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Une peur albiceleste

Le match est-il déjà joué ? Mexicains et Uruguayens vont-ils s'entendre pour se qualifier à coup sûr pour les huitièmes ? Faut pas déconner. D'autant qu'un résultat de parité n'arrange réellement que la Celeste.

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Quand un Uruguayen et un Mexicain se rencontrent, de quoi parlent-ils ? De l'Argentine. L'épouvantail à éviter. Là est l'enjeu de ce match. Un autre, pas non plus accessoire : assurer sa qualification pour les huitièmes. Car, comme a prévenu Javier Aguirre : « De l'assiette à la bouche, tombe la soupe » . Le scénario catastrophe, ou miraculeux, si l'on se place dans le camp français ou Bafana Bafana, combinerait une large défaite des Celeste ou Aztèques à un large succès des Bleus ou du pays hôte.

La réalité : l'Uruguay n'a concédé que deux semi-occasions face aux Bleus et à l'Afrique du Sud. Prudent voire insipide face à la bande à Evra, le leader du groupe A a présenté un visage autrement plus entreprenant lors de sa dernière représentation. Prenant acte de l'isolement de Forlan et de Suarez, le Maestro Tabarez a ajouté un troisième larron à son attaque, l'employé de Palerme, Edgar Cavani. Forlan décroche davantage, Cavani tient bien son couloir, et le milieu trouve son attaque. Face à des Mexicains entreprenants, l'Uruguay ne devrait cependant pas camper dans le camp adverse comme face aux Bafana Bafana. Alors, gare aux contres charruas. 

Meilleur buteur de la Celeste avant le doublé de Forlan face à l'Afrique du Sud, Sebastien Abreu, cantonné dans un rôle de doublure lors de ce Mondial, connaît parfaitement son adversaire, jusque ses failles. « Le jeu aérien est une carence historique du football mexicain » avait déclaré peu avant le Mondial l'attaquant, qui a fait son beurre de son jeu de tête dans le championnat mexicain : quatre fois meilleur buteur, avec les Tecos, Cruz Azul et les Dorados de Sinaloa. Mais si Abreu connaît bien le Mexique, Aguirre connaît parfaitement Forlan. Il l'a dirigé à l'Atletico Madrid. De quoi tenir deux, trois ficelles pour le museler ...

Devant les conjectures sur un match arrangé, on sent surtout deux équipes motivées, qui veulent confirmer la bonne copie rendue lors de leur deuxième prestation : celle où le Mexique a aussi bien compensé défensivement que dédoublé aux avant-postes, celle où l'Uruguay a trouvé un équilibre offensif sans perdre son étanchéité. A tel point que les filets de la Celeste restent une terre vierge. Pour jouer les explorateurs, Javier Aguirre devrait miser à gauche sur la vitesse de Pablo « dinamita » Barrera, pour pallier le forfait de Carlos Vela, et de Giovani Dos Santos, à droite. Confirmé malgré sa stérilité et la réussite du Chicharito, Guillermo Franco devrait jouer les éclaireurs. Enfin, avec la suspension du poumon vert, Efrain Juarez, Andres Guardado, le grand perdant des joutes pré-Mondial, pourrait regagner une place de titulaire, à moins qu'El Vasco lui préfère le fadasse et plus défensif Israel Castro.

En deuxième période, il sera alors temps de faire entrer Cuauhtémoc Blanco, comme de coutume. En conférence de presse, le vétéran l'a jouée bravache, assurant n'avoir pas plus peur de l'Argentine que de la Corée du Sud ou de la Grèce. Il faut dire que pour le numéro 10 bossu, le Mexique « peut penser être champion du monde » . Diego Forlan, lui, a joué la fraternité continentale, jugeant qu'il serait un gâchis pour l'Amérique du Sud de voir l'Argentine et l'Uruguay s'éliminer. C'est clair, Forlan fera tout pour que l'Uruguay conserve la première place du groupe. Et les Mexicains pour la leur subtiliser.

Thomas Goubin, à Guadalajara

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