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Une drôle de mue

Cet après-midi, face à Hull City, Manchester United peut prendre provisoirement les commandes de la Premier League. Tout baigne pour les Devils alors ? Oh que non ! Cette saison pourrait même marquer un tournant majeur pour le club phare des deux dernières décennies.

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Heureusement, il reste Patrice Evra. Adepte du think positive, le latéral français prend déjà les paris. « Je suis certain que nous gagnerons le championnat cette année. Donnez-moi le nom d'une autre équipe qui, avec neuf défenseurs blessés comme ça a été notre cas, n'aurait qu'un point de retard sur le leader. Sans ces problèmes, nous serions évidemment en tête » . Évidemment ? Mouais. Si la démonstration paraît imparable, on n'est pas obligé de souscrire aux enseignements tirés par le latéral gauche français. Tout d'abord parce que Manchester United n'a pas eu à déplorer cette hécatombe depuis le tout début de la saison. Et pourtant, depuis le coup d'envoi du championnat, c'est bel et bien Chelsea qui dicte le tempo. Deux fois seulement, MU a pris place dans le fauteuil de leader. Le reste du temps, il a occupé la position plus inconfortable du poursuivant. Alors n'en déplaise à Evra, il faut sans doute chercher ailleurs aussi les raisons de la passe relativement floue que traversent les Red Devils.



Obligé de faire les soldes



Mercredi, la demi-finale aller de la Carling Cup face à Manchester City (défaite de MU 1-2) a fourni une partie de l'explication. En se fendant d'un petit doublé, Carlos Tevez, absolument inarrêtable actuellement, a rappelé combien les triples champions sortants avaient perdu en qualité offensive à l'intersaison. Avec le départ de l'Argentin et bien évidemment celui de Cristiano Ronaldo. Du reste, les insultes de Tevez à l'attention de l'insupportable Gary Neville auraient tout aussi bien pu être adressées à l'ensemble de l'institution. Car franchement, on se demande : comment le club le plus puissant du royaume a-t-il bien pu se laisser dépouiller de la sorte et refuser de sortir le chéquier pour Carlito après avoir décroché le pactole lors de la vente de Ronaldo (quasi 100 patates hein !) ? A la place, sir Alex Ferguson s'est retrouvé obligé de chercher les bonnes affaires sur catalogue (Michael Owen) ou chez Pier Import (Mam Biram Diouf) tout en devant continuer à se farcir l'indigent Dimitar Berbatov, celui dont un des proches de Fergie aurait dit : « Berbatov est une pièce du puzzle et un réel problème. Il manque tellement de confiance qu'il a peur de jouer et de s'exprimer. Sur les grosses occasions, un mec comme Rooney ira au charbon, Berbatov, lui, se cachera. Il a peur » . Résultat, comme dirait Charles Biétry, les stats ne mentent pas : MU, longtemps la référence offensive du pays, n'est que la troisième attaque de Premier League (49 pions inscrits), derrière Chelsea (52) et loin d'Arsenal (59). Et au vrai, ces “ratés” estivaux disent tout d'une situation de fragilité qui dépasse largement les organismes de la défense mancunienne. C'est simple : Manchester n'est pas loin du précipice.


“Sold Trafford”



La raison de cet abîme ? Une dette colossale contractée par les propriétaires américains du club, la famille Glazer. Les chiffres font froid dans le dos : Manchester United a une ardoise de 780 millions d'euros. De quoi reconstruire deux fois Haïti (en cas de nouvelle secousse, on n'est jamais trop prudent). D'ailleurs, les bons résultats annuels enregistrés sur la saison 2008-2009 (53,6 M€ de bénef') ne font office que de cache-misère en forme de trompe-l'œil : sans la vente de Ronaldo, MU en était quitte pour annoncer 36M€ de pertes sur la saison. On comprend mieux dès lors que les Red Devils se soient contentés essentiellement des affaires en solde pour garnir un vivier méchamment amputé. L'endettement passe encore, mais une marque déficitaire pas question. Reste que malgré cette pirouette, le problème reste entier pour les Glazer.

Première cible : la vente du centre d'entraînement de Carrington que l'équipe de Ferguson n'occuperait plus qu'en leasing avant peut-être de céder le stade de MU déjà rebaptisé “Sold Trafford” par les fans excédés de cette situation intenable. Car il ne faut pas la faire à la Red Army qui entrevoit déjà un nouveau sacrilège avec la vente du meilleur joueur de MU, Wayne Rooney. Au courant des difficultés mancuniennes, le Real Madrid a déjà commencé à ferrer ce nouveau gros poisson. De son côté, Rooney a beau aimer sa paroisse, il ne fait pas dans l'humanitaire. Au fait de l'intérêt madrilène et fort de ses perfs diaboliques (15 buts en 20 matches et une influence bien plus grande encore dans le jeu) et de sa cote auprès du public, Wazza fait monter les enchères. Émargeant à 102 000 euros par semaine, l'international anglais en exige désormais près de 160 000, ce qui en ferait le plus gros salaire de l'effectif. Ou quand United se fait aussi chahuter de l'intérieur.



Oui à l'heure où Chelsea et Arsenal, ses rivaux pour le titre, se distinguent par la solidité de leur actionnariat respectif, Manchester affiche ses atermoiements comme un vulgaire club latin. Et, quoi qu'en pense Evra, ces incertitudes-là pourraient peser lourd à l'arrivée...

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