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Une époque formidable ?

Le football français aura vécu une année 2017 riche en émotions. Parenthèse enchantée ou vrai mouvement de l'histoire ?

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« L'élitisme profite à tout le monde. » En mars 2000, avant même que ne démarre l'hégémonie lyonnaise, Jean-Michel Aulas rêvait d'un football français qui pousserait les grands à encore grandir et ainsi entraîner dans leur sillage lumineux la masse des clubs de l'ombre. L'Hexagone sortait d'une décennie riche, nourrie de multiples performances sur le continent, mettant à l'honneur pas moins d'une demi-douzaine de clubs de Division 1. C'était un âge d'or pas encore perturbé par l'arrêt Bosman, certes déjà corrélé sous certains aspects à la puissance financière des clubs, mais beaucoup moins qu'au XXIe siècle.


Visionnaire ou prévoyant, le président lyonnais sentait une fenêtre s'ouvrir pour son Olympique, tout en craignant d'être seul à devoir entretenir la maison. Ce fut le cas. Les deux finales de 2004 sont souvent citées pour sauver les apparences d'une triste décennie 2000. Elles existent, les souvenirs et émotions qui vont avec également. Mais elles n'étaient le fruit de rien, sinon d'accidents de l'histoire orchestrés par deux équipes magnifiques représentant deux clubs profondément malades. Un dernier souffle, le reliquat d'un ADN européen tout au plus. Hormis l'OL, quel club français s'est construit un destin dans les années 2000 ? Aucun, si ce n'est le LOSC, avec ses limites compréhensibles.

De l'argent et des idées


L'impulsion vient de l'investissement, évidemment. Sans l'élan créé par le rachat du club de la capitale, qui a sans doute influé sur celui de l'ASM, qui lui-même n'a probablement pas été sans effet sur celui de l'OM, le fossé avec les grands voisins européens avait tous les risques de se creuser. Cela admis, l'argent ne suffit pas. L'impulsion vient également des idées. Des recrutements d'Ancelotti à Bielsa en passant par ceux de Ranieri ou Jardim, le football français s'est ouvert et s'est offert de nouvelles dynamiques, dans le savoir-faire et le faire-savoir. Des dynamiques sans lesquelles Nice ou Nantes n'auraient pas pu attirer des techniciens de la trempe de Favre ou Ranieri.


Le fait que la nouvelle star du football français et la plus grande star de la génération post Messi/Ronaldo soient réunies en Ligue 1 cette saison ne peut pas pas être résumé à une question d'argent. C'est la conséquence d'un cercle vertueux entamé avec les venues d'Ibrahimović et Thiago Silva en 2012, puis validé par celles de Cavani et Falcao en 2013. En imprimant une nouvelle image dans les regards, le champ des possibles s'est élargi. Le PSG n'a jamais été aussi humilié et craint qu'en 2017. De fait, il n'a jamais autant existé aux yeux du monde. Alors que l'AS Monaco devient peu à peu un objet de fascination plus que de mépris curieux et que l'OL semble en capacité de redevenir un acteur important sur le marché des transferts, tout porte à croire que 2017 a été pour la France un momentum qui ne cessera de s'étendre.

Le retour des modèles


De la quasi-autosuffisance lyonnaise aux investissements démesurés mais globalement intelligents du PSG, en passant par la réinvention d'un modèle économique vital pour le club du Rocher, la Ligue 1 a su également retrouver des institutions fortes, pérennes et complémentaires. Elle est presque capable d'assumer à elle seule toutes les étapes qui font la carrière d'un footballeur ambitieux. Ne lui manque que l'aura historique, qui ne s'achète pas, mais se gagne au rythme des décennies. Si la compétition souffre d'un déséquilibre évident (n'est-ce pas le cas aussi en Allemagne ou en Italie ?), il a été démontré qu'elle n'était pas jouée d'avance. Mieux, ce n'est pas le favori qui a perdu le titre en 2017, c'est l'outsider qui l'a conquis. La logique est revenue cette saison, mais, derrière le PSG, trois clubs aujourd'hui se battent pour une seconde place à un rythme de champion.


C'est aussi ça le changement. Échouer à la deuxième place avec 87 points, à la troisième avec 78 points, c'est une possibilité voire une habitude dans un grand championnat. La Ligue 1 en est-elle un ? Pas encore, l'Europe restant le juge de paix. La Ligue 1 grandira quand battre Barcelone ne sera plus considéré comme un aboutissement, mais une simple étape, quand enchaîner un dernier carré de Ligue des champions et une élimination en poules sera jugé avec plus de sévérité, quand se priver d'une finale européenne à cause d'un club bien plus grand, mais bien moins puissant ne sera plus admissible. Mais le mirage ressemble de plus en plus à un horizon. Rêve, volonté, capacité, le fil suit son cours. Et s'il ne peut s'empêcher de râler, Jean-Michel Aulas est trop intelligent pour ne pas comprendre que l'émulation engendrée par le PSG, l'ASM et peut-être bientôt l'OM, combinée à la bonne gestion de son club, lui profitera prochainement. Il n'est plus seul à la maison, ça l'agace et ça le comble. On se bat toujours pour la plus belle chambre en colocation, mais on ne s'ennuie pas. La Ligue 1 en est là.

Par Chris Diamantaire
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