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Une nuit sur le Rocher

Vainqueur de Manchester City mercredi soir, Monaco verra les quarts de finale de la Ligue des champions et vient d'écrire une nouvelle page de l'histoire que sa bande de gosses est en train de tisser avec le public français. La victoire d'un groupe, de ses convictions et son approche qui se résume en trois branches : le cœur, la tête et les couilles.

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Leonardo Jardim le savait : deux buts ne suffiraient pas. Une question de dynamique du moment, une version du pragmatisme et du sens des réalités. Enfermé dans son laboratoire, le sergent de Barcelona (Venezuela) avait la pleine conscience de ce qui l'attendait. Souvenons-nous. C'était il y a maintenant treize ans, mais chacun garde cet instant pour repère. Coincé dans un hôtel, face aux siens, Didier Deschamps s'apprête à écrire le premier chapitre brûlant de sa vie en costume. Ce qui attend l'AS Monaco ce soir-là, c'est le Real Madrid, le pompeux des Galactiques, celui qui a gagné sur une leçon lors de la manche aller au Santiago Bernabéu (4-2). Mais face aux siens, le coach monégasque ne plie pas et ne pliera jamais : « Eux, ils ne sont pas prêts comme vous, les mecs. Je peux vous assurer qu'eux, dans leurs têtes, ils sont déjà qualifiés. Même si ce sont de grands professionnels, dans leurs têtes, ils ne sont pas prêts à faire la bataille. (...) S'ils marquent un but, il n'y a rien qui est fini, les mecs. Il n'y a rien qui est fini, même dans le pire scénario, c'est-à-dire qu'ils marquent rapidement. Rien n'est fini. Y croire jusqu'au bout, cela ne change rien. Marquer des buts, vous en marquerez, vous en êtes capables. Bien défendre, vous en êtes capables aussi. Tout peut arriver. » Une autre époque, une autre galaxie, mais un même esprit : des joueurs et un engouement qui dépasse le simple cadre du Rocher. Celui d'une France qui jouit avec un groupe, qui se met à pousser derrière une bande de jeunes princes, crevards magnifiques et héros presque ordinaires dans une aventure qui ne l'est pas. Il faudra se souvenir que l'histoire du Monaco de Jardim a débuté par le mépris autour d'un entraîneur inconnu du grand public, qui selon certains manquait de respect au jeu et pire, était accusé par certains snipers de « tuer le football » . Voilà où elle en est aujourd'hui, dans les bras de la France du foot.

La brute et le truand, pas de place pour le bon


Oui, le Portugais avait bien bossé : deux balles bien placées dans l'avantage pris par Manchester City à l'aller (5-3) ne pouvaient pas suffire. Trop simple, pas assez angoissant pour des supporters français qui ne connaissent que trop bien ce sentiment. Alors, mercredi soir, son Monaco a pris la barre comme il le fait depuis août dernier. Soit par le jeu, avec des couilles et de la sueur, en allumant la bande à Guardiola avec un pressing haut, de tous les instants, orchestré par un Tiémoué Bakayoko version Dennis Rodman et un Fabinho plus magnifique que jamais. Une version moderne de la brute et du truand, pas de place pour le bon, c'est le principe d'une soirée où on ne voulait pas voir de sentiments. Un cœur à deux ventricules. Forcément, l'ASM a marqué, grâce à Kylian Mbappé d'abord et Fabinho, ensuite, au bout d'une action collective délicieuse. Ça, c'était pour la version autoritaire, celle de la première période où il fallait planter au bon endroit, au bon moment, pour pouvoir ensuite voir. Mais Jardim savait que Guardiola répondrait, ce qu'il a fait en faisant reculer De Bruyne d'un cran, alors que Monaco a commencé à couiner physiquement, voyant notamment Sidibé se faire tordre dans tous les sens par l'insolent Leroy Sané. Et alors ? Prendre un but allait simplement retourner – temporairement – le scénario. Oui, rien n'était fini et Jardim a été payé à un quart d'heure de la fin par un dunk de Bakayoko au-dessus de la défense de City. Au moment où il fallait, au moment où ce Monaco pliait sans totalement rompre et venait de perdre son porc affamé Andrea Raggi. C'est aussi la force de cette équipe : vivre ensemble, souffrir ensemble, vaincre ensemble.


Simplement, c'est l'histoire d'une bande de potes. Un gang magnifique oui, mais avec toutes les règles que cela implique, soit accepter de prendre des coups, aimer en donner et répondre par les faits. Là encore, il y a eu un grand Lemar et un explosif Bernardo Silva. Là encore, Monaco a montré ses failles défensives, mais, là encore, cette ASM a tenu. Au moment de reparler de cette qualification pour les quarts de finale de la Ligue des champions contre City (3-1), on se plaira à oublier la seconde période raturée des hommes de Jardim, mais c'est le luxe des vainqueurs, pas celui des vaincus. Voilà ce que le Portugais a construit depuis son arrivée : une équipe de vainqueurs, des vrais, et la plus belle victoire est peut-être dans le mouvement que semble créer à travers la France cette escouade. Ce n'est plus une surprise, simplement une confirmation des promesses qui dégueulent de partout depuis plusieurs mois. Cette victoire, c'est aussi celle de la liberté, de la jeunesse et de l'insouciance, ce qui aide à l'identification. Ce que fait Jardim, c'est se remettre constamment en question pour refuser la satisfaction et atteindre le stade de l'excellence. Sa force, c'est qu'il sait que l'excellence est toujours perfectible et tout ça offre une belle leçon de fraîcheur et d'humilité à un football français qui a toujours besoin de prendre quelques baffes dans la gueule. On ne peut se satisfaire d'un exploit, on peut simplement se laisser porter par lui. Les mots prennent le pas sur les chiffres, l'excellence sur l'auto-satisfaction et les images de la fin de la rencontre l'ont prouvé. Profiter sans s'enflammer est une qualité. La récompense finale n'en sera que plus belle. Alors, profitons.

Par Maxime Brigand
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