En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 1 Résultats Classements Options

Une L1 en trompe-l'oeil ?

Un quart, quasiment, du championnat est déjà joué, et pourtant, il semble difficile de classer ce millésime français. Certes, l'attente est énorme depuis l'arrivée du Qatari Saint-Germain, mais aucune tendance ne semble encore définitive.

Paris leader de Ligue 1. Quoi de plus normal quand on a investi 85 millions d'Euros sur le marché des transferts, qui plus est en France, hein ? Pour autant, le championnat n'est pas (encore) passé sous contrôle qatari. “L'homogénéité”, c'est la saloperie d'objectif qui revient le plus souvent dans les bouches des amateurs du championnat national pour aborder l'édition 2011-2012. On est bien loin du mano a mano Barça-Real, du threesome anglais United-City-Chelsea ou de la soirée échangiste Milano-turinoise. La France est complexe, unie, rassemblée et groupée. Surtout, le moindre écart se paie cash.

« Tu ne peux pas te permettre de faire tourner toute ton équipe en alignant tes remplaçants à Evian par exemple, avance Romain Danzé, capitaine du Stade Rennais. En Espagne ou en Angleterre, tu sais que tu peux aller gagner 4-0 à Wigan ou à Almeria avec des remplaçants. Ici, tu peux te faire taper par tout le monde. Tu dois être constamment sur le qui-vive chaque semaine. Ca te demande une profondeur de banc et une vigilance quasi-permanente » . Une manière de dire que les locomotives ne sont pas à l'abri. Il n'y a décidément plus de respect. La preuve, Paris a été chahuté à Evian (2-2), Marseille a galéré contre Brest à la maison (1-1) et Rennes n'a pas battu Nancy en Bretagne (1-1). Et la liste est longue...

Alors quoi, serait-on en présence d'un championnat fermé et athlétique ? « C'est difficile de dire si l'homogénéité est plutôt vers le bas ou vers le haut, pour Frédéric Gouaillard, spécialiste du PSG pour Le Parisien. Ce qui est certain, c'est qu'il y a plus de buts que les années précédentes. On a quand même vu des scores assez fous comme le Sochaux-Rennes (2-6). Est-ce que les attaquants sont meilleurs ou les défenseurs moins forts ? Peu importe, les rencontres sont moins fermées » . Quoi qu'il en soit, le suspense est au rendez-vous. Et (presque) tout le monde est à l'heure.

Paris, une bonne locomotive


Paname maillot jaune, on s'y attendait un peu. Ce qu'on attendait moins, c'est le génie de Pastore aussi vite étalé sur la place publique. « Son adaptation est impressionnante, balance Gouaillard. Après, c'est peut-être l'arbre qui cache la forêt car il est vraiment au-dessus des autres mais la marge de progression du collectif francilien est importante. Mais la vraie bonne opération du mercato, c'est Sirigu. On était un peu dubitatifs quand il est arrivé. Aujourd'hui, il n'y a plus aucune doute... » . Les doutes, à vrai dire, ils sont plutôt du côté de Marseille, déjà recalé à douze lacets de la première place. Pour le titre, ça semble déjà perdu - même si Didier Deschamps a déjà remonté un tel retard l'année du titre -. Mais en plus, l'OM va devoir courir plusieurs lièvres à la fois (Paris, Lyon, Lille et la C1). Pour Danzé, qui est reparti du Vélodrome avec le scalp des sudistes (1-0), le début de saison olympien est d'ailleurs « incompréhensible car on les sent psychologiquement touchés. Et plus le temps avance, plus la pression sera importante » . On pointera du doigt un recrutement moyen (Morel est bof-bof, Diarra à la rue et N'Koulou encore tendre) et une gestion humaine pas très franche du collier avec Lucho et Gignac. Ou comment déstabiliser un club en peu de temps.

C'est dommage, car les autres gros sont au rendez-vous. « Lyon, malgré ce que l'on a pu dire sur leur compte, ça reste du costaud. L'arrivée de Garde a tout changé moralement. Lille a bien compensé les départs de Cabaye, Gervinho et Rami. Et puis quand t'as Hazard dans ton équipe, t'es plutôt tranquille. Montpellier, c'est hyper solide et Toulouse étonne, analyse Danzé. Reste nous, on est pas trop mal même si ça pourrait être mieux. Il faut que l'on profite de l'absence momentanée de Marseille devant pour taper l'incruste » . Ceux qui veulent s'inviter sans payer, ce sont les promus aussi. Une bonne promotion d'ailleurs. Pas de retardataires, uniquement des casse-couilles - « Dijon va en emmerder plus d'un à la maison » , La Danze dans le texte - et de l'expérience. Adieu le départ plombé façon Arles-Avignon ou Grenoble. Pour Gouaillard, « même Nancy va vite se relancer. Il y a un projet de jeu, un coach expérimenté, il faut leur laisser le temps » . Au final, cavalier seul du PSG ou pas, la concurrence est au rendez-vous à de nombreux niveaux. Et c'est tant mieux. Les places sont chères. Paraitrait même que les pays voisins commencent à zieuter cette bonne vieillie Ligue 1, Javier Pastore oblige. Et ça, c'est une vraie nouveauté. Après tout, le trompe-l'œil est un genre pictural destiné à jouer sur la confusion de la perception du spectateur...

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.


il y a 7 heures Barton : « 50% des joueurs parient sur les matchs » 19
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
Hier à 15:40 Une ex-formatrice défonce la goal-line technology (via Brut Sport) Hier à 14:28 Quand Ronaldo planquait de la bière 51 Hier à 12:50 Dupraz quitte le TFC 128 Hier à 11:55 Robinho en route vers Sivasspor 60 Hier à 08:57 Un supporter arrêté après avoir uriné dans la bouteille du gardien adverse 18 dimanche 21 janvier La double fracture de McCarthy 4
À lire ensuite
L'énigme Mandanda