seule solution reste de positionner un bloc très bas en plaçant quelques contres.
Le souci, c'est que là où Mourinho avait réussi à construire une vraie muraille derrière, comme il avait déjà réussi à le faire à l'Inter, je suis pas persuadé que Garcia ait les clés pour transformer cette Roma en bloc compact, surtout vu que la prochaine confrontation est pour dans quelques semaines.
Ian Curtis
Je ne pense pas que ce serait arrivé avec un Strootman sur le terrain.
Van Bommel lui a appris qu'il fallait casser un tibia quand les choses vous échappent.
Message posté par PirloVerratti
Cette équipe de la Roma s'en remettra.
Elle s'était déjà pris une claque similaire 3-0 contre la Juve en janvier dernier en étant également trop ambitieuse dans le jeu. Je serai pas étonné de les voir accroché le nul à Munich et encore moins de les voir en 1/8ème quand on voit la pauvreté du jeu collectif de City.


la pauvreté du jeu collectif de city qu'est ce qu'il faut pas lire sans déconner...
ruudvannistelrooy Niveau : DHR
En 2006/2007 l'AS Roma était déjà revenue d'Old Trafford avec un 7-1 dans la valise (Quart de finale retour après avoir gagné 2-1 à l'aller), ça me rappelle d'avantage ça que le Brésil pour ma part !
"7-1, fameux trauma ! oh oui c'est beau ! sans Thiago !"
Thouvenel Ballon d'Or Niveau : CFA2
Message posté par EternaJuve

A retenir dans ce naufrage, le fait que De Sanctis est vraiment pitoyable. Non seulement il semble être légèrement attardé (cf ses déclarations l'an passé après la défaite 3-0 au Juventus Stadium), mais en plus il est à l'ouest footballistiquement parlant. Avec le nombre impressionnant de bons gardiens en Italie (Bardi, Perin, Scuffet, Handanovic…), c'est étonnant que la Roma préfère miser sur ce mec-là.

Autre point, la Roma va voir revenir de blessure Keita, Strootman, Castan et Astori. Joueurs bourrés de qualité et titulaires en puissance. Quand ils seront là ce ne sera pas la même, surtout quand on voit le niveau de City qui n'a rien d'impressionnant (Seul Aguero surnage).


Entièrement d'accord. La "sortie" de De Sanctis sur le but de Ribery est abominable.

Autre point : Je ne vais pas en rajouter sur Garcia et le match d'hier. Mais d'un manière générale, je trouve ce 4-3-3 tellement inadapté à ce genre de match contre des gros
C'est bizarre, je trouve qu'on n'a pas beaucoup parlée de la prestation du goal de la roma. J'ai vu les buts, et franchement il a quand même sa part...
La Roma ne pouvait pas gagner ce match. Tout comme le Brésil, l'entraineur adverse a vu l'énorme faille qui existait entre les centraux et les demi défensifs ou censés défendre et le joueur libre bavarois ou allemand face au Brésil se trouvait sytématiquement à cet endroit.

Les occasions ne pouvaient dès lors que pleuvoir pour le Bayern, alors oui ils ont eu de la réussite, mais avec un peu moins de réussite ils les auraient battu sèchement.

Avec un Strootman placé plus bas en verrou en soutien de Nainggolan, le match aurait pu prendre une autre tournure.
Nan mais bien sur Eric cette défaite ne remet pas en cause le niveau du championnat italien. J'en veux pour preuve la démonstration de la Juve cette semaine en C1.
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